‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 152 sur 199 · RIS · texte numérisé non relu

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l'espuce de quarante ans, le pays avait bien changé, il n'oftrait plus un si grand contraste avec l'Europe, et une multitude de prévisions concernant l'instruction des filles et des femmes sauvages, cessaient d'être nécessaires. Plutôt que de mutiler ces Constitutions composées par le R. P. Jérôme Lalemant, il fut résolu par les autorités ecclésiastiques, d'accord avec celles du Monastère, que l’on adopterait en tout à Québec les Constitutions du grand Couvent de Paris auquel notre Monastère s’affiliait par cet acte.

Ces Constitutions de Paris, approuvées par le St. Siége et imprimées, différaient peu au reste de celles que l’on observait déjà, les Ursulines de Québec en ayant déjà pris par l’acte d'union de 1641 tout ce qui concernait le vœu d'enseignement ; les différences les plus saillantes se trouvaient dans “l’ordre du jour ” et la forme d’habit.

Voici ce que dit le vieux récit à l’occasion de ce nouvel ordre de choses : ‘“ Au commencement de mars 1681, Mgr. Frs. de Laval fit en notre maison l’ouverture de sa seconde visite épiscopale, et après en avoir conféré avec toutes les sœurs, il fut conclu que nous cesserions d'observer les Constitutions particulières qu’on avait composées pour cette maison, et que nous prendrions les Constitutions et Règlements de Paris, nous unissant à la dite Congrégation. Nous avons commencé le 20 mars à suivre l’ordre du jour tel qu’il est marqué dans les Constitutions de Paris ; le 25 du même mois, nous primes la coiffure et la ceinture de cuir; pour le reste de l’habit, les cottes et les manteaux, ne se trouvant pas d’étoffes convenables, il fallut qu'il en vint de France, et l’on en demanda cette même année.” |

Quelques mois plus tard l'acte d'acceptation fut signé

par tout le chapitre, c’est-à-dire par toutes les religicuses de chœur ayant un certain nombre d'années de È profession, qui avec la supérieure ont la direction des 1

Nous transcrirons ici ce document.

‘Nous soussignées, Supérieure et Religicuses du Monastère de Ste. Ursule de Québec en la Nouvelle- France, avons accepté et acceptons de grande affection, toutes unanimement et d’un commun consentement les Constitutions, règlements, directions et cérémoniaux, l’habit et autres coutumes de la congrégation des Révérendes Mères Ursulines de Paris, situées au faubourg St. Jacques de la dite ville, pour les garder le plus exactement et religieusement qu’il nous sera possible, moyennant lu grâce de Dieu, suivant l’ordre que nous en vons reçu de Mgr. l'Illustrissime et Révérendissime François de Laval, évêque de Québec, en la visite qu’il a faite en ce Monastère le 18 mars l’an mil six cent quatre-vingt-un. En foi de foi nous avons signé le présent acte le 11 novembre 1682.

Sr. Marie de Jésus, Supérieure, Marguerite de St. Athanase, Assistante, Marie des Anges, Zélatrice,

‘ Marie de St. André, Dépositaire,

‘ Marie du Breuil de St. Joseph,

Anne de Ste. Agnès,

‘4 Jeanne de St. François-Xavier, j

‘ Agnès de la Nativité, À

Charlotte du St. Sacrement, L

Marie Le Ber de l'Annonciation,

Marie de Lauson de St. Charles, 4

Cécile de Ste. Croix, ‘à

6 Charlotte de St. Ignace, k

& G, Bourdon de St. Joseph,

Marie de St. Augustin,

Angélique de St. Jean, & M. M. de l'Assomption.

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A l'époque où nous écrivons (1868), les Ursulines de Québec observent encore à peu près intactes les Règles et Constitutions des Ursulines de Paris : de temps en temps, de loin en loin, il y a eu certaines modifications apportées à quelques points, surtout depuis 1830, suivant les besoins du pays et les devoirs nouveaux que semblait demander la société.

Ce pouvoir de se prêter aux exigences des temps et des circonstances, est un des traits caractéristiques de l'Ordre de Ste. Ursule, destiné à ‘renouveler sa jeunesse comme l'aigle” par le testament même de la bienheureuse fondatrice Ste. Angèle. ‘Je désire, ditelle, que vous demeuriez inviolablement attac’ ‘es à ce que la grâce de Dicu m'a inspiré de vous prescrire, particulièrement à tous les points de larègle. Il pourra survenir des emps et des circonstances qui exigeront quelques changements. N'en opérez aucun si ce n’est d’après de sages conseils et une mûre délibération.”

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