Annales des Ursulines, t. I
4o LES URSULINES DE PARIS
le cœur de la duchesse que celle-ci léguait aux : Ursulines du fauboure Saint-Jacques, avec une Læ) ] somme de six mille livres. L'office de l’anniversaire fut fait par Monseigneur de Lévis, évêque de Mire- ) poix. En ce temps-là, le confesseur et le sacristain avaient quitté leur maison, un peu trop éloignée, et habitaient un logis «bien joli et bien commode » J qu’on avait construit pour eux sur l’emplacement d’une « vieille masure » joignant le couvent 1. J01£
Une autre fondation se fit sur la rive droite, dans le quartier de l’Hôtel-de-Ville, rue Sainte-Avoye dès le xrr1 siècle, un monastère de « pauvres dames veuves et avancées en âge » avait été établi là pour l'instruction de la Jeunesse. Mme de Sainte-Beuve pensa fort heureusement les gagner à l’Ordre des Ursulines : elle laissa toutefois le droit de fondatrice à sa mièce, Gabrielle de Chanterennes, veuve de M. Feydeau, seigneur de Brou, donnant elle-même la somme nécessaire à l’entretien perpétuel de cinq religieuses. En 1622, quatre professes du grand couvent furent envoyées pour faire l’essai des Constitutions. Et «les bonnes anciennes de Sainte-Avoye entre- « prirent la vie religieuse avec tant de zèle et de cou- « rage qu’elles attirèrent les bénédictions du ciel sur «€ la communauté; elles y sont toujours demeurées « et augmentées Jusques à présent que ce monastère «€ va de pair avec celui du faubourg dont il a tiré « son origine »?,.