‹ Les Ursulines de Québec, depuis leur établissement jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 23 sur 70 · RE JE · texte numérisé non relu

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Deux princes de l'Église, “ ce qu’on n’eût jamais os6 espérer,” dit l'Annaliste du cloître, ‘venaient relever l'éclat de cette inauguration, que de déplorables circonstances n'avaient déjà que trop retardée. Cette fête coïincidait admirablement avec le huitième anniversaire du sacre de Mgr. Briand. Le digne évêque de Québec célébrait donc, le cœur plein d'émotion, la triple solennité du jour. Voici en quels termes il présenta alors à son peuple son nouveau coadjuteur,

“N'étant pas moi-même universellement reconnu selon tous mes droits et en possession de mon siége, j'attendais avec confiance de la part de notre Dieu des jours plus calmes et plus sereins. Ils sont arrivés, ces jours heureux, je suis entré en Sion ; j'ai chanté les louanges du Seigneur dans l’église qu'il m'avait destinée ; j'y ai oftert à sa gloire le sacrifice de son Fils pour mes chères ouailles... Voilà un nouveau pasteur que je vous donne, un autre moi-même...Plein de confiance en la miséricorde de mon Jésus, sans être arrêté par la multitude de mes péchés, je me présenterai devant son redoutable tribunal, en pensant que je ne vous ai pas laissés orphelins, que je vous ai donné un zélé pasteur, un prudent et vigilant évêque, qui réparera mes fautes et vous conduira plus sûrement au port du salut...”

C'était un vrai triomphe que l’épiscopat, prenant en ce pays de si profondes racines; mais ce triomphe ne s'était pas obtenu sans bien des luttes. La nomination d’un coadjuteur étant une mesure presque indispensable à la perpétuité du sacerdoce, dans un diocèse aussi lointain, Mgr. Briand n'avait pas reculé devant la difficulté de l’entreprise. Ayant jeté les yeux sur M.

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