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€ Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut. Nos chères et bien-aimées les religieuses et dévotes oratrices de Sainte-Ursule de Sainte-Avoie de notre diocèse de Paris, nous ont très humblement fait remontrer que pour leur établissement et nécessités de leur communauté et pouvoir vaquer selon leur institut à l’instruction et enseignement des filles en la crainte de Dieu, piété et religion chrétienne, vertu et bonnes mœurs et exercices spirituels, elles ont été obligées de s’accroître en dernier temps... savoir faisons qu'ayant agréable le zèle et pieux dessein des dites exposantes et voulant contribuer autant qu'il nous est possible à leurs bonnes et saintes institutions, nous de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, les avons amorties, et comme à Dieu dédié, et par ces présentes signées de notre main, amortissons et comme à Dieu dédions les dites maisons et héritages. elles (les exposantes) seront tenues de dire et célébrer pour nous une messe solennelle par chacun an le jour de saint Louis, notre prédécesseur et patron. Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens de nos comptes à Paris, président et trésoriers généraux de France au dit lieu, que ces présentes ils enregistrent et de leur contenu fassent jouir et user les dites exposantes pleinement et paisiblement sans qu’il leur soit fait ou donné aucun trouble n1 empêchement au contraire, car tel est notre plaisir. Et afin que
«ce soit chose ferme et stable à toujours, nous «€ avons fait mettre notre scel à ces dites présentes. « Donné à Pontoise au mois d'octobre, l’an de grâce « seize cent cinquante deux et de notre règne le « dixième.
« Signé : Louis, et sur le replis : pour le roi : de « Guénégaud. Et scellé en cire verte et à côté sur « le même repli : visa : Molé » 1
Parmi les locataires de la rue Geoffroy-Langevin, figure « dame Marguerite-Élisabeth Forest, veuve du sieur Nicolas de Largilhière, peintre ordinaire du Roi, directeur et chancelier de son académie royale de peinture et de sculpture ?.
C’est le 12 mai 1747 qu’un bail fut passé avec celle dont le Louvre garde l’image dans un touchant portrait de famille peint par Largilhière lui-même : assise à lPombre d’un arbre épais, dans un somptueux costume de soie et de dentelles, elle tourne vers son mari un visage ennuyé; pour lui, souriant, coiffé d’une perruque solennelle, il écoute la romance mélancolique chantée par sa fille, et sans doute, comme Bartholo, va-t-il bientôt s’endormur.
Cette heureuse intimité était rompue depuis un an lorsque Mme de Largillière s’en vint au Marais avec ses gens et ses bagages. La vieille porte cochère avait encore grand air, avec ses énormes serrures et ses lourdes barres de fer. Les chevaux trouvèrent