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en des rodiges
tueuse fille s& nommait TekSérimat, et elle était petite-fille du grand Tek8érimat, fameux capitaine des Sauvages de Sillery. (1) Elle n’était âgée que de seize ans, mais sa piété était exemplaire, et elle a grandement édifié les personnes qui l'ont visitée pendant sa maladie. Louise était sortie de notre séminaire depuis quelque temps et c’est au milieu des siens qu’elle a contracté la maladie qui l’obligea de venir se faire traiter à l’Hôtel-Dieu.”
K9.— AGNÈS BESK8ES.
Déja nous avons parlé d'une jeune abénaquise nommée Agnès 8esk8es, dont l'éducation fut confiée à nos bonnes Mères par le R. P. J. Bigot en 1683. Agnès étant studieuse et sage, fit de rapides progrès, et dès que ses parents la virent suffisamment instruite, ils la rappelèrent auprès d'eux. Cependant cette jeune fille sauvage, libre comme le cerf au milieu de ses forêts, ne pouvait se consoler de son éloignement du cloître solitaire où elle avait passé des jours si heureux. Avec quelle ardeur elle soupirait après le bonheur de vivre et de mourir au milieu des ‘“ filles vierges l” Ce fut inutilement que ses parents s’opposèrent à son pieux projet ; un instinct secret semblait la pousser jour et nuit vers le Monastère. Vaincue enfin par ses sollicitations, l’excellente famille d'Agnès la fit conduire à Québec, au printemps de
Nos religieuses furent extrêmement réjouies en la voyant ct elles l’admirent avec empressement au séminaire.
°Y étant entrée, dit notre récit, Agnès s’appliqua avec ferveur à faire une confession extraordinaire, Elle la fit au R. P. Beschefer, alors chapelain du Monastère, avec cette vivacité de foi et
«1) Ce grand chef des Algonquins de Sillery, fut un des premiers sauvages convertis par le R. Père le Jeune, et l’un des plus beaux types de la nature sauvage ennoblie et sanctifiée par la religion de Jésus-Christ. La Mère de l’Incarnation l'appelle du nom de Noël Negabamat, et il était du nombre de ‘ces capitaines généreux et vaillants, qui s’agenouillaient devant elle comme des enfants, afin d’apprendre à prier.”
cette piété qu'on ne trouve que dans les âmes prédestinées de la grâce. Cette aimable jeune fille se portait À merveille alors, mais bientôt il parut évident que le bon Dieu voulait luimême la préparer à paraître sans tache devant son redoutable tribunal. Ayant reçu la sainte communion avec une piété tendre le jour de l’Annonciation de la très-sainte Viérge, Agnès fut atteinte quelques heures après, des premiers symptômes de sa maladie mortelle. S'étant alitée ce jour-là, la pieuse enfant reçut les derniers sacrements dans des sentiments admirables ; elle continua à nous édifier durant une dizaine de jours et rendit doucement le dernier soupir le 5 avril 1686. (1) L’ayant ensevelie “ à la Française,” l’on fit avertir ses parents, et nous l’exposâmes dans l'église vêtue de blane et couronnée de fleurs. (C'était une chose touchante de voir ses parents et ses amis sauvages accourir de fort loin pour lui rendre leurs derniers devoirs. La veille de l’enterrement, ils demeurèrent toute la journée auprès du corps de cette jeune vierge, récitant des prières pour le repos de son âme ct louant le Seigneur avec une piété singulière. Son service étant fini, vers midi le clergé vint la prendre pour porter son corps à la Cathédrale, et de là au cimetière de Notre-Dame. Nos séminaristes sortirent en procession pour assister au convoi de leur chère compagne. Quatre d’entre elles, vêtues de blanc et voilées, portaient les coins du drap blanc qui couvrait le corps d’Agnès, ct elles tenaient en main des flambeaux ardents. Ces honneurs publies rendus à une jeune fille sauvage, remplirent de joie et de consolation ses bons parents et amis, ainsi que les autres sauvages des environs de Québec, et cela les confirma beaucoup dans leur attachement à notre sainte foi.”
