PR
stamord’enneis d’aldemain
sainte ent de quittes
en trévinent
Que époque arcelle 30, où faveur ars ont
ssa janir ne saints es relimar- Cons-
Metz, et en 1e, de même e Le mar- ’abbé ome u de
Outre ces donateurs et donatrices, plusieurs autres saints prêtres et religieuses de France s’occupaient avec une extrême bonté de cette église lointaine du Canada. De ce nombre était le R. P. Claude Boilleau, religieux minime et parent de la Mère Marie des Anges, qui envoya au Monastère en 1674, deux boîtes remplies d’ossements des saints martyrs ; la première contenait les reliques des Saints Vital, Clément et Amy ; la seconde, celles des Saints Liberat, Valère, Aurèle, Denis, Maximi, Vincent, Marcelline, Candide, Venant, Quérin et Romain.
À cette époque (1674) la Communauté se trouva tellement enrichie de saintes reliques que l’on dut songer à l'érection d’une chapelle particulière, qui a toujours existé depuis. “ L'an de notre salut, 1674, dit notre récit, la chapelle des Saints a été érigée en notre Monastère, sous l'autorité de M. de Bernières, vicairegénéral de Mgr. de Laval, et de M. Louis A. de Maizercts, supérieur de la Communauté. Après avoir visité la maison, ils tirent en présence des religicuses l'ouverture de trois boîtes de saintes reliques envoyées au Monastère par le R. P. Boucher, $. J., assistant-général de France. Cette cérémonie étant finie, ils marquèrent la tribune du chœur comme étant le lieu le plus propre à construire une chapelle en l'honneur des saints (1).
(1) Cette tribune était située dans l'extrémité ouest des classes actuelles de Ste. Madeleine, qui formaient alors le haut du chœur des religieuses ; à l'est, on peut encore distinguer le contour de la grande grille de cet ancien et très-joli chœur des religieuses construit sous la direction de la Vên. Mère de l’Incarnation, et détruit par l'incendie dont nous allons bientôt parler. Après la seconde restauration du Monastère, cette chapelle fut rétablie dans le lieu où nous la voyons aujourd'hui, mais la plus grande partie des saintes reliques se trouvent maintenant dans l’église et à la chapelle Ste. Philomène, On y voit entr'autres le corps entier de St. Clément, martyr, qui nous fut envoyé en 1687 par un cousin de la Mère Marie des Anges, M. l'abbé Boilleau, Docteur de Sorbonne, qui l'avait reçu à Rome du Pape Innocent XI.
Outre ces ossements considérables dont il a été parlé, nous avons reçu depuis, un grand nombre d’autres reliques non moins précieuses, telles que celles de St, Ignace, de St, François-Xavier, de St. François-
Il n’est pas étonnant que notre chapelle des Saints, devenue en quelque sorte de nouvelles catacombes, ait inspiré tant d'intérêt ct de dévotion à deux grands évêques, illustres bienfaiteurs de ce Monastère, Mgr. de St. Vallier ct Mgr. Plessis, C'était là comme sur les tombeaux des Saints Martyrs qu’ils venaient célébrer leur dernière messe, quand ils avaient à entreprendre la longue et périlleuse navigation de l'Atlantique.
