‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 3)Chapitre 19 sur 91 · FRE · texte numérisé non relu

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lenti la vivacité des premières poursuites ; maintenent que la loi vous rend parfaitement maîtresse de votre liberté, ils ne peuvent plus s'opposer au choix que vous faites, d’une sainte Religion et d'un état de vie qu'ils ne désapprouvent que parce qu'ils n’en connaissent ni l'excellence ni la sainteté.

“ Ah! ma chère Sœur, quel fond de reconnaissance pour un cœur généreux, pour un cœur bien placé !

“ Oui, il me faut le redire, quel enchaînement de bienfaits dans la manière dont Dieu vous a conduite jusqu’à ect heureux jour, jour de joie et de triomphe, jour trop aimable où l'Epoux des vicrges, en vous revêtant de ses saintes livrées, vous honore en même temps de nom de Sr. de l'Enfant Jésus. Cette sainte maison, témoin fidèle de vos premières ardeurs pour la vie religicuse, toutes ces ferventes vierges, vos chères mères et sœurs qui, en vous recevant parmi elles, vous donnent tant de marques de leur estime : tous ces immenses bienfaits de notre Dieu dont vous vous voyez aujourd’hui environnée, doivent donner une nouvelle vivacité à votre reconnaissance en cette auguste solennité, et vous faire écrier dans un saint transport avec le Roi-Prophète : Le Dieu qui a opéré ces merveilles en ma faveur est le Dieu de tous les siècles ! Il sera toujours le mien ; c’est sous ses aimables lois que je vivrai toujours ! Quoniam hic est Deus noster in eternum et in seculum seculi ipse reget nos in secula.”

La conclusion de ce discours était évidemment à l'adresse du public ; mais les deux derniéres feuilles du cahier sont tellement usées et vermoulues qu’elles sont à peu près illisibles.

C’est avec une religieuse vénération que nous avons transcrit ces pages, écrites par le prédicateur lui-même ily a cent cinquante ans. Que de fois elles ont été feuilletées par nos dévancières, surtout par celle qui y retrouvait un tableau si vivant des faveurs de son Dieu, et qui vit revenir soixante-six fois, l’heureux aniver-

saire de sa consécration à Dieu dans cette maison de Ste. Ursule !

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Immédiatement après la profession de Mile. Wheelwright, on en donna avis à sa famille qui, loin de s’oftenser de cette démarche de la jeune demoiselle, lui envoya un courrier de Boston, chargé de lettres et de présents; on lui fit parvenir entr'autres un beau portrait de sa mère, que les religieuses ont, depuis ia mort de la Mère de l'Enfant Jésus, transformé en ‘ Madone ” ; (1) un couvert et un gobelet d'argent «vec les armoiries de la famille, de la toile fine etc. Mme. Wheclwright ne put jamais faire elle-même le voyage de Québec, mais elle paraissait toute consolée de l’éloignement de sa fille, par les amples témoignages qu’elle recevait du bonheur dont elle jouissait au Monastère.

Une des petites nièces de la Mère de l'Enfant Jésus vivait encore, il y a quelques années, dans les environs de Boston, à ce que nous a appris ces années dernières une dame Américaine. Au reste, ce n’est pas la der-

nière fois que nous aurons à parler de la Mère Wheelwright et de sa famille.

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