L'INSTRUCTION RELIGIEUSE
nant seulement ce qui leur était un secours pour ces leçons qui avaient lieu chaque jour de quatre heures un quart à cinq heures 1.
Le Catéchisme: la leçon comprenait deux moments : d’abord, une pensionnaire lisait à haute voix le texte du catéchisme et interrogeait ses compagnes tour à tour, tandis que la maîtresse accordait toutes les explications nécessaires; elle veillait cependant à ne pas laisser les enfants questionner vainement. D’autre part, on répétait la leçon de la veille, en commençant par les plus ignorantes; et s’il y avait encore des hésitations ou des erreurs, on reprenait tant qu'il était utile ?.
Avant tout, cet enseignement était clair. Les Règle. ments portent tout le soin des religieuses à l’intelli gence du texte, (prenant néanmoins garde de ne les pas surcharger de manière qu’elles s’en lassent et prennent du dégoût ». La doctrine ne demeurait point ainsi un exercice de mémoire rebutant, mais bien plutôt elle s’animait par sa pratique même : la Création amenait une action de grâces; une histoire soutenait les quatre Fins dernières et excitait à la crainte de Dieu; les mystères de la Rédemption faisaient plus fervents les actes de Foi, d'Espérance et de Charité, à l’aide des exemples d’un saint #.
On ne s'étonne point qu’une telle méthode (nom-
1. Règlements, ch. 1v : de la manière dont les maîtresses doivent instruire les pensionnaires aux choses de piété.