‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 19 sur 199 · U—. TU TE AE · texte numérisé non relu

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laver et habiller, ainsi que de pourvoir à tous leurs petits besoins; je ne suis pas capable de chose plus grande. Hélas! mon Révérend Père, encore suis-je trop heureuse de leur pouvoir rendre ces petits services.”

Dans une autre lettre, cette pieuse et aimable dame s'exprime ainsi:

‘“ Il ne m’est pas possible de laisser passer cette occasion, saus vous raconter la joie que nos enfants font paraître de ce qu’on leur a accordé la sainte communion pour le Jeudi-Saint. Vous auriez une consolation sensible, si vous pouviez voir avec quelle attention elles écoutent les instructions que le P. Pijart leur fait tous les jours une fois, et notre Mère deux ou trois fois, pour les bien disposer à recevoir un tel hôte. C’est une ferveur qui n’est point croyable ; quand on leur demande pourquoi elles ont un si grand désir de communier, elles répondent que Jésus viendra dans leur cœur et qu’il embellira leurs âmes. Souvent l’on apperçoit le visage de ma filleule Marie Négabamat dans un épanouissement de joie tout extraordinaire ; si vous lui en demandez le sujet: ‘“ C’est, répond-t-elle, que je communierai bientôt !” Je vous avoue, mon Révérend Père, que j'ai le cœur ravi de les voir dans de si belles dispositions ; de sorte que lorsqu'il plaira à Dieu de me retirer de ce monde, je suis satisfaite puisque sa miséricorde commence à reluire sur nos pauvres séminaristes, et qu’il semble agréer nos petits travaux.”

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