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les misères de 1a fondation et dont l’une prolongea sa ‘ laborieuse carrière jusqu'à l’anmée 1695. Ces véritables mères de notre fumille religieuse sont dignes de servir de modèles à toutes celles que la divine Providence amènera sur ce rocher de Québec pour y continuer l'œuvre des Ursulines, voilà ponrquoi nous sommes entrée dans un plus ample détail de leurs travaux et de leurs vertus.
Il nous reste à démontrer que ce précieux héritage a été fidèlement recueilli et exploité, et c’est ce que nous nous efforcerons de faire succinctement, jouissant d'avance des délicieux récits que nous avons à offrir à la piété de nos lectrices.
A l'année 1700 où nous nous sommes arrêtée, une supérieure canadienne gouvernait le Monastère. Grâce à l'esprit profondément chrétien puisé dans la mère-patiie, et développé ici au contact du dévouement et du sacrifice, le Canada sera désormais assez fort et assez religieux pour recruter ses communautés de femmes ; il donnera même au service de Dieu les enfants de ses premières familles, On verra ces courageuses jeunes filles, l'œil fixé sur leurs devancières, rivaliser d’ardeur dans les voies de, la sainteté, et soutenir l’œuvre avec un courage invincible au milieu des orages du XVIIIe siècle.
Il est un autre fait qui ne manquera »as de frapper l'attention de nos lectrices, car il ressort de toutes nos traditions monastiques où se rencontre une si jaste appréciation des hommes et des choses. C'est que de tout temps les Ursulines, fidèles à l'esprit de la fondatrice de l’ordre sainte Angèle, ont eu à cœur de marcher avec les besoins du ‘pays où elles se trouvent. Le cloître n’est nullement un obstacle à ce progrès, il le favorise au contraire par le
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calme où il permet de considérer toute chose. Ajoutons que l'élève, moins distraite par les bruits du dehors, est en mesure d'entendre mieux et de graver plus profondément dans son cœur, les leçons pratiques qui doivent la guider dans la vie, pour son propre bonheur et celui de la société au milieu de laquelle elle sera appelée à vivre.
Nous poursuivrons cette Histoire avec la même bonne volonté, tenant à la fidélité si bien appréciée de l’annaliste, tout en utilisant les nombreux manuscrits de nos archives. Que nos lectrices veuillent bien nous tenir compte des difficultés de notre tâche ; que de temps en effet l’on conconsume à s'assurer de l'exactitude “ d’une date, d’un fait, d’un nom, d’un détail, qui marque et qui parle ! ”
L'histoire de notre Monastère continuera d'être “ intimement liée à l’histoire de la colonie,” et à démontrer la justesse de ces remarques du R. P. L’Hermite, déjà citées dans l’Introduction : “ L'histoire des Congrégations religieuses est une des parties les plus intéressantes de l’histoire de l'Eglise. Ces familles pieuses, composées de personnes travaillant aux mêmes œuvres et obéissant aux mêmes lois, ont une importance des plus marquées dans le monde catholique... Aussi, c'est un bonheur pour qui aime l'Eglise de parcourir les annales de ces divers corps religieux...Le cœur est à l'aise dans cette atmosphère de piété, l'esprit lui-même gagne à cette lecture et recueille au passage mille détails historiques. C’est là un privilége du récit religieux. Il touche aux faits les plus instructifs, il est allié à tous les souvenirs et a tous les noms illustres de l'Histoire.”
Ps TRS . +