LE MÊME A MARÉCHAL
(8 janvier 1568/9.)
Monsieur, suyvant ce que je vous avoye tousjours promis, estant dernièrementàBruxelles (il y aenviron trois moys) je vous ay escript, baillant mes lettres à monsieur le docteur Ricardot, nepveu de monsieur l’évesque d’Arras, que povez cognoistre, et qui me promict de vous les faire tenir. Je présuppose que les troubles ont empesché que sur cela je n’ai eu de voz nouvelles et responses, par quoy je vous ay bien voulu de rechief escripre la présente pour ne rien oublier de ma promesse et pour ma descharge, et afin que si messieurs de vostre ville persistent en leur bonne intention, mesmementqu’ilz en ont si belle occasion aujourd’huy et que s’ilz continuent enleurpremierdésir,ilz ayent à m’en advertiren casqu’ilz n'ayent changé d’advis pour mon regard. Quant à moy, pour le faire court, s’ilz m’en prient, je confesse qu’il seroit expédient de faire un voiage jusques à vous pour de plus prés etsurleslieux et par ensemble prendre une commune résolution quisortiroitellect. Maissurcela vous entendez bien quel mandement seroit préallablement nécessaire. Et laissant le surplus à considérer à vostre dis-
crétion, je me recommanderay à la bonne grâce desdits sieurs et à la vostre en priant Dieu de vous conserver. De Paris ce vm de janvier 1568.
Vostre serviteur et ami Balduin.
Reçue le premier de mars.
A Monsieur
Monsieur le docteur Mareschal, l'un des gouverneurs de la cité iuipérialle de Besançon
à Besançon.
Scellée par exception d’un cachet ovale chargé d’un écu de même forme, dont les pièces sont un chevron et trois quintefeuilles posées 2. et 1.