‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 95 · LA FON · texte numérisé non relu

LA FON

t donc disette époque concernait la fonda.

six petites dans toute à résoudre 8 accordées, eltrie, pour ressources, se.

pays, ruinés

à l’établis-

vaient hors Si en France bareil état de s cadets de s dans l’imon trouvait ouement et rmenter $e5 S encore aux

Ce fut donc très-souvent comme à titre de récompenses pour services militaires, que les bourses du gouvernement ou de la noble Fondatrice, même dans le commencement de la colonie, furent appliquées, à peu près comme on le faisait alors en France, à la célèbre maison de Saint-Cyr. Une ancienne élève de notre maison, Mme la marquise de Vaudreuil, était à même de nous renseigner là-dessus (1). On comprend facilement que les Ursulines du Canada n’y allaient pas avec la munificence d’une fondation royale, mais proportion gardée, le bien à faire était analogue. Il est même curieux de trouver parmi nos élèves sur la fondation, des noms qui se voient sur la liste des demoiselles de Saint-Cyr. Evidemment, c’étaient les mêmes familles nobles de France, dont plusieurs membres venant iei combattre pour la possession du Roi, étaient aussi secourues par les pensions du Roi.

Voici quelques-uns de ces beaux noms du pays que nos Mères eurent le bonheur d’obliger en une chose aussi importante. Miles Marie-Anne Saint-Luc de la Corne, Varennes de la Verendrye, Hertel de Beaulac, Boucher de Grosbois, le la Haye, Chorel de Saint-Romain, Godefroy de Saint-Paul, Denis de la Ronde, M.-Anne de Chapt de la Corne, Charlotte de Louvière, Boucher de Niverville, Dandonneau du Sablé, Aubert de la Chenaye, de Boucherville, de Celles, de la Chevrotière, Denis de Soint- Simon, de Gaspé, de Léry, de Biron, de Beaulieu, de la Durantaye, Hertel de la Fresnière, du Souchet, du Buisson, de Villeray, de la Barre, de Saint-Romain, de Villiers, de

(1) Mine lu Marquise de Vaudreuil était alors sous-gouvernante des enfants de France. Elle avait laissé le Canada dans ce but eu 1709, et ne revint qu'en 1716.

Saint-Germain, de la Martinière, de Couague, du Mont, de Cruisilles, de Richardville, de Boisclair, Douville, de la Valtrie, Couillard des Prés, Gasnier, Cabanac de Rigaud. ville, de Louvigny, etc., etc.

De petites Blibes qui reposent abec Icurs bonnes Maitrisses,

Les enfants aux yeux de la Religion forment une classe privilégiée dans la grande famille humaine. Depuis le jour où notre divin Maître et Sauveur les bénissait en disant: “Laissez les petits enfants venir à moi!l..... Le royaume day cieux est pour ceux qui leur ressemblent...” ils sont devenus pour tous des symboles touchants de la candeur qui ‘urserve à l’âme sa droiture, et de cette innocence qui lui ouvr: i+ ciel, Quels ne doivent donc pas être les sentiments d'u. "r.uline à l'égard de ces naissants tabernacles de lipriiïn,. eilc qui, par vœu, s'est dévouée à leurs intérêts les Liu: cuers ? Avec quelle incessante sollicitude elle voit passer du premier âge à l'adolescence, puis à l’état de jeune fille, ces tendres plantes qu’elle cultive pour l'avenir! Il est rare en effet que l’Ange de la mort moissonne dans les rangs du pensionnat, dont il semble repecter les joies douces et innocentes. Cependant, dans les années qu’embrasse ce chapitre, de 1700 à 1759, on eut à consigner la mort de quatre de ces charmantes petites filles, qui furent disposées À jouir de la vision béatifique, sous le toit même où elles étaient venues apprendre à aimer Dieu et à le servir. Leurs tendres parents comprirent si bien leur bonheur, qu'ils voulurent que la mort ne les séparât pas des secondes mères, auxquelles ils avaient confié en toute assurance leur innocence et leur amabilité.

“T'avant-veille du jour de l’an de cette année 1756, disent les annales, notre chère petite Marie-Louise-Angélique, fille de M. Joseph Perthuis, conseiller au conseil souverain de

saient tout en suivre

trant v plus qu

Vers quête d dont la anglais élèves P se perp vertus 9 à leurs €

lu Mont, ille, de la | Rigaud-

Ralitressces,

une classe uis le jour en disant:

> royaume .,7 ils sont la candeur ocence qui e les sentitubernacles e à leurs inlicitude elle y à l'état de ar l'avenir!

ane dans les joies douces kmbrasse ce la mort de disposées à Iles étaient 1rs tendres voulurent ères, auxinnocence

56, disent lique, fille verain de

Québec, fut atteinte d’une pleurésie qui l’emporta en vingtcinq jours. Cette petite n'était âgée que de neuf ans et mourut comme un ange. Avec la permission de Mgr, nous l'avons enterrée au milieu de nous dans notre chœur,”

‘“ Ce même privilége a été accordé dans les années précédentes à trois autres: Mille des Meloises, fille de M. des Meloises, capitaine et chevalier de Saint-Louis, et nièce de notre chère sœur Saint-François de Borgia; elle décéda en 1739, âgée de 12 ans; une petite Dlle Bégou, fille de M. Bégon, capitaine et chevalier de Saint-Louis, qui s'envola au ciel à peine âgée de six ans, et précédemment Mlle Louise Perthuis, fille de M. Charles Perthuis, marchand de Québec et frère aîné de M. le Conseiller.”