$10.—DERNIÈRE CÉRÉMONIE AVANT L'INCENDIE, La population du pays (2) s’augmentant sensiblement, les Ursu-
lines durent songer à agrandir leurs classes, devenues trop étroites
(1) C'est vers le même temps que mourut Catherine Tégahkouïta, la célèbre vierge Iroquoise, (2) Le recensement de 1681 donne neuf mille sept cent dix habitants
s de la À pour le nombre de leurs élèves. Il fut donc résolu en 1686 que l’on 5, Mais F- entreprendrait la construction d'une aile de soixante pieds. Selon a pré , 4 notre récit, ‘ce fut un samedi, 22 juin, que l’on posa la première Ayant ë pierre de ce bâtiment qui s'étendait sur la longueur du jardin. La 1 ur de ( cérémonie se fit en cette manière. A une heure de l'après-midi, | > quel- 1 la Communauté se rendit aux lieux (1) où les fondements avaient ortelle. 3 été creusés, et étant toutes à genoux avec les pensionnaires, l’on | ernicrs é chanta un salut en l'honneur de Jésus, Marie et Joseph. En- 1 nua à À suite une petite fille sauvage nommée Marie-Rose, vêtue de blanc, ement 1 représentant le saint Enfant Jésus, posa la première pierre sur laà la | quelle on mit une médaille de la sainte Famille, pour marque s dans 4 éternelle que c'était en l'honneur de Jésus, Marie et Joseph, et chose 1 sous leur puissante protection, que nous entreprenions ce nouveau { de fort F bâtiment.” | aterre- 3 A: : : : Ë +4 3 La nouvelle bâtisse avançait rapidement, et déjà le premier File + étage était monté quand, dans l'automne de la même année, un b "7 ” 1 affreux accident vint suspendre les travaux et réduire plus à l’étroit | des k. que jamais nos pauvres Mères.
is 1 Avant d'entrer dans le détail de ce second incendie, nous allons Û hits donner une liste des religieuses qui composaient alors la famille s, por- 4 du cloître et dont le courage va de nouveau se voir aux prises avec ; ès, ct 4 l'adversité, { 4 x pour tout le Canada, et en 1685, il en donne dix rite sept cent vingt- Ë sept. En 1663, il y avait deux mille cinq ceuts h2hitants, dont huit À s des D cents à Québec.
on Nos lectrices seront peut-être curieuses de connn'ire aussi le temporel du Monastère à cette époque.
Terres en valeur. .........,206 arpents. B Bêtes à cornes. ..........., {0 à } RNA, 4 osomathrh tous À rsu- à BAODIB. rs csoovo srssr LG oites ! (1) L'endroit où se trouve actuellement la lingerie des religieuses, |
au-dessous de la salle de communauté.
Noms et surnoms des Religieuses.
Rév. Mère Marie Drouet de Jésus, Supérieure... 49 ans 60 6 Murie Gibault du Breuil de St. Joseph, Assist. 51 60 6 Murgte. de Flécelles de St. Athanase, Zélatrice 73 “
0 4 Cécile Richer de Ste. Croix... issue vues 000 0 4 Charlotte Barré de St. Ignace... 67 % 6 4 Geneviève Bourdon de St, Joseph... 48 6 4 Marie Le Muire des Anges... 45 4 6 4 Anne Bourdon de Ste. Agnès... 43
4 4 Marie Boutet de St. Augustin... 44 4 6 4 Angélique Poisson de St. Jean l'Evangéliste..….. 34 “ 6° 4° Jeanne Godefroy de St. François-Xavier... 48
60 6 Agnès Duguet de la Nativité..…. PT ET Le D [ 4 4 Marie-Madeleine Pinguet de l’ nono: PTT 33 “ | 4 Charlotte Godefroy du St. Sacrement..…....….. 48 % 4 Marie Le Ber del’ Annonciation................. 42 « 6 Marie-Madeleine de Lauson de St, Charles... 28 6 Angélique de Lauson du St. Esprit... dés s ti 26 “ 4 Catherine Pinguet de l’'Incarnation..…............ 24 4 6 6° Marie-Madeleine Amiot de lu Conception... 23 “ & & M. Marie-Anne Anceau de Ste. Thérèse... 31 di & & Murie Boutteville de Ste. Claire. 18 « | 1h 6 4 Catherine Juchereau de St. Denis des Séra- L phins (novice)... voisssuse LE En NL |.
Sœur Françoise Ouën de Ste. Madeleine... TL 4 “Marie Dien de la Résurrection... 55 ‘4 & Marie Daudier de la Passion... 44 ( Anne Gravelle de St. Paul... sors sserersemesessne . 31 M. Feuilleteau de Ste. Anne... sesserrene dtootie 28 ‘
& Marie Montmesnil de Ste. Cécile... 80