‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 66 sur 126 · A CUJAS · texte numérisé non relu

A CUJAS

(10 août 1566.)

Monsieur, vostre grande doctrine et cogneue expérience a esté occasion que pour l’érection d’une université que se dresse en ceste cité impériale par privilège concédé à icelle par la Majesté de l’Empereur, avons singulièrement désiré vostre présence pour y faire lecture publicque en droict civil avec gages et conditions soufïlsanles et raisonnables, bien sçachans que s’il vous playt à ce prandre charge, il ne peult estre que le fruicl n’eu succède correspondant à nostre désir. Et pour cet elTect envoyons devers vous le sieur docteur Malarmey, pourteur de ceste, lequel vous fera particulière ouverture de nostre intention, vous prians ne reffuser ce dont il vous requerra. Et nous donnerons peinne à vous faire tout traictement honneste et favorable,

de manière que demeurerez content de nous. Que sera l’endroict où prions le Créateur que à vous. Monsieur, doint en santé bonne et longue vie. De Besançon, ce X* d’aoust 1566.

Voz bien affectionnez amys les gouverneurs de la cité impériale de Besançon.

A Monsieur Monsieur Cujas, lecteur et professeur à Valence.

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