JA, MURRAY
‘4 À Mme. la Supérieure des dames Ursulines.”
La lettre suivante est encore plus obligeante. On voit que le gentilhomme anglais savait fort bien tourner un gracieux compliment dans le langage de ses anciens amis du Canada.
‘“ Londres, 23 avril, 1767.
‘“ Mesdames,
“ J'ai reçu les jolis objets que vous m'avez envoyés : ils sont assurément très-estimables en eux-mêmes, les mains qui les ont travaillés étant conduites par l'adresse et le bon goût; mais ce présent tire son principal prix d’une autre source :—des sentiments des personnes dont je le tiens. C’est leur attachement que je considère, et dont je fais le cas qu’il mérite.
“ Je n’avais pas besoin, Mesdames, de cette nouvelle preuve de votre part pour en être convaincu. Durant mon séjour en Canada, j'ai eu mille occasions de le connaître ; j'y suis sensible comme je le dois être, et ce seka icwiours un grand plaisir pour moi de
pouvoir vous le prouver.
‘ Je suis persuadé que vous continuerez à jouir de la tranquillité et du bonheur que vous méritez ; c'est la récompense de vos vertus et le fruit de votre irréprochable conduite. Ce sont elles qui vous concilient, Mesdames, l'estime et la confiance de tout le monde. Continuez à en jouir: pour moi, rien ne saurait me flatter davantage que de trouver l’occasion de vous marquer la considération et l'attachement avec lesquels,
“ J'ai l'honneur d'être, Mesdames, ete.