‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 67 sur 126 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

DONNÉE AU SIEUR DOCTEUR MALARMET, CITOIEN DE BESANÇON, PAR TRÈS HONNOREZ SEIGNEURS MX. LES GOUVERNEURS ET XXVIII NO- TABLES DUDIT BESANÇON, UE CE QU’lL DEBVRA NÉGOTIER POUR RECOUVRER UNO LECTEUR ET PROFESSEUR EN DROICT POUR LIRE EN L’UNIVERSITÉ QUI SE DRESSE AUDIT BESANÇON.

Premièrement, il s’addressera à Monsieur Cujacius à Valence ou ailleurs la part qu’il sera, luy présentant avec les lettres de Mgrs les Gouverneurs leurs affectueuses recommendations. Et suyvantle contenu d'icelles luy déclarera que nosditz seigneurs ayans véritable advertissement du grand sçavoir, intégrité et soufiisance dudit sieur tant par ses escriptz que lectures et professions publicques, l’ont désiré de choisir pour getter les premiers fondementz en l’université que de nouveaul se dresse en ladite cité par privilège impérial et y faire lecture en droict civil.

Et en cas que ledit sieur voulsit prandre ceste charge, ledit sieur Malarmey pourra traicleravec luy pour ses gages jusques à six ou sept centz frans par an et au dessoubz, selon que mieulx il pourra convenir, avec sa demeurance en une maison que pour ce ladite cité luy fournira selon son estât; et le tout pour trois ans selon qu’il est accoustumé en tel cas, et, oultre ce, le pourra asseurer de toute faveur et assistance do la part de ladite cité.

S’il accepte et faict pacte, ledit sieur Malarmey le sollicitera de venir le plus tost qu’il sera possible et l’accompaignera par chemin en cas que son partement fût prouchaiu, advcrtissant néantmoins mesditz seigneurs les gouverneurs de sa négociation par lettres, aflin de pourvoir au reste comme il sera nécessaire.

Et si ledit sieur Cujacius ne veult accepter la condition, ledit Sr Malarmey s’informera de quelque aultre docteur fameux, homme de bien, audit Valence ou aultres lieux de universitez prouchaines, avec lettres closes de mesme substance que celles dudit Cujacius qui luy seront données, lesquelles il pourra suscripre à tel qu’il rencontrera estre propre à ce dit effect, et communiquera avec luy sur les gages et conditions qu’il vouldroit avoir, prenant advis de sa suffisance, et pour du tout faire advertissement à mesditz seigneurs à son retour, aflin y prandre résolution telle qu’ilz adviseront pour le mieulx.

Sur lequel faict, ses circunstances et deppendances, ledit sieur Malarmey fera et negotiera par sa dextérité et bon esprit duquel Messeigneurs se confient, en sorte que la cité puisse de brief et avec honneur cognoistre le fruict et effect de son voyage (1).

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