On ne s'étonne pas non plus de l'enthousiasme qui s'empare des orateurs de l'Eglise en présence de ces reliques des martyrs de notre sainte foi. ‘ L'Eglise catholique, s'écriait autrefois un digne supérieur de cette maison, pleine de respect pour la vertu des saints, n’adora jamais que le Créateur en son ouvrage! Rendrait-elle donc plus d'honneur à leur cendre qu’elle n’en rend à leur personne ? Tandis qu'elle rapporte à Dicu seul les hommages qu’elle rend à leurs âmes bienheureuses, prendrait-elle pour le terme de sa vénération les restes de leurs corps, que nous possédons sur la terre ? Non, non; nous ne regardons les ossements des saints que comme des portions précieuses des grands hommes qui les sanctifièrent, et des monuments des grandes œuvres qu'ils ser-
virent à pratiquer. Ce n’est qu’en nous rendant présente la vertu divine qui fut le principe de ces œuvres, et la gloire qui en revient à Dicu, que nous sommes pénétrés pour eux d’une religieuse vénération; peut-on blâmer des sentiments que la nature inspire, que la religion autorise, que l'Eglise ordonne, que Dicu consacre ?....., Voit-on sans être attendri, le tombeau d’un ami, d’un parent, d’un
Régis, de St. Louis de Gonzague, de St. Stanislas, de Ste. Angèle, de Ste. Thérèse, etc. Tout récemment encore, en 1859, nous recevions des Ursulines de Rome un reliquaire en argent, renfermant une parcelle du voile de la très-sainte Vierge et du manteau de St. Joseph ; des reliques de St. Jean Baptiste, de St. Joachim, de St. Anne, de St. Zacharie, de Ste. Elisabeth, de Ste. Ursule, de Ste. Angèle Mérici, de Ste. Madeleine de Pazzi, de Ste, Véronique. Ajoutons à cela des reliques des saints martyrs de la Chine et du Japon ainsi que des martyrs du Canada, et cette liste, encore incomplète pourtant, nous donnera quelqu’idée des souvenirs de la Jérusalem céleste au milieu desquels nous vivons,
nue en intérêt s de ce comme rer leur e et pé-
empare nartyrs fois un a vertu ! Renrend à nmages pour le s possénts des mes qui l’ils sera vertu revient se vénéire, que Be ceses t, d'un
gèle, de cevions ne paroseph ; , de St.
Brici, de
des rees mar- 18 donieu des-
bienfaiteur ? Chaque pierre semble redire ce qu’il fit pour nous; un œil tendre ct reconnaissant y voit comme attachées toutes les caresses et les faveurs qu'on a reçues de lui? L'esprit se représente ce visage aimable, cette main bienfaisante, ce cœur compatissant, Non, les plus barbares ne se défendent point de ces légitimes impressions ; les monuments remplissent l’ôme de je ne sais quel sentiment d'horreur cu de joie, selon la nature des faits qu’on B'VQUMY TROP orcenssssterrcnmenrmenmnorréretenies La vénération pour les saintes reliques est une de ces pratiques dont l’origine se perd dans les ténèbres des siècles les plus reculés ; elle fait partie du culte que nous devons aux saints; elle est aussi étendue, plus ancienne et plus naturelle que le culte des saintes images qui ne sont que des suppléments des personnes dont les reliques sont une portion.. Lorsqu'on respecte la sainteté dans une personne, on la respecte dans tout ce qui lui appartient. Le fil de la tradition, comme remarque St. Jérôme, nous a transmis sans interruption de siècle en siècle ce précieux héritage de nos pères. Il n’est point d’Eglise catholique où les ossements des saints ne soient placés avec honneur.”
Ce sont là aussi sans doute les sentiments de nos lectrices; mais nous, enfants du Monastère, qui habitons pour ainsi dire au milieu des saintes reliques, que nous dit notre cœur en entrant dans cette chapelle où reposent les restes mortels de tant de grands saints canonisés par l'Eglise ?.. LA est une parcelle de la vraie croix ct une autre de la sainte épine ; là aussi est le saint suaire (1), précieux souvenirs du Golgotha qui disent aussitôt à notre cœur l’immense amour d’un Dieu pour sa créature.
Cette châsse dorée, enrichie de pierreries, renferme des reliques du grand législateur de l'ordre, St. Augustin; en la contemplant, on se souvient des paroles qu’il aimait à adresser aux religieuses de son temps. “ Vivez unanimement en paix, et honorez ensemble le Dieu dont vous êtes le temple, vous rendant assidues à la prière..." |
() Fac simile en soie blanche, portant l'empreinte du corps adorable de Notre-Seigneur Jésus-Christ et qui a touché au suaire véritable.
