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se trouvèrent satisfaits pour un temps. Cette mesure publiée en 1791, eut son plein effet l’année suivante, sous la lieutenance du général A. Clarke. Ce dernier n’administra pas longtemps la province; car le 20 novembre 1793, après avoir été comblé d’honneurs en Angleterre, nous arrivait pour la quatrième fois lord Dorchester, avocat infatigable de nos légitimes libertés. ‘Il amenait encore avec lui sa famille, et fut reçu avec un redoublement de joie, de la part des grands et du peuple. Milady nous honora aussitôt de sa visite avec ses enfants, et nous témoigna la même affabilité et bienveillance que par le passé.”?
Nous ne pouvons résister au désir de laisser entendre les joyeux élans du peasionnat en cette circonstance. Voici le compliment qui servait de thème à des chœurs
triomphants. Clio, muse qui par ta lyre Transmets des héros les portraits, Descends vers nous et nous inspire De celui-ci quelqu'un des traits.
2 4 Grand dans la paix, grand dans la Notre Titus, à la révolte Et partout, pacificateur, [guerre, Nous arrache par sa douceur ; Dans l’un et dans l’autre hémisphère Que de lauriers il rralte ! Dorchester sait unir les cœurs. N'est-il pas un plus graud vainqueur ? 3 5 Wolfe, en conquérant la province, Il a le glaive de Bellone, Accompagné de la terreur, Des Grâces il a les attraits ; Mérita du gracieux Prince Sice n’est Mars qui le couronne, Le nom de Héros, et l'honneur. C’est qu'il veut l’être par la Paix.
La jeune Dile. à fait sa partie ; c’est maintenant le tour d’une toute petite, qui salue gracieusement et dit avec une candeur qui ravit :
Dorchester, milord aimable, Accepte nos compliments :
On aime, on trouve agréable
Tout ce qui vient des enfants.
Flatter et feindre, à notre âge, Tu le sais, nous l'ignorons ; Aïmer est notre partage ;
Oui toujours nous i'aimerons !
Une autre élève s’avançant :
A Milady, rendons hommage
Du tendre soin qu’elle a pour nous;
Si ce devoir est un usage,
Nos cœurs trouvent qu'il est bien doux.
Recevez ces roses nouvelles Sous votre bienfaisant empire
Des mains de la tendre amitié : Nous coulons les jours les plus beaux ; Toutes les offrandes sont belles Le savoir et vous le redire
Lorsque le cœur est de moitié. Sont des plaisirs toujours nouveaux.
A son retour des frontières, lors de la guerre américaine, les habitantes du cloître, par l'organe de leurs élèves, avaient salué le gouverneur bien-aimé du compliment suivant:
Enfin brille à nos yeux, illustre Personnage, L'éclat de ces beaux jours, dont sans cesse l’image Présente à nos esprits, allumait dans nc3 cœurs
Le désir de te voir sur le char des honneurs. Toujours nous nous flattions de la douce espérance De te faire agréer notre humble révérence,
Et de te témoigner, dans ces instants heureux, Nos plus beaux sentiments, nos souhaits et nos vœux. Nous te voyons ici, c’est pour nous une fête ;
Du plus grand Général nos cœurs font la conquête ! Laisse-nous donc chanter tes vertus et ton nom, Prenant un doux repos à l'ombre de tes dons.
Oui, sage Gouverneur que la gloire décore,
En toi, nous admirons des plus beaux jours l'aurore. A ton aspect riant, nos nuageux climats
Au ciel le plus serein vont livrer des combats.
Sans craindre le fracas d’un meurtrier tonnerre
Les échos chanteront : La paix sur cette terre ! Carleton, ce héros, en père règne encor,
11 porte dans sa main le nouvel! age d’or !
Règne donc parmi nous, contente nos souhaits, Règne content de nous, et vis longtemps en paix.
Après deux années d’une administration sage et
empire
les plus beaux ; dire
urs nouveaux.
erre améri- 1e de leurs mé du com-
œux:.
n sage et
HISTOIRE DU MONASTÈRE. 2e0
bienveillante, au mois d'août 1795, lord Dorcheste: :+ sa famille s’éloignaient pour la dernière fois de nos plages.
Ce généreux ami emportait bien des sympathies au delà des mers. Il est un fait remarquable, c’est que les gouverneurs anglais qui eurent le bon esprit de chercher à connaître par eux-mêmes le peuple canadien, sa religion, ses institutions et ses mœurs, furent en conséquence de leur impartialité même chéris et obéis au delà de leurs espérances.
Au sujet de lord Dorchester, des personnes dignes de foi, décédées parmi nous ces années dernières, nous ont assuré qu'il aimait à tel point les simples habitants, qu'il Se rendait au milieu de nos bourgades catholiques pour voir de plus près ce peuple dont il voulait être le père et l'ami. Le village de St. François du Sud qu’il honoraït ainsi un jour de sa présence, ne trouvant pa: de salle assez vaste pour les populations qui accouraient de toutes parts vers ce gracieux gouverneur, ff la réception sous un pavillon champêtre orné de supirs, dressé en face de l’église paroissiale.