PAYS
larmes ;
e grâces t, depuis mndatrice entir au nsolation es dans la t difficiles lime lanlarmes !” vécu ; on Bree -œur avait malades, son tour cinq Jours patrie éterje de l’Inaux. Cette je Agathe paroisse de harles Le
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morte avec joie, Notre-Seigneur lui ayant fait la grâce d'exaucer sa constante prière et de la retirer du monde avant la perte de la colonie. ”
Ce dernier mot peint au naturel, il nous semble, la situation des esprits. On estimait heureuses celles que Dieu retirait du monde, elles du moins ne seraient pas appelées à voir ‘ la dispersion des enfants d'Israël, et à pleurer sur les ruines de Sion ; ”’ tant on était persuadé que l’anéantissement de la domination française en Canada, entraînerait (1) aussi la perte de la Foi, qu’on
y avait apportée et propagée, au prix de tant de travaux et de sacrifices.
$829.—WOLFE DEVANT QUÉBEC ;—LES URSULINES SORTENT EN PLEURANT DE LEUR MONASTÈRE.
Il faut donc, chères lectrices, arriver au dénouement du drame douloureux. De bonne heure au printemps, l’armée d’invasion s’ébranlait aux frontières, et se disposait à étreindre le pays par le nord-est, par le centre et par l’ouest. Pendant que Wolfe se portera de Louisbourg sur Québec, et qu'il fera le siége de cette ville, Amherst sur le lac Champlain, refoulera les Français jusqu’à l'Ile-aux-Noix, à l'entrée de la rivière Richelieu, et Prideaux se rendra maître des grand lacs, contraignant les nôtres à reculer jusqu’au fort Lévis, à l'extrémité est du lac Ontario. Bourlamaque et Pachot lutteront énergiquement à ces derniers postes, et fermeront du moins le St. Laurent à ces deux grandes divisions de l’armée anglaise, empéchant ainsi leur jonction projetée avec celle de Wolfe. Quant au Marquis de Montcalm, secondé par de
(1) On sait quel était à cette époque en Angleterre le fanatisme religieux, exprimé dans toute sa force dans la rigueur des lois
pénales.
Bougainville et de Lévis, il se réserve l’endroit le plus important et le plus périlieux ; la ville de Champlain va devenir une autre Sagonte, qui ne se brûlera pas, il est vrai, car elle est chrétienne, maïs qui triomphera jusoue dans ses défaites.
Les détails de ces faits ne nous appartenant qu’autant qu’ils se trouvent consignés dans nos Annales, nous serons brièves en cette circonstance. En effet, aux affligeantes missives du printemps, l’historienne qui nous a guidées jusqu'ici, a travers les succès et les revers, les espérances et les alarmes de cette mémorable époque, a posé ia plume pour ne la plus reprendre. ‘ Le pays est à bas ! ” Tel fut l’expressif cri de sa douleur, et nous verrons qu’elle n’y survécut pas longtemps. Personne même n’écrit à cette époque de trouble, de confusion et d'angoisse.
Voici comment s’exprime l’Annaliste qni, un an plus tard, retrace les faits qui nous sont particuliers. ‘Nous laissons à nos Historiens la relation des particularités, des peines et souffrances que le pays a ressenties, depuis le 24 mai 1759 ; nous ne nous arrêterons qu'à ce qui concerne notre Communauté, pendant cette année de tribu stions et de misères.
‘ ; yant appris les formidables préparatifs que faisaivnt les Anglais pour envahir tout le Canada, Mor. de Portbriand, notre illustre évêque, afin d’apaiser la colère de Dieu justement irritée contre nous par l'excès de nos péchés, ordonna des prières publiques, qui se firent dans toutes les églises. Nous eûmes neuf jours de suite les mêmes prières, et l’on faisait chaque jour à haute voix, l'amende honorable que Sa Grandeur avait
composée pour l’extrémité où nous étions réduits. Les pénitents étaient en apparence contrits et humiliés ;
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mais nous n’avons pu apaiser le Seigneur, il nous a fallu subir le châtiment que nous nous étions attiré.
