LX VIII
d’une taxe perçue à la collation de chaque degré (1).
Les registres ont conservé les noms de quelques-uns de ces modestes employés : 00 1497, le secrétaire s’appelait Tillot; en 1505, c’était un chanoine nommé Boussard ; en 1555, la charge était occupée par P. Vatte, et en 1572 par Michel Murgier.
L’université avait enfin un sonneur, custos campante, qui annonçait au son de la cloche les lectures et les autres actes publics (2). Ses gages étaient de deux gros par tête d’écolier, payables deux fois par an (5). Cependant les élèves de la faculté des arts ne lui en devaient qu’un seul. Il devait sonner les leçons chaque jour à l’aurore, et terminer la sonnerie par une volée, in fine pulsus accelcrandum, afin de presser l’arrivée des professeurs ou des écoliers retardataires, prœsertim, disent les statuts, in facultate juridica. que l’on regardait sans doute comme la plus importante. Après le dîner, à deux heures et demie, la cloche retentissait de nouveau pendant une demi-heure. Dès qu'elle s’arrêtait, le professeur montait en chaire et faisait son cours pendant une heure et demie, après quoi le sonneur allait fermer les portes des auditoires. Les messes, les processions, les assemblées générales de l’université étaient également annoncées au son de la cloche, qu’il fallait agiter d’un trait, unus Iractns, per mediam horam, sous peine d’une livre d’amende, au profit de la chapelle et du procureur général. On voit que les rédacteurs des statuts étaient entrés dans les plus minces détails, et que s’ils s'inquiétaient avec raison de l’exactitude des écoliers, ils n’avaient guère souci de ménager l’oreille des habitants (4).
(1) Idem., cb. lui .
(2) Statuts, ch. xvii, <le modo et ordine puUandi rampanam universitatis or tempore lertitmumper legentes tenendarum.
(3) Idem, ch. xvi, de salaria custodis rampante.
(4) Cet usage s’est conservé à Dole On y sonne encore à l’église l'audience du tribunal