‹ Les Universités de Franche-Comté, Gray, Dôle, Besançon. Documents inédits publiés avec une introduction historiqueChapitre 56 sur 110 · A CUJAS · texte numérisé non relu

A CUJAS

(28 septembre 1566.)

Monsieur, nous avons bien cogneu tant par voz lettres que par le rapport du sieur docteur Malarmey dernièrement envoyé devers vous la bonne affection que pourtez à ceste cité et sommes desplaisans que votre commodité n'a permis de prandre charge du principe de l'université que se dresse en ceste cité, pour la bonne opinion et confidence qu'avions de vostre grand sçavoir et intégrité. Toutesfois pour ce qu'il vous avoit pieu prandre charge d'en coramunicquer à M. Leconte et que n'en avons encore aultre advertissement, vous prions de par ce pourteur estre advertiz du vouloir et résolution dudit sieur Leconte, ou au deffault de luy nous donner advis de quelque aultre personnage suffisant pour subir ladite charge, en quoy vous demeurerons très affectionnez à le recognoistre en ce qu'il vous plaira nous employer. Que sera l'endroit auquel, après vous avoir présenté noz affectueuses recommandations, prions le Créateur vous donner l'entier de voz désirs. De Besançon ce XXVIIIe de septembre 1566.

Voz bien affectionnez amys, les gouverneurs de la cité impériale de Besançon.

LETTRE

DES GOUVERNEURS DE BESANÇON A BAUDOUIN

(8 octobre 1566.)

Monsieur, nous avons entendu par le rapport du Sr Bichet, nostre confrère, ce qu'il vous a pieu luy donner d'advertissement pour l'érection et promotion de l'université qu'avons entreprins dresser en ceste cité et des ouffres tant honnestes et favorables qu'avez faict de vous employer à ce bon euvre; de quoy nous tenons obligez envers vostre service pour le recognoistre cy après où l'occasion se présentera. Estant donc ceste oufTre conférée avec l'asseurance que nous a esté donnée de vostre grand seavoir, intégrité et longue expérience, vous avons choisy pour faire lecture et getter les premiers fondementz en ladicte université, et audict effect avons député maistre Anthoine Maréchal, l'ung de noz confrères, pour communicquer et traicter avec vous resolutivement sur ce faict; vous priant le croire en ce que oultre ce que dessus il vous déclarera de nostre part, et négotier avec luy de sorte que puissions obtenir le faict et effect que nous espérons de ce bon commencement. Que sera l'endroit où prierons le Créateur vous maintenir en toute prospérité. De Besançon, ce VIIIe d'octobre 1566.

Voz bien affectionnez amys, les gouverneursde laciléimpériale deBesauçon.

A Monsieur Balduyn, nostre bon seigneur.

Page 1