S19.—LES CLOCHES DU MONASTÈRE
Les cloches du Monastère !...….., Y a-t-il au monde une âme assez apathique pour être insensible à l'influence mystérieuse des cloches, de ces cloches de nos églises qui ont recu pour mission de parler au cœur des fidèles, à toutes les heures du jour et à tous les âges de la vie. Leur voix, touchante ou sonore, répond à tous les besoins du cœur et à toutes les aspirations de l’âme. Est-il l’heure de se réjouir d’un événement heureux ? Les cloches nous préteut leurs fortes voix, et font partager à toute une population l'élan qui nous fait tressaiilir. Pleurons-nous la perte d’une personne qui nous est chère ? Les cloches mélent alors leurs plaintifs soupirs aux gémissements de
notre âme, allégent ce semble notre fardeau, en portant
vers les cieux le triste retentissement de la douleur qui nous accable,
Mais indépendamment de toute association religieuse, les cloches peuvent exercer une grande influence sur les peuples, et cette vérité n’a pas été incomprise chez les spirituels descendants de cette ancienne et vaillante race normande et saxonne, qui se partage aujourd’hui la terre d’Albion. Le célèbre Charles Dickens, (1) un des écrivains contemporains les plus populaires de la Grande-Bretagne, en décrivant au seul point de vue moral, l'influence des cloches sur l'esprit du peuple, à fait un conte charmant et
digne d’être traduit dans toutes les langues de l’Europe.
Et qui ne connaît l'effet magique qu’exerce la eloche sur les populations rureies de nos riantes compagnes ? Qui ne sait aussi la part qu’elle a, dans lPextension si dési. rable de cette partie intéressante et morale de notre race Canadienne-Francçaise ? Qu’un prêtre colonisateur prenne le devant avec cette arme de nouvelle espèce, qu’il ébauche une chapelle rustique, qu'il suspende sa cloche à portée d’être entendue des bûcherons sur leurs terres nouvelles, et qu'il sonne... Si l'écho s’est répandu au loin dans la forêt, vous verrez presque se renouveler les effets merveilleux de la lyre enchantéo d’Orphée. A cette voix qui réunit tous les souvenirs les plus chers du village natal, ct
qui annonce la présence de l’homme de Dieu, sortent des bois dans toutes les directions, de forts et vigoureux jeunes Ils s'arrêtent en présence du clocher improvisé,
gens.
La joie est à son comble: un prêtre, un commencement de chapelle, et une cloche pour les y réunir! L'avenir du
canton est assuré ; les colons s’y fixent, et bientôt l'endroit
(1) Voir Contes de Noël : Voix des cloches.
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tonne un missionnaire Canadien qui, à lui seul, en a organisé ainsi plusieurs. Ce n’est done pas là, chères lectrices, une fiction poétique et ingénieuse, c’est une réalité qui met dans un beau jour les instincts de nos religieuses populations, et la puissance de cette voix qui parle du haut des airs.
Mais venons-en plus particulièrement aux cloches du cloitre, et disons que, quel que soit ailleurs l'effet produit pu ces voix sonores qui dominent le temple sacré, ce n’est qu'a Monastère qu’on leur rend ce culte de soumission d'où dépend le bon ordre. La cloche est pour nous une autorité qui nous rassemble ou uous disperse, nous commande le travail où nous permet le repos, dispose à la prière et ordonne le silence.
— Eh bien ! diront peut-être ici nos lectrices, raconteznous done l’histoire de vos cloches, et apprenez-nous d'abord ce que devint celle dont la très-honorée fondatrice, Mine de la Peltrie, fut si longtemps la gardienne fidèle, et qu'elle sonnait si régulièrement, à l’intérieur du Momastère, que tout y allait comme le rouage d’une horloge ?— Hélas ! ici euvore il nous faut dire que l'incendie à deux fois tout détruit! La plus ancienne cloche dont nos annales fassent mention, est celle qui fut envoyée à nos Mères vers le C'était un don de Mme du Tronchet, amie intime et constante, “qui dans nos dé-
temps de la seconde restauration.
astres s'appliquait à réparer les pertes les plus sensibles.”
Ce ne fut cependant que plusieurs années après, (1704), que ectte cloche fut inaugurée avec les solenuités ordi-
naires, dans le clocher sis au centre de l'aile Saint- Augustin (1). Assistons à son baptême,
“ Le 2 décembre 1704, dit le Récit, M. Glandelet, V.G, doyen du Chapitre et supérieur du Monastère, a fait la cérémonie de la bénédiction de notre cloche, Madame * marquise de Vaudreuil et M. de Beauharnais, intendaït, ont été purrain et marraine, Elle a été nommte Marie-Joseph-Louise-Marguerite. Ils entrèrent lun ot l’autre après la cérémonie et firent au milieu de nous la collation. M. de Beauharnais, suivant l'usage du Rituel, donna quatre aunes de satin pour habiller la cloche.”
