LES CLOCHES DU MONASTÈRE
loss .Y a-t-il au monde une âme assez apathique pour être insensible à l’influence mystériense des cloches, de ces cloches de nos églises qui ont reçu pour mission de parler au cœur des fidèles, à toutes les heures du jouret à tous les âges de la vie. Leur voix touchante ou sonore répond à tous les besoins du cœur et à toutes les aspirations de l'âme. Est-il l'heure de se réjouir d’un événement heureux ? Les cloches nous prêtent leurs fortes voix, et font partager à toute une population l'élan qui nous fait tressaillir. Pleurons-nous la perte d’une personne qui nous est chère ? Les cloches mêlent alors leurs plaintifs soupirs aux gémissements de notre âme, allégent ce semble notre fardeau, en portant vers les cieux le triste retentissement de la douleur qui nous accable.
Mais indépendamment de toute association religieuse, les cloches peuvent exercer une grande influence sur les peuples, et cette vérité n’a pas été incomprise chez les spirituels descendants de cette ancienne et vaillante race normande et saxonne, qui se partage aujourd’hui la terre d'Albion. Le célébre Charles Dickens, (1) un des écrivains contemporains les plus populaires
(1) Voir Contes de Noël—Voix des cloches.
de la Grande-Bretagne, en décrivant au seul point de vue moral, l'influence des cloches sur l'esprit du peuple, a fait un conte charmant et digne d'être traduit dans toutes les langues de l’Europe.
Et qui ne connaît pas l'effet magique qu’exerce la cloche sur les populations rurales de nos riantes campagnes ? qui ne sait aussi la part qu’elle a, dans l'extension si désirable de cette partie intéressante et morale de notre race Canadienne-Française ? Qu'un prêtre colonisateur prenne le devant avec cette arme de nouvelle espèce, qu'il ébauche une chapelle rustique, qu'il suspende sa cloche à portée d’être entendue des bûcherons sur leurs terres nouvelles, et qu’il sonne... Si l'écho s’est répandu au loin dans la forêt, vous verrez presque se renouveler les effets merveilleux de la lyre enchantée d'Orphée. A cette voix qui réunit tous les souvenirs les plus chers du village natal, et qui annonce Ja présence de l’homme de Dieu, sortent des bois dans toutes les directions, de forts et vigoureux jeunes gens. Ils s'arrêtent en présence du clocher improvisé. La joie est à son comble ; un prêtre, un commencement de chapelle, et une cloche pour les y réunir ! L'avenir du canton est assuré ; les colons s’y fixent, et bientôt l’endroit aura perdu sa sauvage solitude. On défriche, on bâtit, le nombre s’augmente et les familles se forment. Que de paroisses récentes n’ont pas eu d'autre origine ; on mentionne un missionnaire Canadien qui, à lui seul, en a organisé ainsi plusieurs. Ce n’est donc pas là, chères lectrices, une fiction poétique et ingénieuse, c’est une réalité qui met dans un beau jour les instincts de nos religieuses populations, et la puissance de cette voix qui parle du haut des airs.
Mais venons-en plus particulièrement aux cloches du cloître, et disons que, quel que soit ailleurs l'effet
comn de Std
produit par ces voix sonores qui dominent le temple sacré, ce n’est qu'au Monastère qu’on leur rend ce culte de soumission d’où dépend le bon ordre. La cloche est pour nous une autorité qui nous rassemble ou nous disperse, nous commande le travail ou nous permet le repos, dispose à la prière et ordonne le silence.
—Fh bien ! diront peut-être ici nos lectrices, racontez-nous donc l'histoire de vos cloches, et appreneznous d’abord ce que devint celle dont la très-honorée fondatrice, Mme de la Peltrie, fut si longtemps la gardienne fidèle, et qu’elle sonnait si régulièrement à l’intérieur du Monastère, que tout y allait comme le rouage d’une horloge ? — Hélas ? chères lectrices, ici encore il nous fuut dire que l’incendie a deux fois tout détruit ! La plus ancienne cloche dont nos Annales fassent mention, est celle qui fut envoyée à nos Mères vers le temps de la seconde restauration. C'était un don de Mme. du Tronchet, amie intime et constante, ‘ qui dans nos désastres s’appliquait à réparer les pertes les plus sensibles.” Ce ne fut cependant que plusieurs années après, (1704), que cette cloche fut inaugurée avec les solennités ordinaires, dans le clocher sis au centre de l'aile St. Augustin. (1) Assistons à son baptême.
‘ Le 2 décembre 1704, dit le Récit, M. Glandelet, V. G., Doyen du Chapitre et supérieur du Monastère, a fait la cérémonie de la bénédiction de notre cloche, Madame la Marquise de Vaudreuil et M. de Beauharnais, (2) Intendant, ont été parrrain et marraine. Elle (1) Ce vieux clocher qui domina longtemps le voisinage, fut détruit,
comme il a déjà été dit, en 1830, lors de la construction des classes de Ste, Ursule,
(2) On lit, dans les Annales en date de l’année 1705 ; ‘ Notre Com-
a été nommée Marie Joseph-Louise-Marguerite. Ils entrèrent l’un et l’autre après la cérémonie et firent au milieu de nous la collation. M. de Beauharnais, suivant l'usage du Rituel, donna quatre aunes de satin pour habiller la cloche.”