‘ Ayant eu des nouvelles certaines que les vaisseaux anglais approchaïent de Québec, nous nous disposämes à mettre en sûreté ce qui nous était plus précieux et nécessaire, comme vases sacrés, ornements, linge et meubles de l’église. Ce qui ne put se mettre dans la voûte, nous le laissâmes à la Providence, espérant que notre maison serait exempte des boulets et des bombes. Mais dès la première décharge des Anglais sur la ville, notre Monastère en fut atteint detoute part. Nous passämes toute la nuit devant le $. Sacrement. Ce fut le 12 dejuillet, après un mois d'attente et d’alarmes, que le siége commença. Le 18 et le 14, il nous fallut chercher un asile, pour éviter la fureur des bombes et des canons, qui ne*nous auraient point épargnées, n'ayant qu'une petite voûte où l’on ne pouvait loger que très-peu de monde. Cependant, dix de nos chères sœurs, ayantàleurtête la Mère Davanne de St. Louis de Gonzague, Dépositaire, eurent le courage de demander à rester pour garder le Monastère. M. Rèche, notre confesseur, M. Callet, prêtre et chanoine, ainsi que M. Barbel, nous firent la grâce de rester avec nos courageuses gardiennes tout le temps que dura le siége, qui ne finit que le 13 septembre.
“ Nous sortîmes avec bien de la douleur, pour nous rendre à l'Hôpital-Général, où les deux Communautés de la ville se réunirent. T'es religieuses de cette digne maison nous reçurent av. une charité parfaite. Elles avaient à exercer cette charité envers bien du monde, car le nombre des personnes qui logeaient chez
elles monta jusqu’à 800.” ‘ Le lendemain (25 juillet), (1) à six heures du soir,
(1) Il faut remarquer ici que le Récit des Hospitalières ne s'accorde
dit la Relation de l'Hôpital, nous vîmes dans nos prairies les Rév. Mères Ursulines, qui vinrent à pied, saisies de frayeur, les bombes et les boulets ayant percé en plusieurs endroits leurs murailles..…..Nous ne les reçûmes pas avec moins de tendresse et d'affection que nous avions reçu nos chères Hospitalières.”
Ce fut donc À l'heure de la récréation du soir, que nos Mères quittèrent en pleurant leur cloître, pour traverser la ville et se rendre à pied chez leurs charitables hôtesses. Il n’était plus ce bon vieux temps où, montées en charette à foin, les Ursulines allaient visiter leurs champs à la ‘petite rivière,” prenant joyeusement leur léger repas à l'ombre des sapins et des cèdres, et tombant au retour dans les aimables filets de leurs chères sœurs Hospitalières ! En se rendant aujourd’hui sur les mêmes lieux, c’est pou*fuir la mort, pour pleurer sur les m£ ‘: de la patrie et prier pour sa délivrance !
$30.— Le 31 JUILLET ;—COUP-D'ŒIL A L'INTÉRIEUR DE L’HOPITAL- GÉNÉRAL ;—SPECTACLE QU'OFFRENT QUÉBEC ET LES ENVIRONS.
Les Angiais bombardaient la ville depuis plus de deux semaïnes, quand ils tentèrent de forcer les lignes francaises, à Beauport, en attaquant l’aîle gauche de
pas avec le nôtre, quant au jour précis où nos Mères se rendirent chez elles. Le premier a fixé l’arrivée des Ursulines à N. D. des Anges au 25 juillet; notre Récit nous apprend que l’on commença a faire feu sur la ville le douze, et il semble indiquer que ce fut le 14 peutêtre aussi le 15, que nos Méres se rendirent à l'Hôpital. D'ailleurs, c'est un fait historique que le siége a duré 60 jours, et le calcul ne serait pas juste si le feu n’eut commencé que le 24 juillet.
