‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 82 sur 199 · MORT DE CATHERINE, ALGONQUINS · texte numérisé non relu

MORT DE CATHERINE, ALGONQUINS

Voici une de ces élèves que notre Vén. Mère avait reçues au Monastère, et qui furent assez heureuses pour précéder au ciel leur mère adoptive.

Cette petite fille sauvage avait coulé ses jours dans l’innocence et la piété. Elle était de la nation des Algonquins et se nommait Catherine. Quoique cette enfant n’eût que sept ans, elle fut jugée si raisonnable qu’un des Révérends Pères lui administra comme à une grande personne tons les sacrements de l'Eglise. Catherine avait été atteinte d’une hydropisie incurable; mais le médecin du Monastère, M. de Bonamour, afin de prolonger sa vie, lui faisait tous les jours des incisions larges et profondes, opération douloureuse qu’elle endurait avec une patience d'ange. Ayant été placée à l’infirmerie des Religieuses, nos Mères l’entourèrent des soins les plus tendres, et la veillèrent tour à tour l’espace d’un mois. Durant ses longues heures de souffrances, la jeune victime s’efforçait d'oublier son mal pour ne penser qu'à Dieu ; les Religieuses ne pouvaient se lasser d’admirer tant de patience et de piété dans un âge si tendre.

Lorsque ses compagnes de classe allaient la visiter, elle leur disait en souriant : “ Catherine s’en va voir Jésus et Marie sa mère! Catherine sera heureuse et elle priera pour vous.” Ce fut dans ces séntiments que l’âme vrédestinée de la petite Algonquine s’élança au-devant de ce urand-Esprit qu'il lui avait été donné de connaître et d'aimer dans la “maison des Vierges.” Penchée sur sa petite couche avec une affection de mère, Mme. de la Peltrie lui parlait de Dieu et lui donnait des commissions pour les bons anges, surtout pour ceux du Monastère, des Religieuses et des Sauvages.

des filles Montagnaises, qu’elles faisaient manger avec elles et à qui elles donnajent de beaux habits ; les autres qui étaient habillées d’une autre couleur prirent les malades, qu’elles âssistaient et veillaient jour et nuit avec de grandes fatigues. À leur arrivée on fit tant de fête que vous eussiez dit que tous ceux de Québec n'étaient qu'un. Oh! que nous sommes éloignés de cela ! Nous vivons comme des bêtes et ne savons ce que c’est que la parfaite charité, laquelle ne se trouve qu'avec ceux qui croient en Dieu."

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