Pendant vingt ans, il n’y eut au Monastère d'autre cloche que celle que nous venons de faire connaitre, et qui existe encore. Mais quand Péglise et le chœur actuel furent terminés, il fallut une voix plus imposante pour inviter aux solennités, et c’est à cette occasion que notre Récit donne les intéressants détails d’un autre baptême, “ Le G janvier 1724, on fit la bénédiction de notre grosse cloche, dont le parrain et la marraine furent M. Bévon, fils de notre intendant, et Mlle Louise-Elisabeth de Vaudreuil, fille aînée du Gouverneur, Par égard pour eux, la cérémonie eut lieu dans le chœur des religieuses, qui était chauffé par un poële. M. de Varennes, vicaire général, fit la bénédiction, et grâce à ses soins tout se fit avec une grande solennité, La cloche fut nommée Joseph-Michel-
Louise-Elisabeth. Le parrain et la marraine donnèrent chacun une pièce de batiste fine pour étrennes à cette nouvelle eloche.”
Entourée de tant d’honneurs à son berceau, qui ne
1) Cet ancien clocher qui domina longtemps le voisinage, fut Il ]
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croirait que Joseph-Michel-Louise-Elisabeth dût être à l'abri de toute vicissitude et de tout malheur ? Il n’en fut pas ainsi cependant ; trente ans plus tard, le 4 décembre, sur les neuf heures et demie du soir, une horrible tempête qui ravagea le pays pendant environ deux heures, emporta en entier le clocher de notre église, et le lendemain, la cloche infortunée fut trouvée gisante sur le soi glacé ! Comme elle en avait été quitte pour sa chute, on répara aussitôt la ruine, et la pauvre Joseph-Michel-Louise- Elisabeth fut de nouveau installée sur son trône, où elle continua pendant vingt ans à faire les honneurs de sa charge. Mais eutin la vieillesse impitoyable étendit aussi sur elle cette muin qui flétril, sa voix s'altéra, et “tout à coup, dit le Récit avec une parfaite harmonie imitative, elle sonna comme une vieille chaudière.” Comme cela n'était pas réjouissant, au témoivnage de l’annaliste, il fallur songer à descendre des ses hauteurs, après un demi-siècle de gloire, l’agonisante Joseph-Michel-Louise-Elisabeth.
Celle qui allait être inaugurée en 1774, devait, paraît-il, comme tout ce qui doit durer en ce bas monde, fonder sur l'épreuve ses longs jours de prospérité. Eu effet, deux mécomptes successifs signalèrent son avénemeut, “ Nos anciennes Mères, ajoute le Récit, nous avaient toujours dit que la cloche défunte pesait 300 livres, et l’on n’hésita pas
à en demander une de 350 livres, (poids anglais), à deux
chelins la livre. Mais quand la première eloche fut descndue, il se trouva qu’elle pesait à peine 200 livres, L'erreur était considérable et nous oecasionna beaucoup plus de trouble et de dépense, Tout était enfin disposé pour la bénédiction, quand un nouveau contre-temps vint marquer son baptême ; Mgr qui s'était engagé à faire la
cérémonie, se trouva indisposé, Cependant, comme nous désirions fort que la nouvelle cloche se fit entendre à la procession C__ Saint-Sacrement, le lendemain, M. Hubeit, supérieur du Séminaire, fut député pour en faire la béncdiction, Ayant choisi pour marraine Mlle Hubert, sa
cousine, il vint en toute hâte, et fit la cérémonie privément
au bas de l’église, On donna à la nouvelle cloche le nom de Jean-Olivier. On trouve sa voix belle, continue le Récit, mais elle est un peu difficile à mener.” Ces derniers mots nous frappent, car encore aujourd’hui, on convient généralement que la douceur n’est pas son fort, ayant été depuis son installation, il ÿ a plus d’un siècle, un salutaire exercice de patience pour toutes les générations de novices qui se sont succédé au Monastère,
Muis laissons à la vigoureuse Jean-Olivier ses gloires futures, et revenons à 1759 ! C’est au son de 1: voix plus argentine de notre gracieuse Joseph-Michel- Louise- Elise. beth, encore à cette époque dans toute la fraicheur de la jeunesse, que s'ouvre la fête solennelle du
Centième Anniversaire,
Depuis longtemps se préparait au Monastère la fête centenaire, et la pensée de rendre ce jour le plus solennel possible, n'avait pas peu contribué à hâter l'achèvement des constructions qui se poursuivaient depuis près de trente ans. Enfin, tout était au grand complet ; les travaux des trois dernières années s'étaient concentrés sur le sanctuaire, comme à la source d’où avaient jailli et d’où jailliraient de nouveau les grâces les plus précieuses. Le retable et autres ornements d'architecture, tout avait passé pièce à pièce, à l'intérieur du Monastère, sous la main de nos habiles doreuses, et c’est à l'éclat que devait jeter cette
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abondante parure d’or voulue par le goût du temps, et rendue plus étincelante encore par la réverbération d'innombrables luminaires, que nous allons assister au centième anniversaire de notre fondation,