Nous avons été longtemps à nous accoutumer aux chiffres de l'époque ; le chiffre 1, surtout, se prend facilement au premier coupd'œil pour un 2. Lu. différence vient peut-être ici d’une méprise de cette nature. Si on iit 15 au lieu de 25, les deux récits s'accordent.
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l’armée de l'Ange à Pos t élevé des batteries à sur la plage taûts nglais se déployèrent en face rivière MérMiioténe que 2000 autres remontaient la à"dos nos troupes. Mais k or à gué, et prendre furent si multipliées et si CRENARRS tourbillonnant pêle-mêle, fur ee, que les ennemis, d’un orage qui survint j DENT HER Le) vbtee M Di S pour 8e rembarquer en toute atatetré 0 sseaux 5 dix pièces de canon Ce comb dE ” are à DE “ os avait eu ses victimes ; nos soldats neige aie urent transportés à l'Hôpital, où des Hospitalières ps . grand cœur les fonctions charité, « ne … lessés anglais reçurent la même ea Er) ne des sauvages, qui voulaient quelqu’idée de l’état où sn à . a: Pour avoir les intéressants détails qui oies PHoprialiliatiire dou” Hospitaliines +. qui suivent dans le récit même date nan rt Plusieurs de nos familles et à se retirer chez no e pouvions refuser, demandèrent Re one ie se trouvant plus à portée de encore trouver pla et leurs enfants blessés. Il fallut était hors de * Le He Comme notre maison peuple ne PE à d à arlene ennemie, le pauvre nette Re refugier ; toutes les dépenrrange et tout ao : maison domestique, étable a en suit, les greniers mêmes, de faire M en Lodel obligés des grabate de - ee pour les blessés, étaient pleins es pauvres malheureux.
L'unique
(1) M. notre A . u , x nr ou ions possède un morceau de bois de ché re x vaisseaux échoués par les Anglais vi as en ourville pour servir de batteri À glais vis-à-vis la ces vaissea e batterie. Une partie de 1 ux est encore visible à marée bass de la coque de ee
consolation que nons goûtions était celle de voir presque tous les jours, quoique mourant, Mgr. notre Evêque, venir nous exhorter et nous encourager à ne nous
point relâcher dans nos travaux... Il ne voulut
jamais se retirer d’auprès de son troupeau tant qu'il eut
l'espérance de le sauver ; il se logea chez le curé de
Charlesbourg, à une lieue de Québec ; il permit aux
Aumôniers, que nous avions en nombre, de dire la
Ste. Messe dans notre chœur, l’église étant occupée par
les blessés. Tout le peuple des environs, qui n'avait
plus d’autres ressources pour le spirituel, y assistait
avec nous, ce qui faisait que nous avions grande peine
à y trouver place aux heures destinées pour l'office.
Nous eûmes la consolation de réciter l'office, tant que dura le siège, les Ursulines d’un côté et les Hospitalières de l’autre, sans que cela préjudiciât aux services qu'il fallait rendre jour et nuit aux malades. Le seul temps de notre repos était celui de l’oflice divin, encore étaitil bien interrompu par le bruit des bombes et des boulets. Nous avions avec cela plus d’un ennemi en tête ; la famine, toujours inséparable de la guerre, menaçait de nous réduire à l'extrémité. Plus de 600 personnes dans notre maison et aux environs, partageaient avec nous le peu de vivres qu'on nous faisait passer des magasins du Roï, qui étaient à la veille d'en manquer pour nos troupes... ?
‘ La consternation et l'inquiétude de tout ce monde étaient peintes sur tous les visages,” dit notre Récit. Le coup-d’œil au dehors n’était pas moins afligeant, Si l'Hôpital-Général était à l'abri des projectiles, il ne l'était pas du spectacle navrant qu’offraient la ville de
Champlain et ses environs. ‘ Dès le commencement du siége, continue notre Récit, la Basse-Ville fut changée en un monceau de ruines. Les campagnes furent
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comme x retentissement dans tous ces cœurs afili one on 1sés !
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quelque personne chère ! a mort à