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Monnaie; le déficit était donc d’environ 50 marecs. Au mois de septembre 1792 « l'intention de M. Seligot, juge de paix de la section Beaubourg, est de ne les point laisser sortir jusqu’à ce que l’administration ait prononcé ». Cependant, les religieuses lui révélèrent, comme elles l’avaient d’ailleurs inscrit sur leur registre deux mois plus tôt, la vente de quelques objets sacrés et de l’argenterie d’infirmerie, et « parce qu’elles auront apparemment profité de l'augmentation des matières d’argent », disent-elles, elles retirèrent de ces 23 marcs une somme de 1.500 livres qui leur était indispensable pour acquitter des dettes urgentes. Pour le reste, la sœur économe explique fort posément qu’il s’agit de « l’argen- « terie de ménage et que les Ursulines n’ont pas « livrée au commissaire de l'administration des biens « nationaux et qu’il leur a laissée, comme étant à leur « usage personnel et qu’elles avaient portée dans leur « déclaration en obéissant à leur vœu de pauvreté « qui ne leur permettait pas, étant en vie commune, « de se regarder comme propriétaires d’aucun des « objets dont elles usaient ». Et pour conclure :
«€ Les Ursulines de Sainte-Avoie vous supplient, « citoyens-administrateurs, de prendre en considé- « ration leur demande, et d’y faire droit dans le plus « court délai : elles sont irréprochables sur le fait « de la vente d’une partie de leur argenterie. Elles « avaient lieu de s’en croire propriétaires et elles ont « compté du produit, en recette et en dépense, comme « leur registre le constate. L’offre qu’elles font d’en
restituer la valeur termine toutes les oppositions au paiement de leurs pensions; elles ont droit d’y compter, citoyens-administrateurs, par la confiance qu’elles ont en votre justice et en votre humanité » 1
Ce fut, au vrai, beaucoup de bruit pour rien; mais
lindulgence du Directoire se heurta à la rigueur de la commission :
« Extrait de la délibération du 29 septembre 1792, l’an quatrième de la liberté et premier de l’égalité.
« Vu le procès-verbal d'enlèvement d’argenterie de la ci-devant maison conventuelle des religieuses hospitalières de Sainte-Avoie, en date du 4 de ce mois, duquel il résulte que par la déclaration qu’elles avaient faite de leurs biens, revenus et propriété mobilière et immobihière, le 22 février 1790 elles avaient dans leur maison 77 marcs 4 onces 4 gros d’argenterie et que lors du transport à l'hôtel de la Monnaie le 4 de ce mois 1l ne s’est trouvé en tout que 26 marcs 5 onces, que le déficit provient d’une vente particulière et secrète faite par elles d’une partie de leur argenterie ainsi qu'il est constaté au dit procès-verbal.
« Le comité a arrêté que les opérations relatives à l’éviction de ces religieuses de leur maison seraient continuées, se réservant de statuer ultérieurement sur la vente de l’argenterie et sur le droit que la nation pourra être dans le cas d’exer-