Pendant vingt ans, il n’y eut au Monastère d'autre cloche que celle que nous venons de faire connaître, et qui existe encore. Maïs quand l'église et le chœur actuel furent terminés, il fallut une voix plus imposante pour inviter aux solennités, et c’est à cette occasion que notre Récit donne lesintéressants détails d’un autre baptême. ‘ Le 6 janvier 1724, on fit la bénédiction de notre grosse cloche, dont le parrain et la marraine furent M. Bégon, fils de notre Intendant, et Mile Louise Elisabeth de Vaudreuil, fille aînée du Gouverneur. Par égard pour eux, la cérémonie 8e fit dans le chœur des religieuses, qui était chauffé par un poële. M. de Varennes V. G. fit la bénédiction, et grâce à ses soins tout se fit avec une grande solennité. La cloche fut nommée Joseph- Michel-Louise-Elisabeth. Le parrain et la marraine donnèrent chacun une pièce de batiste fine pour étrennes à cette nouvelle cloche. ”
Entourée de tant d’honneurs à son berceau, qui ne croirait que Joseph-Michel-Louise-Elisabeth dût être à l’abri de toute vicissitude et de tout malheur ? Il n’en fut pas ainsi cependant ; trente ans plus tard, le 4
munauté vient de perdre un bon ami en la personne de M. de Beauharnais, qui était Intendant en ce pays depuis trois ans et qui nous a obligées de toutes manières. Il a été rappelé pour son rare mérite, le Roi l'ayant nommé Intendant Genéral de la Marine. Il s’est embarqué sur la fin d'octobre, laissant tout le pays dans la douleur de sa perte, étant aimé de tout le monde, grands et petits. Il était fort ami des gens de bien, surtout des ecclésiastiques et des RR, PP. de la Compagnie.’
décembre, sur les neuf heures et demie du soir, une horri-
ble tempête qui ravagea le pays pendant environ deux heures, emporta en entier le clocher de notre église, et le lendemain, la cloche infortunée fut trouvée gisante sur le sol glacé ! Comme elle en avait été quitte pour sa chûte, on répara aussitôt la ruine, et la pauvre Joseph-Michel-Louise-Elizabeth fut de nouveau installée sur son trône, où elle continua encore pendant vingt ans à faire les honneurs de sa charge. Mais enfin ia vieillesse impitoyable étendit aussi sur elle cette main qui flétrit, sa voix s’altéra, et ‘tout-a-coup, dit le Récit avec une parfaite harmonie imitative, elle sonna comme une vieille chaudière.” Comme cela n'était pas réjouissant, au témoignage de l’Annaliste, il fallut songer à descendre des hauteurs, après un demi-siècle de gloire, l’agonisante Joseph-Michel-Louise-Elisabeth.
Celle qui allait être inaugurée en 1774, devait, paraît-il, comme tout ce qui doit durer en ce bas monde, fonder sur l’épreuve ses longs jours de prospérité. En effet, deux mécomptes successifs signalèrent son avénement. ‘Nos anciennes Mères, ajoute le Récit, nous avaient toujours dit que la cloche défunte pesait 300 livres, et l’on n’hésita pas à en demander une de 350 livres, (poids anglais), à deux chelins la livre. Mais quand la première cloche fut descendue, il se trouva qu’elle pesait à peine 200 livres. L'erreur était considérable et nous occasionna beaucoup plus de trouble et de dépense. Tout était enfin disposé pour la bénédiction, quand un nouveau contre-temps vint marquer son baptême ; Mgr. qui s'était engagé à faire la cérémonie, se trouva indisposé. Cependuur, comme nous désirions fort que la nouvelle cloche se fit entendre à la procession du $. Sacrement le lendemain, M. Hubert, Supérieur du Séminaire, fut député pour
en faire la bénédiction. Ayant chosi pour marraine Mile. Hubert, sa cousine, il vint en toute hâte, et fit
la cérémonie privément au bas de l’église, On donna ei à la nouvelle cloche le nom de Jesn-Olivier. On la trouve sa voix belle, continue le Récit, mais elle est un d peu difficile à mener.” Ces derniers mots nous frappent, car encore aujourd'hui, on convient généralement que ti la douceur n’est pas son fort, ayant été depuis son instal- le lation, il y aura bientôt un siècle, un salutaire exercice à | de patience pour toutes les générations de novices qui qu se sont succédé au Monastère. de Mais laissons à la vigoureuse Jean-Olivier ses gloires än futures, et revenons à 1789 ! C’est au son de la voix éta plus argentine de notre gracieuse Joseph-Michel- Louise- tior Elizabeth, encore à cette époque dans toute la fraîcheur vag
de la jeunesse, que s'ouvre la fête solennelle du
Centiène Annibersaire,
Depuis longtemps se préparait au Monastère la fête centenaire, et la pensée de rendre ce jour le plus solennel possible, n'avait pas peu contribué à hâter l’achèvement des constructions qui se poursuivaient depuis près de trente ans. Enfin, tout était au grand complet; les travaux des trois dernières années s’étaient concentrés sur le sanctuaire, comme à la source d’où avaient jailli et d’où jailliraient de nouveau les grâces les plus précieuses. Le retable, et autres ornements d'architecture, tout avait passé pièce à pièce, à l’intérieur du Monastère, sous la main de nos habiles doreuses, et c’est à l’éclat que devait jeter cette abondante parure d’or voulue par le goût du temps, et rendue plus étincelante encore par la réverbération d'innombrables luminaires, que nous allons assister au centième anniversaire de notre fondation.
retrai jour, sièmel [4 C
la plus Later aient rand aient d'où râces 1ents intés dojante
plus ables d nni-
Afin que vous puissiez mieux apprécier la piété vive et touchante qui fit les apprêts de ce jour, nous vous laisserons parcourir à loisir, chères lectrices, la naïve description que nous en a laissée le vieux Récit.
