I. — Au faubourg Saint-Jacques
« Qui l’eût cru, qu’on düt voir jamais Les glaives meurtriers, les lances homicides Briller dans la maison de paix ».
(RAGINE).
C’est le 7 juillet 1790 que la nouvelle Supérieure du Grand Couvent, Mère Anne-Marguerite de Lange
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de Saint-Augustin, reçut les représentants de la municipalité. Quelques mois plus tôt, Maître Aignan Louis Petit de la Fosse, «avocat aux conseils, demeurant à Paris, rue de la Monnoie, paroisse Saint-Eustache, au nom et comme fondé de procuration spéciale à l’effet des présentes, de dame Marguerite de Laugier Beaucome, supérieure, et de dame Anne- Marguerite de Lange, dépositaire, toutes deux dames religieuses Ursulines du faubourg Saint-Jacques » avait déposé une déclaration ! qui fut affichée à la porte de l’Hôtel-de-Ville et à celle de la paroisse. Aujourd’hui, entourée de cinquante religieuses, elle accueillit les commissaires dans la salle de la communauté : « Ce jourd’hui mercredi 7 juillet 1790 en « vertu des décrets de l’Assemblée Nationale du « 13 février dernier, des 14 et 20 avril dernier, sanc- « tionnés par le roi, et aussi en vertu des pouvoirs « à nous donnés par le Conseil de Ville le 26 mai « dernier : nous, Pierre-Louis Davout, conseiller- € assesseur au tribunal municipal et administrateur « de la municipalité, nous sommes transporté au « couvent des dames religieuses Ursulines rue et fau- € bourg Saint-Jacques à Paris, assisté de Jacques- «€ François Rouquairol, faisant fonction de secré- « taire-greffier; et après avoir fait part à Madame la «€ Supérieure de nos pouvoirs et de l’objet de notre « mission, nous l’avons priée de faire assembler sa « communauté et de nous introduire dans la maison, « ce qu'ayan: fait à l’instant, nous avons été intro-