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vœux qui les concernait directement. Mais à quoi
s’appliquera alors la fondation de Mme. de la Peltrie en faveur de six petites filles sauvages, qu'il fallait élever et entretenir dans toute l'étendue du terme ? La question fut facile à résoudre pour nos Mères ; on en grossira les 930 livres accordées tant par le gouvernement que par Mme. de la Peltrie, pour l'instruction de jeunes filles françaises sans ressources, et la destination en sera ou ne peut plus heureuse.
En eftet, une foule d'officiers et de nobles du pays, ruinés par les guerres incessantes qui avaient présidé à l'établissement et à la formation de la colonie, se trouvaient hors d'état de pourvoir à l’éducation de leurs filles. Si en France même existait précisément à cette époque un pareil état de choses, que l’on se figure la position de ces cadets de famille arrivant sans fortune en Canada, et mis dans l'impossibilité d'en acquérir, dans un pays où l’on trouvait beaucoup plus à faire valoir son fonds de dévouement et de générosité à la cause publique, qu’à angmenter la caisse de ses finances ; —car heureusement, nous n’en sommes pas encore aux jours néfastes des Bigot.
Ce fut donc très-souvent comme à titre de récompenses pour services militaires, que les bourses du gouvernement ou de la noble Fondatrice, même dans le commencement de la colonie, furent appliquées, à peu près comme on le faisait alors en France, à la célèbre maison de St. Cyr, dont une ancienne élève de notre maison, Mme. la Marquise de Vaudreril, était À même de nous donner des nouvelles (1). On comprend facilement que les Ursulines du Canada n’y allaient pas
(1) Mme. la Marquise de Vaudreuil était alors sous-gouvernante des enfants de France. Elle avait laissé dans ce but le Canada en