LE PEU EST PRÉCIEUX A QUI N’A RIEN
Cette parole du dernier et magnanime général envoyé Le] Le]
. par l’ancienne France à la Nouvelle, nous est venue tout
aturellement à l'esprit, en rencontrant dans les anuales les détails qui vont suivre, Dans toute autre circonstance, ces faits eussent été des minuties que certainement on n'eut jamais pensé à enregistrer pour l’avenir; mais quand tout appui fait défaut dans un naufrage général, on s'attache à une épave; un petit vaisseau, qui porte les messages d’un peuple exténué de lassitude et de besoin, qui lutte pour la conservation de ses intérêts les plus chers ; ce petit vaisseau, disons-nous, devient comm le sanctuaire des espérances de la patrie ; on le suit de l'œil, puis de la pensée et des désirs; on s’émeut de ses dangers, on conjure le ciel de veiller à sa garde; la nouvelle de ses revers enlève une consolation au cœur et répand une amertume de plus dans l'âme...
“ Sur la fin de novembre, dit l’annaliste, nous avons eu (1) Aujourd'hui la grande et riche ville de Pittsburg, qui ressemble
à uue vaste forge par ses innombrables fournaises, ses vastes chur-
bouuières eb sou atinvsphère toujours eufumée.
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