Angéliques petites âmes ! en mêlant ainsi vos cendres aux cendres de nos Mères, en confondant les lis de votre innocence à ceux de la virginité, vous nous êtes devenues doublement chères. Oui, nous espérons vous reconnaître un jour au milieu de la brillante phalange d’Ursule, où vous devez resplendir d’un nouvel éclat, auprès de celles qui versaient des larmes de tendresse sur vos précieuses dépouilles, tout en bénissant l’Agneau de vous avoir appelées sitôt à le suivre partout où il va. Notre cœur s’est attendri en rencontrant vos noms sur ces pages; rOus sentions que vous étiez plus que les autres nos filles et nos sœurs

#le de Brouague et Ses Compagnes de classe,

Vers le commencement des guerres qui finirent par la conquête du pays, on vit passer au pensionnat une foule d'élèves dont la plupart furent mariées à des officiers supérieurs, tant anglais que français. Une famille surtout avait fourni de ces élèves pieuses, intéressantes et studieuses, dont la mémoire se perpétue aux lieux aimés de leur enfance, et dont les vertus ainsi que les qualités du cœur et de l'esprit, restent

à leurs enfants comme un précieux héritage. Nous voulons

parler de la famille de Brouague, dont la descendance se retrouve aujourd’hui dans les familles de Léry, de Beaujeu, etc, Le 3 octobre 1747, M. de Brouague, intendant sur les côtes du Labrador, amenait au pensionnat sa fille Louise âgée de 10 ans. Ses sœurs Madeleine et Catherine étaient ici en 1751, Angélique en 1754. Les Dlles de Brouague eurent pour compagnes de classes: Miles de Léry, de Boisclair, de Gannes, de Lusignan, G. des Meloises, V. La Force, Louise de Muy, Françoise de Boucherville, Miles Boucher de Grosbois et Raymond, Miles Ursule Baby, Gabrielle de la Jonquière, Miles Douville, du Plessis (1), Le Duc, Le Mieux, Couillard, Durocher, Rhodes, Berthelot, Le Mire, Girard, Baudoin, Le Vasseur (de Louisbourg), deux Diles de Blainville @, Miles M. A. Varin, de Vincelot, de Chavigny, du Four, Saint-Hubert, Charlotte Aubert, Miles Hertel de Rouville et Voyer, Miles Marie-Jos et M.-Lse Poulin, Mlles Le Blanc, Taschereau, Berment de la Martinière, Bédard, Rabby, Rouësél, de l'Isle, Philibert, de Lantagnac, Channazard SuintGor main, deux Diles Fleury d'Éseharabanlty. tr rois Diles

(1) La Mère du Plessis de Ste-Hélène, supérieure de l'Hôtel- Dieu de Québec, écrivant en France en 1740, parlait ainsi de sa nièce: “Mon jéune frère a une petite fille qu'on dit qui nous resemble, dontle père et la mère sont fous; c’est un petit bijou, tant elle est déliée et gentille. Dieu veüille en faire une prédestinée.” Eu septembre 1750, elle écrivait: * Ma petite nièce âgée de dix ans, à fait sa première communion le jour de Pâques chez les dames Ursulines.” Le jeune frère dont elle parle était alors Grand Prévôt à Québec; celni à qui elle s'adresse étuit le R, P. François-Xuvier du Plessis, né à Québec en 1593. Il entra chez les Jésuites et devint célèbre en France pur ses prédications, surtout à Arrus.

(1) Les annales de l'Hôtel-Dien de Montréal font un grand élage de Pune de ces Diles, qui s'y est faite religieuse.

Ance 8e ree Reaujeu, ant sur les le Louise étaient ici pue eurent oisclair, de ‘ce, Louise oucher de ielle de la Le Mieux, e, Girard, s de Blainavigny, du tel de Rou- , Miles Le rd, Rabby, hannazard, , trois Dlles

> de l'Hôteltuinsi de ra qui nous reit bijou, tant rédestinée.” âgée de dix eg les damcvs raud Prévôt ançois-Xus Jésuites et à Arras.

t un grand

de Nicolet, deux Dlles de Verchères, Mlles de Grey et Marie- Louise Chauveau, Miles Langlois et Taschereau.

Nous aurons à revenir plus tard sur bon nombre de ces noms. Nous ferons aussi connaître les vingt-huit courageuses élèves qui se trouvaient encore au Monastère à la veille du grand siége de 1759.

Si quelques-unes de nos lectrices ont l'avantage de pouvoir jeter les yeux sur les cartes de feu le colonel Jos. Bouchette, dans sa Topographie du Canada, ouvrage publié en 1815 et devenu malheureusement très-rare, elles se trouveront tout à fait en Pa de connaissance, depuis Rimouski jusqu’à Vaudreuil. Peut-être ne découvriront-elles pas précisément le site des maisons qu'ont habitées les anciennes élèves, mais elles y verront en toutes lettres les possessions et les propriétés de leurs familles,

Page 1