LES URSULINES DÉ QUÉRESZ
avec la munificence d’une fondation royale, maïs qui sait si, proportion gardée, le bien ne fut pas aussi sensible, l’œuvre étant du même genre ? Il est même curieux de trouver parmi nos élèves sur la fondation, des noms qui se voient sur la liste des Dlles. de St. Cyr. Evidemment, c'étaient les mêmes familles nobles de France, qui venaient ici combattre pour les possessions du Roi, et qui étaient aussi secourues parles pensions du Roi.
Passons en revue quelques uns de ces beaux noms du pays que nos Mères eurent le bonheur d’obliger en une chose aussi importante.
Milles. Marie Anne St. Luc de la Corne, Varennes de la Verendrye, Hertel de Beaulac, Boucher de Grosbois, de la Hay», Chorel de St. Romain, Godefroy de St. Paul, Denis a® la Ronde, M. Anne de Chapt de la Corne, M. Anne Marin, Charlotte Louvière, M. Anne Girard, Dlles. Boucher de Niverville, Daudonneau du Sablé, Aubert de la Chesnaye, de Boucherville, de Celles, de la Chevrotière, Denis de St. Simon, de Gaspé, de Léry, de Biron, de Beaulieu, de la Durantaye, Hertel de la Fresnière, du Souchet, du Buisson, de Villeray, de la Barre, de St. Romain, de Villiers, de St. Germain, de la Martinière, de Couague, du Mont, de Croisilles, de Richardville, de Boisclair, Douville, Couillard des Prés, Gasnier, Corneille, Jutras, Cabanac de Rigaudville, de Louvigny, ete., etc.
Nous dirons au Livre suivant ce que fut St. Cyr, car il n’exise plus Mais si le souffle dévastateur de la Révolutiou l’a ccnsumé, la postérité religieuse a droit da recueillir jusqu'aux cendres d’une aussi belle et grande Institution.
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De petites élèves qui reposent abec leurs bonnes fMaitreses.
Les enfants aux yeux de la Religion forment une classe privilégiée dans la grande famille humaine. Depuis le jour où notre divin Maître et Sauveur les bénissait en disant : “ Laissez les petits enfants venir à moi! Le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent... ” ils sont devenus pour tous des symboles touchants de la candeur qui conserve à l’âme sa droiture, et de cette innocence qui lui ouvre le ciel. Quels ne doivent donc pas être les sentiments d’une Ursuline à l'égard de ces naissants tabernacles de l'Esprit-Saint, elle qui, par vœu, s’est dévouée à leurs intérêts les plus chers ? avec quelle incessante sollicitude elle voit passer du premier âge à l’adolescence, puis à l’état de jeune fille, ces tendres plantes qu’elle cultive pour l'avenir 1 Il est rare en effet que l’Ange de la mort moissonne dans les rangs du pensionnat, il semble en respecter les joies douces et innocentes. (Cependant, dans les années qu'embrasse ce chapitre, de 1700 à 1759, on eut à consigner la mort de quatre de ces charmantes petites filles, qui furent disposées à jouir des divins embrassements de l’Agneau, sous le toit même où elles étaient venues apprendre à l’aimer et à le servir. Leurs tendres parents comprirent si bien leur bonheur, qu’ils voulurent que la mort ne les séparât pas des secondes mères, auxquelles ils avaient confié en toute assurance leur innocence et leur amabilité.
L'avant-veille du jour de l’an de cette année 1756, disent les Annales, notre chère petite Marie-Louise-Angélique, fille de M. Joseph Perthuis, Conseiller au Conseil Souverain de Québec, fut atteinte d’une pleurésie qui l’emporta en vingt-cinq jours. Cette petite n’était âgée que de neuf ans et mourut comme un ange. Avec la permission de Mgr. nous l'avons enterrée au milieu de nous dans notre chœur. ”
‘ Ce même privilége a été accordé dans les années précédentes à trois autres : Mlle des Meloises, fille de M. des Meloises, Capitaine et Chevalier de St. Louis, et nièce de notre chère sœur St, François de Borgia ; elle décéda en 1739, âgée de 12 ans;