Afin que vous puissiez mieux apprécier la piété vive et touchante qui fit les apprêts de ce jour, nous vous laisserons parcourir à loisir, chères lectrices, la naïve description que nous en à laissée le Récit,
“ Pour nous disposer à la célébration de notre centième année, eb afin qu’elle fût pour notre Communauté le motif d'un plus parfait renouvellement, en marquant à Dieu notre reconnaissance des crâces sans nombre qu’elle a recnes depuis un siècle, le premier jour d'août de l'année 17358, on nous fit une exhortation très-propre à nous inspirer la ferveur dont nos premières Mères étaient remplies, aussi bien que leur zèle pour l'instruction de la jeunesse et la conversion des pauvres sauvages ; travail dans lequel elles
se son consumées,
“ Pénétrées done de la plus vive reconnaissance envers Dieu, nous nous déterminimes à la lui témoigner par des prières extraordinaires, et nous en faisions à la fin de presque toutes nos observances communes. Tous les premiers vendredis du mois, trois d’entre nous cardaient le silence tout le jour; outre cela nous faisions des mortifiions et plusieurs autres actes de vertus. Toutes nos jeunes sœurs voulurent faire les exercices de ‘a Passion, chacune s’en acquittant de son mieux, pour toucher le ciel et pour en attirer la continuation des divines miséricordes sur notre maison. Enfin à l'approche du grand jour, le ler août 1739, jour auquel Mme de la Peltrie notre diune Fondatrice, notre vénérable Mère Marie Guyart de lIn-
carnation, la Mère Marie de Savonnières de Saint-Joseph et la Mère Cécile Richer de Ste-Croix, arrivèrent à Québec, toute la Communauté alla en retraite. La rénovation des vœux avait été remise à ce jour, au lieu d’être faite à l'ordinaire à la troisième férie de la Pentecôte.
“ Ce jour-là aussi bien que les deux suivants, aurait dû être destiné à notre solennité, si la mort d’une ancienne et vénérable Mère, ne nous eût obligées de la remettre au {me du même mois d'août, fête des saintes Reliques. Quelques jours auparavant, la solennité de notre centième avait été annoncée au peuple, ainsi que lindulgence qui nous avait été accordée par notre Saint-Père Innocent X, tant pour nous-mêmes, que pour les fidèles qui voudraient bien y participer, La veille de la fête, à midi, les cloches de la cathédral se joignirent aux nôtres pour annoncer à toute la ville la célébration du lendemain, ce qui fut continué durant les trois jours avec la même solennité,
“ Le premier jour de la fête, les messieurs du Chapitre nous firent l’honneur de venir chanter la grand’messe, les vôpres, le salut et le “Te Deum” à la fin. Le lendemain, les messieurs du Séminaire nous firent la même grâce, Le troisième jour, ce furent les RR. Pères Franciscains qui firent les honneurs de la célébration. Ils venaient tous en procession chantant le “Te Deum,” et ils s’en retournaient dans le même ordre, au son du carillon de la cathédrale et du nôtre. Les RR. Pères Jésuites prêchèrent les trois jours.
“ Quant aux aumônes, nous n'en ferons pas mention ici. Nous avons traité de notre mieux le clergé, ainsi que les deux communautés de religieux, Le concours fut très-crand dans notre église durant les trois jous; le peuple étant attiré par la présence du Srint-Sacrement
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qu'on exposait dès quatre heures du matin, et qu'on ne remettait dans le tabernocle qu'à cinq heures du soir, L'église était richement ornée saus emprunt, et toutes les personnes de bon goût se sont accordées à en louer la décoration, Les murs, nouvellement blanchis, étaient ornés de beaux tableaux, Dans la grande grille étaient suspendus six euls-de-lumpes argentés, et d'ane structure particulière ; ils portaient chacun quatorze cerges, et le tout produisait un très-bel effet, Uu grand lustre tait suspendu devant l’arcade de la chapelle du Sacré-Cœur, et un autre portant aussi vingt deux lumières était dans la nef, Le nombre des cierges qui brûlaient durant le salut du Saint-Sacrement, était de quatre cents, ycompris ceux de l'autel du chœur, qui était magnifiquement paré, Entre les trois statues qui ornent le portail de notre Eglise, nous avions fait attacher une tapisserie, sur laquelle étaient placés les portraits de madame notre Fondatrice et ceux de nos véuérables Mères, compagnes de sa généreuse entreprise. Au bas de chacun de ces tableaux étaient des pièces de poésie qui les d'signaient, et faisaient connaître une partie de leur grandes actions. Un apologue au peuple y tenait son rang, et le tout était à portée d'être aisément lu. Les cadres des tableaux aussi bien que les sentences Ctaient noir et or, Nous avions hit planter devant le portail de Péglise nombre de sapins, qui'offraient le plus bel aspect et l’ombrage le plus agréable.
