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(1712), se dévoua à cette entreprise avec toute l'énergie
de sa grande âme. Dans son premier triennat, elle fit prolonger de 75 pieds l’aile de la Ste. Famille, dans l'intérêt tout spécial du noviciat, toujours de plus en plus florissant.
Mais ce fut surtout après sa réélection en 1715, qu’eurent lieu les améliorations les plus importantes, par la construction de l’aile des parloirs et de l’église actuelle. Les plans de constructious de la Mère des Anges devaient réaliser un double carré, dont le premier eût compris les anciens bâtiments avec la nouvelle église, bâtie sur l'emplacement même de celle qui avait été incendiée ; le second carré se fût prolongé en ligne droite, sur la rue, (1) jusqu’à la maison actuelle des externes. De semblables dimensions eussent suffi pendant de longues années, et le Monastère eut aussi offert un coup-d’œil beaucoup plus régulier. Les travaux se commencèrent sur ces plans; mais bientôt les Supérieurs les jugèrent trop vastes pour les ressources de la maison ; on y voulait aussi une disposition de portes et de fenêtres, plus en rapport avec un pays où les neiges et les glaces sont moins rares qu’en France. Ii fallut donc défaire et refaire ‘ à grands frais,” tant à l’église qu'aux parloirs. La volonté ferme et généreuse de la Mère des Anges ne se laissa pas ébranler ; on rémédia aux plans, et les constructions se poursuivirent. Mais cette courageuse supérieure n’eut pas la consolation de voir achever une entreprise qui lui avait tant coûté, et à laquelle elle avait su intéresser tous ses parent et amis de France : les murs du chœur n'étaient encore qu’au rez-de-chaussée, quand Dieu l’appela à habiter avec lui dans les tabernacles éternels.
La Mère Angélique Poisson de St. Jean l’Evangéliste, qui remplaça la Mère des Anges au mois de (1) C’est la rue Donnacona.