‹ Les Universités de Franche-Comté, Gray, Dôle, Besançon. Documents inédits publiés avec une introduction historiqueChapitre 32 sur 110 · CCLXXX1II · texte numérisé non relu

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sa faveur le parlement, l'université de Paris, mais tint obstinément à l'écart la sienne dont elle soupçonnait, non sans motifs, certains membres de pactiser secrètement avec les Bourguignons (1). La Sorbonne prit feu, car il s'agissait de résister à la Compagnie de Jésus : le recteur de l'université parisienne, Balthasar Gibert, le tribunal académique, les nations de France, de Picardie, de Normandie et d'Allemagne, les facultés de droit et de médecine appuyèrent énergiquement la réclamation des citoyens de Besançon. Ils rappelèrent dans leur requête cette maxime inscrite par Richelieu dans son testament politique : « Tout de même qu'un corps qui auroit des yeux en toutes parties seroit monstrueux, de même si on profanoit les lettres à toutes sortes d'esprits, on verroit plus de gens capables de former des doutes que de les résoudre et beaucoup seroient plus propres à s'opposer aux vérités qu'à les défendre. © Ils insistèrent sur les dangers que présentait soit pour l'Etat, soit pour l'Eglise, la puissance que cette création attribuerait aux Jésuites qui possédaient à Dijon un collège florissant. Leurs doctrines n'étaient-elles pas en opposition avec les maximes et les libertés gallicanes? Sauraient-ils inspirer à la jeunesse l'amour du souverain et le respect des lois? Pouvaient-ils contracter des engagements nouveaux au mépris de l'obéissance aveugle qui les liait à leur général (2 ? Les autres universités du royaume, Poitiers, Nantes, Angers,

(1) - Comme MM. de l'université ne se déclarent pas sur les proposition» que 1« •' Bret est chaTgé de faire de leur part à Pari» et qu'il y a lieu de soupçonner par leur silence qu'au cas où ils n'obtiendraient pas la révocation de l'université à Dijon, si déjà elle est accordée, ils pourroient demander le transport de celle de Besançon en la ville de Dijon pour se conserver les mesmes profits, délibéré que la compagnie ayant des intérêts différents de l'université agira seule... M. le procureur général dit que deux députés de l'université lui avoient parlé en termes awei ambigus. Ipour qu'on pût les soupçonner d'avoir dessein de faire quelque proposition^ désavantage de la ville... - (Délibération du 15 juillet 1722.)

(2) Jourdain, Histoire de l'université de Paris, p. 339.

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