Que de sentiments se réveillent à la vue de l’auguste relique de la bonne sainte Anne! Cette vénérée Mère de la bienheureuse Vierge, semble nous dire tous les jours: “ Ma fille, demandez-moi tout ce que vous voudrez, je ne puis rien refuser aux enfants de cet heureux pays du Canada (1). .
Ste. Ursule et ses compagnes, semblent aussi se ranimer pour nous faire entendre au besoin ces paroles: ‘“ Ayez bon courage ;
(1) Aucun Canadien ne peut ignorer les prodiges en tous genres, qui s’opèrent depuis deux siècles à la paroisse de Ste. Anne, côte de Beaupré. ‘ Nous voyons encore d’autres miracles sur les dévots de la Ste. Famille, disait la Mère de l’Incarnation en 1665. A sept lieues d’ici il y a un bourg appelé le petit Cap, où il y a une église de Ste. Anne, dans laquelle Notre-Seigneur fait de grandes merveilles en l'honneur de cette auguste mère de la très-sainte Vierge. On y voit marcher les paralytiques, les aveugles recevoir l’usage de la vue, les malades de quelque maladie que ce soit recevoir la santé.” Lettres historiques.
Les miracles obtenus par l’intercession de la Bonne Ste. Anne ne sont pas rares de nos jours, et il est arrivé que des personnes qui diffèrent de nous en matière de croyance religieuse, ont attesté à leur manière les prodiges qu’ils ne pouvaient nier. Il y a quelqués années, un vaisseau commandé par un capitaine protestant se trouvait dans les parages dangereux du golfe St. Laurent, quand survint une affreuse tempête. L’équipage pâlit et l’on perd bientôt tout espoir de sauver le vaisseau.—tt Capitaine, dit alors un jeune catholique fidèle aux traditions de son pays, je connais un moyen d'échapper au naufrage ; il faut faire un vœu à la Bonne Ste. Anne!’ Le Protestant sans trop comprendre le sens de ces paroles, sentit qu'il ne serait pas dommage que le ciel se mélât de les tirer du danger.—f Bien, dit-il, faites-le comme vous l’entendrez.”” Aussitôt le dévot suppliant promet de faire brûler devant l’autel de sa sainte un cierge ‘‘ long comme le grand mât,’’ et il accompagne cette offrande d’une prière fervente que le ciel ne tarde pas à exaucer ; la tempête s’apnise, le ciel s’éclaircit, la joie renaît dars tous les cœurs, et le navire vogue heureusement vers Québec. En passant devant l'église de Ste. Anne, le jeune homme ne manque pas de rappeler au capitaine sa promesse, . — (Tenez, donnez-lui tout ce que vous voudrez, dit-il, en lui jetant une poignée d'argent ; elle est trop bonne femme pour qu’on puisse Jui rien refuser !”’ Inutile de dire que les cierges furent donnés en nombre suffisant pour mesurer la hauteur du grand mât.
ique de eureuse dez-moi ants de
er pour urage ;
genres, côte de ots de la ues d'ici e,. Anne, honneur marcher malades oriques.
Anne ne 3 qui dif- 6 à leur qués antrouvait vint une espoir de ue fidèle au nauotestant rait pas n, dit-il, jant probe comme fervente
ciel s’é-
heureu- Anne, le
romesse. ,
ii jetant n puisse nnés en
nous avons vaincu par la croix, c’est aussi par les souffrances et les sacrifices que vous assurerez votre salut” °
Et Ste. Angèle notre bonne mère ?...... Ah ! s’il nous est permis d'interpréter sa voix, ce sera pour rappeler ici les derniers et touchants passages *de son immortel testament. ‘Je vous en conjure, mes très-chères mères et mes très-chères sœurs, observez le grand précepte de la charité dans toute son étendue, et soyez continuellement en garde contre l'ange des ténèbres... Recourez toujours à Jésus-Christ dans vos nécessités, adressezvous à lui avec une entière confiance, Oui, puisque sa divine Providence a bien voulu protéger notre compagnie naissante, soyez assurées qu’il ne l’abandonnera pas tant que vous aurez en vue son service et sa gloire.”