‘ Pour nous disposer à la célébration de notre centième année, et afin qu’elle fût pour notre communauté le motif d’un plus parfait renouvellement, en marquant à Dieu notre reconnaissance des grâces sans nombre qu’elle a reçues depuis un siècle, le premier jour d'août, de l’année 1738, on nous fit une exhortation très-propre à nous inspirer la ferveur dont nos premières mères étaient remplies, aussi bien que leur zèle pour l’instruction de la jeunesse, et la conversion des pauvres sauvages ; travail dans lequel elles se sont consumées.
‘6 Pénétrées donc toutes de la plus vive reconnaissance envers Dieu, nous nous déterminâmes à la lui témoigner par des prières extraordinaires, et nous en faisions à la fin de presque toutes nos observances communes. Tous les premiers vendredis du mois, trois d’entre nous gardaiïent le silence tout le jour, outre cela nous faisions des mortifications et plusieurs autres actes de vertus. Toutes nos jeunes sœurs voulurent faire les exercices de la passion, chacune s’en acquittant de son mieux, pour toucher le ciel et pour en attirer la continuation des divines miséricordes sur notre maison. Enfin à l'approche du grand jour, le 1er août 1739, jour auquel Mme. de la Peltrie notre digne Fondatrice, la mère Marie Guyart de l’Incarnation, la mère Marie de Savonnières de St. Joseph et la mère Cécile Richer de Ste. Croix, arrivèrent à Québec, toute la communauté alla en retraite. La rénovation des vœux avait été remise à ce jour, au lieu d’être faite comme de coutume à la troisième férie de la Pentecôte.
‘ Ce jour là aussi bien que les deuxsuivants, aurait dû
être destiné à notre solennité, si la mort d’une ancienne et vénérable mère, ne nous eût obligées de la remettre au 9me du même mois d'août, fête des Stes. Reliques. Quelques jours auparavant, la solennité de notre cen-
tième avait été annoncée au peuple, ainsi que l’indul-
gence qui nous avait été accordée par notre St. Père
Innocent X, tant pour nous-mêmes, que pour les fidèles
qui voudraient bien y participer. La veille de la fête
à midi, les cloches de la cathédrale se joignirent aux
nôtres, pour annoncer à toute la ville la célébration du
lendemain, ce qui fut continué durant les trois jours
avec la mt ie solennité.
‘ Le premier jour de la fête, les messieurs du chapitre nous firent l'honneur de venir chanter la grand’messe, les vêpres, le salut et le Te Deum ” à la fin. Le lendemain, les messieurs du Séminaire nous firent la même grâce. Le troisième et dernier jour, ce furent les RR. Pères Franciscains qui firent les honneurs de la célébration. Ils venaient tous en procession chantant le “ Te Deum, ” et ils s’en retournaïent dans le même ordre, au son du carillon de la cathédrale et du notre. Les RR. Pères Jésuites préchèrent les trois jours.
6 Quant aux aumônes, nous n’en ferons pas mention, mais nous avons traité de notre mieux le clergé, ainsi que les deux communautés de religieux. Le concours fut très-grand dans notre église durant les trois jours ; le peuple étant attiré par la présence du St. Sacrement qu’on exposait dès quatre heures du matin, et qu’on ne remettait dans le tabernacle qu’à cinq heures du soir. L'Eglise était richement ornée sans emprunt, et toutes les personnes de bon goût se sont accordées à en louer la décoration. Les murs, nouvellement blanchis, étaient ornés de beaux tableaux. Dans la grande grille étaient suspendus six culs-de-lampes argentés, et
d’une structure particulière ; ils portaient chacun quxtorze cierges et le tout produisait un très bel effet. Un grand lustre était suspendu devant l’arcade de la chapelle du Sacré-Cœur, et un autre portant aussi vingt deux luminaires était dans la nef, Le nombre des cierges qui brülaient durant le salut du St. Sacrement, était de quatre cents, y compris ceux de l'autel du chœur qui était magnifiquement paré. Entre les trois Statues qui ornent le portail de notre Eglise, nous avions fait attacher une tapisserie, sur laquelle étaient placés les portraits de Madame notre Fondatrice et ceux de nos “‘nérables mères, compagnes de sa généreuse entreprise. Au bas de chacun de ces tableaux étaient des pièces de poésie qui les désignaïent, et faisaient connaître une partie de leurs grandes actions. Un apologue au peuple y tenait son rang, et le tout était à portée d’être aïsément lu. Les cadres des tableaux aussi bien que les sentences étaient en noir et or. Nous avions fait planter devant le portail de l'Eglise plusieurs arbrisseaux de sapin, qui offraient le plus bel aspect, et l’ombrage le plus agréable. Durant ces trois jours, les autels furent toujours remplis de prêtres, qui célébraient tour-à-tour la sainte messe depuis 4 heures du matin jusqu’à midi.
