LE MÊME
AUX GOUVERNEURS DE BESANÇON
(1- avril 1568/9.)
Messieurs, depuis deux jours j’ay receu voz lettres dattées du second jour de mars. Or comme je suis joyeux que continuez en vostre première et vertueuse entreprise et désir, aussy povez estreasseurczqueje n’ay changé d’aflection. Mais comme, oultre plusieurs empeschemens particuliers, le malheur du temps n’a permis de vous visiter et assister si tosl que j’eusse désiré, aussy je vous asseureray de rechief que pour satisfaire à vostredict bon plaisir, je ne fauldray do chercher le moien de passer, incontinent que les chemins que sçavez estre encores assiégez de gendarmes seront ouvers et de seur accès. Cependant je seray tousjours si jaloux du publique et de l’avancement de vostre république et honneur de vostre cité, que seray joyeux d’y trouver les choses fondées et bien encommancées mesmes par aultre. Et sur co. Messieurs, je vous présenteray mes
humbles recommandations en priant Dieu de vous conserver. De Paris ce premier jour d’apvril.
Vostre humble serviteur François Balduin.
Reçues toutes ouvertes, le xxi* d’avril 1568.