urant ces trois jours, des messes se célébraient sans in-
“ruption à tous les autels, depuis 4 heures du matin usqu'à midi,
“ En pouvions-nous trop faire pour marquer notre reconhiissance au Seigneur, pour les bénédictions versées ave
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tant d'abondance sur notre maison depuis son Ctablissement ? Ce motif nous porta aussi à nous défaire d'une partie de l’argenterie de notre infirmerie, pour faire une lampe pesant quatorze marces (11, car ce meuble manquait notre chapelle depuis notre fondation en ce pays. Euln cette solennité fut terminée par une grand’messe que les sauvages vinrent chanter dans notre Cglise, après laquelle ils se réunirent au parloir pour haranguer les religieuses, qui les payèrent de retour par un beau et bon festin Comme nos chères sœurs décédées ne devaient jas être exclues de cette fête, nous fimes dire quinze messes, tant pour le repos de leurs âmes, que pour remercier Die de ses grandes miséricordes sur notre Communauté, et pour lui en demander la continuation.”
Rien à la vérité ne manquait à cctte belle fête que h présence du premier pasteur, Mgr Pierre. Herman Dosquit, qui avait gouverné le diocèse en qualité d’évêque de Québec depuis l’année 1733, était alors en France, où i venait de résigner sa charge (piscopale.
Nos lectrices auront du plaisir, il nors semble, À retrouver ici quelques-unes de ces poésies dont il est park plus haut, naïves effusions d’une muse plus aimab'e « dévote que correcte ; qu'importe, quand c’est le cœur qui parle ? Nous ne saurions nommer l'auteur de cs strophes, mais le style fait preuve de son affection pour h maison, et de sa vénération jour les Fondatrices,
Qu'il fait beau voir tant d'âmes intrépides De j'océan affronter la fureur,
Et s'élancer sur les plaines linuides
Pour la seule gloire du Dieu de leur cœur !
(1) Ancien poids de huit onces.
Une a se fait fo:
tère !
Religieus
Rév, Mèr
« « te « U « « « LL “6 « « 4 6
établissefuirve d'une
Depuis cent ans, combien d'âmes ferventes Les ont suivies en regardant lu Croix ;
Et duus le bien se sont montrécs constantes * faire une Pensant combien on l'était autrefois ! manquit à À
Et n'est-ce pas leur exemple admirable
Qui sous ces toits perpétue aujourd'hui,
Ce qu'on y fit de saint et de louable
ès laquelle Tandis qu'encore Zlles en étaient l'appui ? religieuses, Faites, Seigneur, qu'en ce iien, d'âge en âge,
Lys Euñu sse que les
bon festin La vertu qui en a fait l'ornement, Se renouveile, augmente et se propage,
as être Natr ne" Rendunt cet œuvre à jamais florissant !
nesses, tant ercier Dieu Une autre sentence en poésie et plus précise encore,
mupauté, ét WE s° fait fort de résumer en six lignes l'Histoire du Monastère !
fête que Ni Depuis cent ans, cette maison nan Dosquit, N'a pas cu besoin de réformes ; d'évêque de Eu veut-on savoir la raison ?
‘rance, où il C'est qu lle fait tout. dans les formes, Et que à eù tout va bien, L'on se défend de changer rien !
s semble, n til est quil Religieuses dont se composait la Communauté en 1739. # SL L'dnit
aimab'e € Ré. Mère M.-Mad. Amiot de lu Conception, est le cœur M.-Elisabeth d'Ailleboust des Musseaux de uteur de ei Ste-Croix, etion pour à Louise-Rose de Lanaudière de Ste-Catherine, ces. M.-A. Robineauu de Bécancour de la Trinité, M.-Mad. Drouard de Suint-Michel, Jeunne Chorel de Saint- Romain de Ste- Ursule, Angélique Roberge de Ste-Marie, Geneviève Boucher de Saint-Pierre, Françoise de Hertel de Suint-Eœupère,
cran. tn amer RE TE.