‘En pouvions nous trop faire pour marquer notre reconnaissance au Seigneur, pour les bénédictions versées avec tant d’abondance sur notre maison depuis son établissement ? Ce motif nous porta aussi à nous défaire d'une partie de l’argenterie de notre infirmerie, pour faire une lampe pesant quatorze marcs, (1) car ce meuble manquait à notre chapelle depuis notre fondation en ce pays. Enfin cette solennité fut terminée par une grand’messe que les sauvages vinrent chan-
(1) Ancien poids de huit onces.
ter dans notre église, après laquelle ils vinrent au parloir haranguer les religieuses, qui les payèrent de retour par un beau et bon festin. Comme nos chères sœurs décédées ne devaient pas être exclues de cette fête, nous fimes dire quinze messes, tant pour le repos de leurs âmes, que pour remercier Dieu de ses grandes miséricordes sur notre communauté, et pour lui en demander la continuation.”
Rien, à la vérité, ne manquait à cette belle fète que la présence du premier pasteur. Mgr. Pierre Herman Dosquet, qui avait gouverné le diocèse depuis l’année 1733, était alors en France, où il venait de résigner sa charge épiscopale.
Nos lectrices auront du plaisir, il nous semble, à retrouver ici quelques unes de ces poésies dont il est parlé plus haut, naïves effusions d’une muse plus aimable et dévote que correcte ; maïs qu'importe, quand c’est le cœur qui parle ? Nous ne saurions nommer l’auteur de ces strophes, mais le style fait preuve de son affection pour la maison, et de sa vénération pour les Fondatrices.
Rév.
Qu'il fait beau voir tant d’âmes intrépides De l'océan affronter la fureur,
Et s’élancer sur les plaines liquides
Pour la seule gloire du Dieu de leur cœur !
Depuis cent ans, combien d'âmes ferventes Les ont suivies en regardant la Croix ;
Et dans le bien se sont montrées constantes Pensant combien on l'était autrefois |
Et n'est-ce pas leur exemple admirable Qui sous ces toits perpétue aujourd'hui,
Ce qu’on y fit de saint et de louable,
Tandis qu'encore ÆUles en étaient l'appui ?
Faites, Seigneur, qu’en ce lieu, d'âge en âge,
La vertu qui en a fait l’ornement, Se renouvelle, augmente ct se propage, Rendant cet œuvre à Jamais florissant !
Une autre sentence « en poésie,” et plus précise encore, se fait fort de résumer en six lignes l'Histoire du Monastère !
Depuis cent ans, cette maison
N'a pas eu besoin de réformes $
En veut-on savoir la raison ?
C’est qu’elle fait tout dans les formes, Et que là où tout va bien,
L'on se défend de changer rien !
Etat du personnel du Monastère en 1739,
Rév. Mère M. M. Amiot de la Conception.
M. Elisabeth d'Aïlleboust des Musseaux de Ste. Croix, Louise- Rose de Lanaudière de Ste. Catherine, M. À, Robineau de Bécancourt de la 1 rinilé, M. M. Drouard de St. Michel, Jeanne Chorel de St. Romain de Ste, Ursule, Angélique Roberge de Ste. Marie, Geneviève Boucher de St. Pierre, Françoise de Hertel de St. Exupère, Marie. Anne Davis de St. Benoit, Marie- Anne Migeon de Bransac de La Nativité, Geneviève de La Grange de St. Louis, Esther Whechvright de Enfant Jésus, Marie-Louise Gaillard de ta Ste. Vierge, Louise Pingquet. Vaucours de St. François- Æaxier,
Marguerite Cloutier de Ste. Monique, Marie-Anne de Boucherville de St. Ignace, Marie-Anne Buteau de Ste, Agnès.
. Mère Françoise Elisabeth Beaudoin de Ste. Thérèse de Jésus, Charlotte de Muy de Ste. Hélène, Marie Renée du Menil de Ste. Gertrude.
Louise-Claire Gaillard de St. Thomas, Françoise- Angélique Langlois de Ste. Elisaheth, Agathe Le Clere de Ste. Marguerite, Victoire-Angélique Perthuis, de Ste. Marie des Anges, Elisabeth-Joseph de Villedonné de Ste. Geneviève, Dorothée Jeryan de St. Joseph, Félicité Poulin de lAssomption, Marie-Joseph d'Ailleboust de Mantel de St. Nicolas, Madeleine- Geneviève Perthuis de St. Charles, Anne- Catherine Petit de St. Slaïnslas, Marie-Angélique Mariaucheau d'Esglis, de Si.
Eustache, Anne- Thérèse- Marguerite Beaudoin de St. François de Borgia, Louise Le Fêbre des Séraphins, Jeanne Marchand de St. Etienne.
Novices.
Marguerite Davanne de St. Louis de Gonzague, Elisabe!h Richard de St. Augustin, Catherine Lagère de St. Gabriel.
Sœurs Converses.
. Marie Montminy de Ste. Cécile, Marie-Claude Le Vasseur de la Visitation, Anne Côté de St. Joachim,
Françoise de la Forêt de St. Jean-Baptiste, Marie Fenilleteau de Ste. Anne, Geneviève Le Vasseur de St. Joseph.
