LES URSULINES DE QUÉBEC, S17.—UN PRODIGE VIVANT
Dans le cours de l’année 1738, on amena à Québec une femme l'oquoise âgée de 130 ans, Elle était venue ici sur l'invitation de M, de Beauharnais, gouverneur, qui dcsirait beaucoup voir ce prodige de longévité, Après avoir été reçue avec honneur au château Saint-Louis, elle vint rendre visite à nos Mères, qui ne pouvaient se lasser de la voir et de l'entendre, “ car, dit le Récit, elle ave it l'esprit aussi sain, et répondait à tout avec autant de bon sens, que l'aurait pu faire une personne qui eût eu un siècle de Cette visite fut des plus intéressantes pour la Quel plaisir pour nous de l'entendre ra-
moins, Communauté, conter les circonstances de l’arrivée en ce pays de nos vénérables Fondatrices !” Elle était certainement la seule personne existante qui en eût été témoin. Cette femme sauvage qui avait participé ce jour-là à la joie publique, s’extasiait encore, paraît-il, au souvenir de ces filles vierges qu'elle avait vues quatre-vingt-neuf ans auparavant, et les détails qu’elie en donnait étaient en tout point comformes aux traditions du Monastère,
La bonté de la Providence fut singulièrement remarquable à l'égard de cette femme sauvage, Une cinquantaine d'années après l’arrivée de nos Mères, elle vivait an milieu des siens dans un des cinq cantons Iroquois, où elle était maîtresse de sa cabane et respectée des braves de sa tribu, Elle eut alors occasion d'exercer envers le R, P. Milet S. J., missionnaire chez les Iroquois, un acte de charité quiattira sur elle et sa famille les bénédictions du ciel.
On se souvient des supercheries dictées par la cour de Versailles, et de l'enlèvement des députés Iroquois par le
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