‹ Les Ursulines de Paris sous l'Ancien RégimeChapitre 85 sur 87 · Archives nationales, S · texte numérisé non relu

Archives nationales, S

« cer contre les religieuses ou les agents qu’elles ont « employés pour opérer la dite vente » 1.

On reprend volontiers la lecture de ces rapports écrits par des religieuses qui ignoraient tout de l'esprit des lois, avec un jugement et une méthode en apparence tranquilles et sûrs. Il semble qu’on les voie rassemblées autour d’un petit bureau «en bois de chêne », où l’une d’elles compose leur défense, levant parfois les yeux vers « un Christ en plâtre » ou quelque tableau de piété. Et puis vient l’heure de l'office.

Ce fut peut-être, au mois de septembre 1792, la dernière fois qu’elles célébrèrent dans leurs maisons de Paris la fête de Sainte-Ursule, préparée naguère avec tant d’allégresse. Dans la chapelle, toute réjouie de fleurs et de lumières, les pensionnaires étaient là, dans leur plus beau costume; les maîtresses de classe, auprès d'elles, avaient le grand manteau de cérémomie; et nombre de « personnes de qualité » emplissaient le sanctuaire. Où sont maintenant les belles dames du temps jadis? Pourquoi ces enfants et ces femmes pâlies portent-elles des vêtements tant de fois ravaudés? Bientôt même, elles disparaîtront tout à fait, car les Archives ne parleront plus d'elles et les Chroniques conservées à Québec les retrouvent à peine dans leurs retraites de Neuilly ou de la rue Notre-Dame-des-Champs.

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