. Marie Gravel de St. Clément, Blanche Mourier de Ste. Thècle, Marie-Anne Ruine de la Résurrection, Julienne Maufis de St, André, Marie-Joseph Gagnon de St. Paul.
Louise Gravel de Ste, Marthe, Marie-Joseph Patenote de St. François, Genv. Marie Mimaux de la Présentation.
tra
80c CHAPITRE IV. rec] Le Pensionnat de 1700 à 1769, “hs Remarques générales—Liste de la plupart des élèves qui se sont ve trouvées au Pensionnat de 1700 à 1739—Une femme forte du : Canada au 18e siècle—Bel exemple de piété filiale—Les six Dlles. LL ‘de Ramesay—Mile. Charlotte d'Anticosti—Mlle. de St. Castins— auss Postérité d’une vénérable aïeule—Grande tante d’un digne Aumô- heui nier.—Quelques particularités sur d’autres anciennes élèves ;— elles zélé pour l'éducation ;—longévité etc.—Quelques filleules d’une à pa excellente Marraine—Un dernier adieu aux enfants de la forêt ; — Et Domitille Abénaquise ; —Jacqueline de Chicoutimi—Application des pensions du Roi et de la Fondatrice—De petites élèves qui reposent born avec leurs bonnes maîtresses—Les compagnes de Miles. de Broua. cesu gues. du $1.--REMARQUES GÉNÉRALES. DRE Agn RRIVONS enfin, chères lectrices, gen — pay" à l'aimable famille du pension- dates “CAS nat, et disons quelles éaient les CRE À élèves des Ursulines de Québec RC A7 à à cette dernière époque de la ou'nQ 42 domination française en Canada, tent e à En écrivant les pages qui précèdent, quelq )} en nous rendant compte de la persé- En vérance et des travaux de nos ROuvE dévancières, que de fois nous avons que c’ jeté les yeux sur cette famille tou- eloîtr . Jours si intéressante que leur amène pensic ? ja Providence, et à laquelle la grâce | taine les unit si étroitement! avec quel qui sé bonheur nous saluïons chaque nouvelle découverte sur encore ces chères anciennes élèves ! comme nous apprenions Religi avec une intime consolation leur heureuse destinée à que le
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ins— umô- 8 3— d'une St ;— nn des osent TOUA -
travers le monde, et leur bienfaisante influencer, sur la société ! Voici le moment de fuire part du fruit de nos recherches ; ce moment serait-il pour nous sans jouissances ? Oh ! non ; il nous rappelle trop vivement Île bonheur que nous avons tant de fois éprouvé, à communiquer à une classe avide d'instruction, de ces choses qui font du bien et à l'esprit et au cœur. Nos lectrices aussi, quels que soient leur âge et leur position, seront heureuses de connaître celles qui, jadis, ont passé comme elles par cette maison de Ste. Ursule, pour apprendre à passer utilement et chrétiennement par la vie.
Etant toutefois obligées de nous renfermer dans les bornes d’un court chapitre, nous ne pourrons dire sur ce sujet tout ce que nous voudrions. De plus, les Cahiers du Monastère et les Régistres ne sont pas tous tenus par notre admirable Annaliste, la Mère Bourdon de Ste. Agnès : des feuilles détachées et perdues, d’autres en grande partie illisibles, des omissions, des absences de dates, nous laissent à désirer des informations qui nous seraient pourtant nécessaires. Quoi qu'il en soit, nous croyons pouvoir offrir une nomenclature satisfaisante, où nous avous eu soin de transcrire les noms qui existent encore dans le pays, ou ceux auxquels se rattache quelqu'intérêt historique. |
En voyant les dimensions du Monastère prendre un nouveau développement, nos lectrices ont déjà compris que c'était à raison de l’accroissement de la famille du cloître....Nous avons pu constater que vers 1700, le pensionnat comptait en moyenne par année une soixantaine d'élèves. En 1703, malgré l’affreuse épidémie qui sévissait si cruellement dans Québec, il restait encore quarante pensionnaires. Par les notices des Religieuses et autres documents de ce genre, on voit
que le nombre des élèves pensionnaires alla toujours -
croissant jusqu’à l’année 1750, ‘ où nos classes 80 tronvèrent si surchargées, disent les Annales, qu'il fut dé-
libéré, par Mgr., et notre chapitre sur la création d’une
nouvelle classe ; ce qui donna un nouvel élan au zèle
de nos maîtresses.” Le Récit ajoute que l’externat,
(école gratuite), était toujours rempli à l'ordinaire ; car
il ne faut pas oublier que ce département est aussi
indispensable qu'un pensionnat, dans une maison
d'Ursulines. Ilyeuten outre, une classe de petites
filles sauvages jusque vers 1725.
Les MM. du Séminaire de cette ville avaient vu de 1677 à 1700, le nombre de leurs élèves s’accroître de 14 à 80. Quant à leurs moyens de subsistance, une lettre de M. Tremblay, en date de 1728, nous apprend que le Séminaire recevait annuellement du gouvernement 4000 livres, ajoutons à cela une fondation à perpétuité de Mgr. de Laval pour douze pensions. Pour ce qui est des Ursulines, un état de leurs revenus en 1701, dit qu’on leur allouait 1000 livres. Joignons à cette somme la fondation de Mme. de la Peltrie pour six petites filles sauvages et quelques françaises, les secours envoyés par les amis de France et par différentes Communautés d'Ursulines, les dons pieux de particuliers’ en Canada, dont nous avons indiqué plusieurs : telles étaiont les ressources des religieuses, à part la modique pension des élèves, pour fournir aux frais des édifices et autres dépenses nécessaires à l’Institut.
