‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 13 sur 126 · I-.XVI · texte numérisé non relu

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cette charge, on choisissait de préférence un marchand. Toutefois on voit dans la liste des receveurs un huissier du conseil d’Etat, Pierre Destey, de 1531 à 1550; deux nobles. Constance de Marenches, de 1550 à 1570, et Antoine l)usillet, de 1642 «à 1647; un garde des monnaies, Anatole d’Aresches, de 1662 à 1667. Les autres s’appelèrent Béreur, Bonvalot, Guy Boivin, Pierre Sordet, Alexandre de Billy, Ramey, Pescheur, et Antoine Bregand qui fut en fonctions de 1648 à 1662. Leur nom est toute leur histoire.

Officiers subalternes : les bedeaux, le secrétaire, le sonneur.

L’ordre est le premier besoin des sociétés et des corporations. Le fonctionnaire chargé de le maintenir au sein de l’université était le bedeau général, qui y remplissait à peu près le rôle du censeur dans nos lycées modernes. Il était nommé concorditer par le collège et confirmé par l’assemblée générale (1 ). Il allait tous les matins prendre les instructions du recteur dans son domicile, le précédait dans les cérémonies publiques, une masse d’argent ou une verge verteà la main, indiquait à chacun sa place dans les processions et dans les examens, publiait le jour des disputes, l’ordre des questions et les matières qui y seraient traitées, avertissait les écoliers par affiches du commencement et de la fin des vacances, des jours fériés, de l’ouverture des cours extraordinaires, de l’arrivée des professeurs étrangers, etc. (2) Pour son salaire, il avait le droit de faire à Noël et à la

(1) Statut», ch. xin, de élection e bidelli générait s.

(2) hlem., ch. xiv, de ojfirio et exercitio dicti bidelli , et ch. xlix. U devait être latinitatis et congruœ locutionis expertus, <juia ojjicium verbis latinitatis gerendi requirit.

Saint-Jean-Baptiste deux collectes parmi les écoliers qui lui versaient chaque fois duos parvas albas, à l’exception des nobles et de ceux qui occupaient, disent les statuts, les premières places, à la générosité desquels, uberlate gencrosa, aucune limite n’était fixée. Il percevait en outre de chaque bachelier en droits, en théologie ou en médecine quatre gros, de chaque bachelier ès-arts un gros, de chaque licencié huit gros, et 8 fr. de chaque docteur, pro veste facienda, ou 12 fr. s’il était utriusque juris. Ces droits étaient remis à l’écolier pauvre, sous la simple promesse de les acquitter, dans le cas où il parviendrait à une meilleure fortune (1).

Chaque faculté avait aussi son bedeau particulier, qui prélevaitjégalement une taxe légère sur les grades (2, 4 et 8 gros) poutre quatre blancs par an sur chaque écolier. Ces officiers prenaient séance dans les actes publics au pied de la chaire, ou sur un banc derrière les étudiants. Ils ne pouvaient assister aux banquets de réception donnés par les candidats sans être accompagnés du bedeau général et sans être [spécialement invités; les statuts avaient même soin d’ajouter qu’ils y seraient placés au dernier rang, collocabuntur in infnno loco.

Un secrétaire, n otarius, scriba, nommé par le collège, était chargé de rédiger, sous la surveillance du recteur, les délibérations du conseil et des assemblées générales, d’expédier les diplômes, d’écrire et de contresigner les mandements, les cédules du chef de l’université, etc. Il prêtait serment entre ses mains, comme tous les autres officiers, en prenant possession de sa charge. On le choisissait le plus souvent parmi les prêtres, et, en cette dernière qualité, il avait l’obligation d’entonner les chants aux messes et autres offices universitaires. Ses gages se composaient aussi

(1) Statuts, ch. xv.

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