‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 3)Chapitre 48 sur 91 · DIEU COMBLE LES VIDES QU'IL FAIT AU MONASTÈRE · texte numérisé non relu

DIEU COMBLE LES VIDES QU'IL FAIT AU MONASTÈRE

En 1749, nos Annales parlent encore d’une ‘ maladie populaire qui a été universelle, tant dans la ville que dans les campagnes et tout le pays, et qui a fait || 18 bien des victimes. Notre Communauté n'a pas été ll épargnée, ajoute le Récit, car sept de nos religieuses | en ontété atteintes, et nous avons eu la douleur d’en voir mourir quatre en un mois. La première fut notre chère Sr. Le Vasseur de St. Joseph, converse âgée de 78 ans qui, quoique infirme, rendait encore de très-

grands services à notre Communauté, travaillant incessamment dans un véritable esprit de son état. Le matin du jour des Morts, elle se sentit fortement prise des fièvres courantes ; elle insista cependant à faire la sainte Communion, disant que c'était peut-être sa dernière. Elle y réussit, mais après la messe on eut bien de la peine à la transporter à l’infirmerie. Elle décéda six jours après, dans de grands sentiments de piété.

‘ Le vingt du même mois, nous eûmes la douleur de perdre la seconde maîtresse des pensionnaires, notre chère Sr. Louise Lefebvre des Séraphins, jeune religieuse d'esprit et de mérite, qui promettait beaucoup pour l’avenir. Ce n’était pourtant pas la fin des épreuves que le Seigneur nous ménageait. Le 4 décembre suivant, notre chère Sr. Pinguet-Vaucours de St. François-Xavier, âgée de 55 ans, et très-précieuse à notre maison par sa régularité et son zèle, succomba après quelques jours de maladie.

A peine trois semaines s'étaient-elles écoulées depuis qu’il nous avait fallu remplacer la seconde maftresse des classes, qu'il nous fallut aussi remplacer la première, notre chère Sr. d’Aiïlleboust de Mantel de St. Nicolas. Elle expira le 12 décembre, dans une grande douceur d'esprit, nous laissant toutes dans une extrême affliction de sa perte. La soumission aux ordres de la divine Providence peut seule faire porter des croix si pesantes,. ”?

Si Dieu avait voulu récompenser ces fidèles servantes en les appelant à jouir du ciel, il ne manqua pas de combler les places qu’elles laissaient vides au Monastère. Cette même année, le noviciat s’ouvrit pour quatre jeunes Diles. que nous ne ferons qne nommer en ce moment.

Mlle. Marie-Françoise Poulin de St. Antoine, fille de M. Pierre Poulin, bourgeois de Québec, et de Mme. Louise Le Boulanger.

Mlle. Marie-Françoise Cureux de St. Germain, en religion de St. Jean Chrysostôme, fille de M. de St. Ë Germain, bourgeois de Québec, et de Mme. Marie- : Louise Polonnaise.

Mlle. Charlotte Le Febvre de Ste. Geneviève, fille de M. François Le Febvre, bourgeoïs et orfèvre de Québec, et de Mme. Marie-Charlotte Marié.

Mile. Marie-Joseph des Roches des Anges, fille de M. François des Roches, bourgeoïs de la Malbaie, et de Mme. Charlotte Côté.

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