Nous croyons à propos de faire remarquer ici, qu’à la liste d’élèves donnée au premier tôme, page 489, il y a eu erreur: les 70 derniers noms appartiennent à l’époque où nous sommes, et auraient dû se rattacher à la liste
que nons allons transcrire.
] Lo DIL min M.
Ma Elis M.' Mar St. ] M. ,
M ari ( Marie
(1) autres (2) (3) (4) et prer (5) (6) ( frère a core e
G2,—1LISTE DE LA PLUPART DES ÉLÈVES QUI SE SONT TROUVÉES AU PENSIONNAT DE 1700 À 1739.
Miles. C. Aubert de la Chesnaye, (1) deux petites Irlandaises : Louise et Marguerite, M. A. Chevalier et M. A, Carelot, ( ces Dlles. sont venues de Plaisance, Terreneuve ), Margte. Bourchemin, Marie Landron, M. À. Perthuis, Marie-Catherine Gaillard, M. Lse. Claire Gaillard, M. Louise Placent, M. Mad. du Fort, Marie Hertel de Cournoyer, Marie de Beaulieu, M. Anne du Pré, Elisabeth Foucault, Jeanne de St. Louis, M. Jos de St, Martin, M. Térèse de St. Martin, Françoise Couillard, Margte. de Chantal, Margte. de la Roche, M. Catherine Placent, M. Mad. Chorel de St, Romain. Esther Wheelwright, Lise, Elisabeth de Vaudreuil, M. Anne de St. Simon, Charlotte Le Gardeur, Françoise Amariton, Marie $S. Couillard, Françoise de la Martinière, M. Anne d’Aiïlleboust des Musseaux, Marie Renée de Norey du Menil, Lse. Geneviève d'Auteuil, Mad. de la Cétière, Margte. Chéron, Marie À. Roussel, Marie de Viabon, Marie-Jos. Duchesnay, Charlotte Roy, Margte. Gravelle, Marie Jos. Phézeret (2), Marie-Térèse Roy, trois Diles. des Meloises, deux Diles, de Villedonné, trois Dlles. de Montigny, quatre Dlles. de Ramesay (3), Elisabeth de la Chevrotière, Marie Anne des Jourdis, (4) Marie-Claire Henry de la Gorgendière, M. Anne du Moutier, (5) Angélique Perthuis, Marie-Mad. Perthuis, Charlotte Pinguet-Vaucours, Ursule Aubert de la Chesnaye, Elisabeth de la Grange, Marie-M. Lambert, Marie Jobin, Louise Chauvin, M. Lse. Peuvret, Marie Bergeron, Marie Jos. Perthuis, Marie-Françoise Gagnon, Louise (6) et
(1) Ce nom sera mentionné de nouveau ci-après, ainsi que plusieurs autres sur lesquels nous avons pu avoir des renseignements précis.
(2) Voir ci-après Bel Exemple de Piété filiale.
(3) Voir ci-après Notice à leur nom.
(4) M. des Jourdis était Capitaine d’un détachement de la Marine, et premier Seigneur de St. Roch des Aulnets.
(5) M. du Moutier était premier Seigneur des Iles Bouchard,
(6) Cette Dlle, fille de M. Chs. Perthuis, marchand de Québec, et frère aîné de M. Jos Perthuis, Conseiller, mourut au pensicriat en. core enfant. Elle fut enterrée dans le caveau des Religieusex,
Agathe Perthuis, Margte. Cloutier, Marie M. Vachon, (1), Perinne du Plessis, Marie Anne et M. Jos. Pachot, Marie Anne de Linot, Elisabeth des Targis, (2), Angélique Aubert de la Chesnaye, Anne-Jse, Térèse Juchereau Duchesnay, Catherine des Jourdis, Angélique de Lotbinière, deux Dlles, de Courtemanche, M. Ane Courtiaux, Margte. de Falaise, (3), Lse. Beaupré, Marie-Jos. de Bleury de Sabrevois, (4), Gén. Le Gardeur de Repentigny, Margte. du Frost de la Gesmerais, (5), M. M. des Bergères de Rigaudville, Charlotte Petit, Marie Chavigny de la Chevrotière, Delphine Le Gardeur, Susanne de L’'Angloiserie, Marie B. Garneau, Marie M. LeVasseur, Marie A. et Térèse Racine, Charlotte Maufait, Angélique Langlois, Ang. Sans Peur, Marie LeClere, Marie M. Gosselin, Dorothée du Sablon, Marie Ducasse, Térèse Pinguet-Vaucours, Marie-Mad Gaillard, Jeanne de Rochefort, Angélique ‘ Sauvage,” Marie Jos. et M. A. Vienne-Pachot (Rel. Hotel-Dieu), Mile. Plante,(6), Marie Mad Ruette d'Auteuil, (7), Angélique-Claire Bissot, Marie-Jos. de Belle Isle, Marie Anne LaJone, (8), M. Anne de Repentigny, Marie M. du Mont, Térèse Hertel de Rouville, Margte. Dugas, Marie Polonais, Gen. de Villeray, deux Dlles. Gaillard (Rel. Hosp.), Marie Creste, Charlotte Bissot, M. Chauvin, Renée Frérot, Agnés Guyon, Charlotte Bouvier, Marie de Falaise, Anne-Marie anglaise, Marie de Falaise
(1) Petite-fille de M. Paul Vachon, notaire Royal.
