DE DOLE
(Bruxelles, 7 juin 1571)
Sire, j’ay suyvanl le commandement de vostre Majesté pourveu à l'augmentation du dot que V. M. a accordé aux universitez de Dole au conté de Bourgoigne et de Douay respectivement, aiant ordonné que l’on leur paye le revenu annuel sur les receptes des confiscations, tant que l’on ait moyen de les consigner en terres certaines, qui ne s’est peu faire si tost. Et afin que la distribution s’en face au plus grand bien desdites universitez, et au plus près de l’intention de V. M., et que d’icyen avant l’on observe aussi meilleur ordre non seulement en cest endroict, mais aussi en beaucoup d’aultres choses qui ne s’est observé du passé, j’ay faict despescher deux actes par forme de provision sur l’ordre que l’on debvra tenir et guarder esdites deux universitez respectivement, tant et jusques à ce que de" par V. M. il y soit aultrement pourveu, desquels actes feray joindre copie à ceste, où V. M. le pourra voir s’il luy plaist particulièrement.
Ung point m’a-t-il semblé se debvoir résumer icy à l’endroict des quatre prébendes qui se réserveront à Dole au
proufflt des professeurs en théologie et droicl canon mentionnez en l'acte de l’université de Dole, dont je supplie très humblement à vostre Majesté (si elle tient mon concept en cest endroict pour agréable) ordonner qu’il en soit tenu Dote au rolle des bénéfices estant à la collation deV. M.à cause de son droict de patronaige, afin queadvenant que lesdils professeurs l'acceptent ainsi, l’on en puist après dresser le despesche qui conviendra, en quoy , me semble, se doibt considérer que au lieu que souventes fois les places données par tour de rolle tombent sur gens peu qualifiez, les applicquanl de ceste sorte, le collège en sera de plus honoré et mieulx gouverné et les professeurs plus facillement trouvables, puisque par ce moyen ils en seront de plus soulagez et auront meilleur moyen de s’entretenir honestement.