‹ Les Universités de Franche-Comté, Gray, Dôle, Besançon. Documents inédits publiés avec une introduction historiqueChapitre 60 sur 110 · BAUDOUIN A MARÉCHAL · texte numérisé non relu

BAUDOUIN A MARÉCHAL

(18 novembre 1566,)

Monsieur Mareschal. Je croy que depuys vostre retour comme je désire sçavoir de voz nouvelies,|aussy vous amendés des miennes. Or je vous peux asseurcr que comme

j'espère que messieurs de vostre cité poursuyvent tousjours les préal labiés fondemens et préparatifs pour leur université, aussy je fay tout ce qui m'est possible pour satisfaire de. ma part à nostre accord. Mais vous sçavez (comme l'on dict) que c'est une grande journée que de partir de Paris, principallement quand on y a des affaires avecque une famille, et je ne sçay comment on tasche de me retenir, d'autant plus que l'on voit que suis en reste de partir. Et néantmoins j'espère d'en sortir de brief,du moins pour aller au Paysbasachever le surplus, puys qu'il est question de vous aller voir pour tout et sans retourner. Sur cela je croy que messieurs m'excuseront voluntiers qu'il ne m'est possible de m'y trouver si tost que j'esperoye et que avions dict icy. Il est vray que je nevouldroie pas que pour mes empeschemens ilz fussent retardez à establir ce qu'ilz désirent, quand aultrement ilz en auroient l'opportunité. Mays si est-co que je continueray encores à m'y préparer en attendant de voz nouvelles, vous priant de m'en mander quelque chose, et envoyer voz lettres icy qui me seront seurement rendues au Pays bas où j'espère d'estre de brief pour ce que dessus. Ce pendant je vous prie présenter mes humbles recommandations à mesdicts seigneurs, avecque noz excuses pour le regard de quelque delay et néantmoins avecque nouvelle asseurance de ma bonne et constante affection pour le service et avancement de leur dicte université. Et sur ce, Monsieur, je me recommande aussy à vostre bonne grâce en priant Dieu de vous conserver en la sienne. De Paris en haste ce XVIII* de novembre.

Vostre serviteur, frère et amy,

François Balduin.

Si cest hyver n'a encores ce bien de produire les fruietz de vostre université, j'espère que du moins elle y flourira sur le printemps, comme aussy j'entens que l'air de vostre ville y est bien disposé.

A Monsieur

Monsieur le docteur Mareschal, gouverneur de la cité impériale de Besançon. A Besançon.

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