(2) Mme. Veuve des Targis était première Seigneuresse de Métis.
(3) Cette Dile était fille de Louis de Gannés, sieur de Falaise, Lieutenant d’un détachement de la Marine Royale.
(4) Mlle. de Sabrevois était par sa mère, nièce des sœurs de Boucherville. M. de Sabrevois commandant au Fort chambly, était selon le R. P. de Charlevoix, un officier de grand mérite.
(5) Voir ci-après Une femme forte au 18e siècle.
(6) Des familles Plante, qui sont anciennes à l'Ile d'Orléans, descendent quelques-unes de nos religieuses, entr'autres une de nos anciennes qui à été longtemps Supérieure.
(7) M. Ruette d'Auteuil est auteur d'un célèbre Mémoire présenté à la cour de France quelques :nnées avant 1760.
8 M. La Jone était un architecte de Québec,
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Marie-Clémence et M. Louise du Frost de la Gesmerais (1), Marie Anne Simard, Elisabeth et M. A. Choret, Marie Jos. LaJone, Marie Chevalier, Marie Jos. Vachon, Térèse Gauthier, Marie Jos. de la Barre, Lse. Soulange, Marie F, Garneau, Marie M.
? (= ee | 1 Le François, Blanche Mourier, Françoise Drapeau, Charlotte de la Chesnaye, M. Thibierge, Charlotte du Buisson, Louise l'ournel, Térèse Mercier, Rosalie Amiot, Lse, et M, Anue du ) 1 ?
Montier, Marie de Plennes, Térèse de Tonti, (2), Mad. Huault, M. Anne de Vitré, Cath. Prieur, Véronique Mathieu, Marie Jos. du Bois, Barbe Le Bouthillier, Jeanne de la Neuville, Marie M.
) ) 1 Duchesnay, Charlotte du Pont, Mad. du Buisson, Marie Dumais,
Mlle. de flertel, Mile. de la Durantaye, Mad. de Lamothe, Barbe Rancourt, Angélique du Val, Marie Jorian, Marie Bertrand, Mlle, Louvière, Aug. des Coteaux, M. A. Lemelin, Chamare, Marie A.
Chaboillet, deux Dlles. Bailly, Térése du Pré, Lise. de la Grange, Marie Bélanger, deux Dlles Béga, Lise. LeFebvre, Claire Douviile, Lse Beauvais, Térèse Racine, M. Anne LeBlond, Jeanne Mallet, Gen. Michelon, M. Rénée Cugnet, Mlles. de la Pérade et Boucher de la Perrière, Agathe de Hertei, Ang. La Branche, Anne Roy, Françoise de Boucherville, Charlotte ‘“ Sauvage, ” Rose Le Comte
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Michelle de Villeneuve, Térèse Boivin, Marie Jos. La Pointe, Cath. Derome, Ang. des Rochers, Mlle, L'Hermite, Claire Hertel de Cournoyer, Jeanne de Lorimier, Lse. de l1 Découverte, Gen. Racine, Térèse de Beaujeu, Margte. de Montreuil, M. de la Chevrotière, Lse. de Louvigny, Marie Ducasse, Catherine Persan, Mad. de Hertel, deux Dlles. de Villiers (3), M. de Villejoin, M. des Prés, Brigitte de St. Castins, (4), Charlotte Gaillard, Cath. (1) Heureuses du succès qu’elles avaient obtenu dans l'éducation de Mile. Maryte. de la Gesmerais, nos Mères eurent la touchante
pensée d'assurer à ses deux jeunes sœurs le même avantage.
(2) Le Chevalier de Tonti fut un des plus hardis voyageurs de
l'Ouest. C’est de son temps que l’idée d’un empire Français, du ps q l quais,
golfe St. Laurent et des grands lacs à l'embouchure du Mississipi,
occupait le vaste génie de Louis XIV.
(3) M. de Villiers, Capitaine d'Infanterie, était frère aîné de M. de
Jumonville,
(4) Voir ci-après Notice à son nom.
de Grandmesnil, Jeanne et Louise de Gontins, Jeanne Resche, Ang, Placent, M. Anne Hertel, Térèse Laroche, Térèse Duchesnay, Gen. Cartier, Lse. Roy, Térèse Bédard, Gen. Peuvret, Flavie Savary, Lsc. de Renou, Margte. Chevalier, Gen. Guenet, Marote. de St. Ours Deschaillons, Reine Le Page, (1), M. A. Barbel, Lse. Bronce, Barbe Gauthier, Marie M. Fleury de la Gorgendière, M. Aune Le Febvre, deux Dlles. de Rigaud de Vaudreuil, Lse, de Villedonné, Térèse Huot, M. Cath. et Térèse La Joie, Térèse Mercier, M. Anne Philis, Gen. et Elis St. Jean, Mad. Langoumois, M. Anne Baudoin, À. Françoise de Rouville, M. Anne Chéron, Françoise de St. Michel, Cath. de Villeray, M. Lise. de la Gorgendière, (2), M. Anne de Villeneuve, Lse. et Anne Duchesnay, Dorothée Racine, M. Jos Parent, Gen. Mercier, Susar ae des Rivières, Cath. de la Coudraie, Mad. du Pont, Lso. Montandre, Marie A, de la Tessonnière, Jeanne Lucas, Marie Anne et Térèse de Rigaudville, Marie Jos Mailloux, Agnès Girard, trois Dlles. Bégon, (3), Françoise de Lotbinière, Lise, Cartier, Pugibeault, Charlotte de Beaujeu, Térèse d’Ailleboust des Musseaux, Félicité du Chesnay, Margte. Gravelle, Jeanne Pinguet-V'aucours, Gen. Le Micux, Lse. de Lotbinière, Claire de Renou, Margte. La Jus, Charlotte des Marais, Margte. de la Chevrotière, Miles. Baudoin, de Plenne, Migeon de la Gauchetière, Denis de la Ronde, Brisson, Gosselin, Louvière et Aubert de la Chesnaye, Marie de Léry, Mad.
(1) Cette famille, originaire de l’Ile d'Orléans, alla s'établir à Rimouski vers 1700, sur le fief Le Page. Il serait à désirer que quelque écrivain des ‘ Soirées Canadiennes ?” ou du ‘ Foyer Canadien, ?” qui racontent tant de délicieuses histoires du temps passé, donnât un état de l'accroissement prodigieux de cette famille patriar-
cale, ainsi que de tant d’autres aaciennes familles qui ont formé des établissements en différentes parties du pays.
(2) Epouse du Marq. de Vaudreuil, dernier Gouverneur français.
(3) Ces Diles,, filles de M. Bégon, Capitaine et Chevalier de St. Louis, se trouvaient toutes trois au pensionnat en 1732. La plus
jeune, âgée de six ans, était un ange que le ciel s'empressa de recueillir, et que nos Mères tent le bonheur de préparer à jouir de Dieu. Elle mourut au rois üe janvier de cette même année, et fut enterrée comme Mile, Perthuis dans le caveau des Religieuses.
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de Jonquières, Cath. et Angélique de Portneuf, Elisabeth Champagne, Ang. Guilloré, Margte du Guet, Jeanne Baby, (1), Lse. Travers, Elis. de Girardin, Cath. de la Borde, Cath. de la Croix, Ange, de Hertel, Marie À. La Garenne, Charlotte Boucher de Niverville, deux Dlles, Bissot, deux Diles. St. Ours Deschaillons, Mile. Charlotte d'Anticosti, (1), Marie Jos. de Beaujeu, Marie Davis, Françoise Girard, Marie de la Barre, Charlotte Bonneau, Milles Hiché, de Maïisonbasse, d‘Antaille, de Rainville, de Belleville, de Belêtre, Godefroy de Tonnancourt (2), et Couillard, Elis. Roy, Thérèse Fortier, Marie Lse. Hertel de Beaulac, Marie Jos. Le Clere, Charlotte du Bord, M. Mad. Boucher de Niverville, Marie Mad. de la Croix, Marie Jos. Jutras, Marie-Anne de la Verendrye, Susanne de Clos, Barbe de Gaspé, Marie Franç. de Montreuil, Milles St. Luc de la Corne, (3), T. Aubert de la Chesnaye, Navarre, Richard, Marie Ursule de la Chevrotière, Ang. et Agnès Le Vasseur, Mad. Godefroy, Françoise de Frontigny, Josephe Marie Riverin, Mamie A. de Villiers, Jeanne de St. Romain, Barbe de Beaulieu, M. Anne du Blé, Mare A. Fe Page, Gen. Chomereau, Marie Jos. Gasnier, Marie Brissot, Marie Couillard, Marie, Lse. et Margte. de la Chevrotière, Margte. Carrerot, (4), Marie Jos. Durbois, Marie Jos., Jeanne et Margte. Bédard, Marie Jos. Davis, Rébecca ‘ Anglaise, ” Marie À, de Bellefeuille, Mad. de Villeray, Marie À. Gagnon, Cath. de la Martinière, Claire-Franç. Couillard, Marie Boucher, Marie Jos. Berthe, Gen. et M. Damour de Plennes, Mad. de Sacquépée, Mile Beaudoin, Marie Lse. Lecours, Marie Gabrielle de l'Ile, Marie Antoinette de Lanouiller, deux Dells. d'Orvilliers, Margte de Boisvert, Marie Cartier, Pélagie La Morille, Petronille et Charlotte de Croisilles, Cath. de la Veren-
(1) Voir ci-après Notice à son nom.
(2) Les Godefroy de Tonnancourt ont été anoblis de bonne heure. et gratifiés de fiefs et de seigneuries dans le district de Trois-Rivières, Leur ancêtre Jean Godefroy, célébre interprète, resta avec les sauvages, à la prise de Québec en 1629.
(3) M. de la Corne de St. Luc était Commandant en chef des contingents des Nations.
(4) Cette Dile. vint ici de l'Ile Royale, où son père était gardemagasin du Roi.