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VOCATION NURNATURELLE 9E NON FONDATRICES

76 SAS TEN des obstacles s'opposaient

EXT à la fondation d'un Monastère a en Canada en 1639, et avec N A4 d'aussi faibles ressources que «HR celles de nos premières Mères, “ l’entreprise devait paraître t6méraire aux conseils de la prudence humaine. Quelles étaient donc les femmes Courageuses qui tentaientl’exécu- ‘tion d'un pareil projet ? C’est dans la Vie de la Vén. Mère Marie de l'In- ©} )carnation et dans celle de la pieuse

Dame de la Peltrie, publiées depuis longtemps, qu'il faut chercher le secret de cette persévérance qui assure le succès. On y voit avec quelle prédilection Dieu avait choisi ces âmes, pour en faire les instruments de ses desseins miséricordieux. I! les avait lui-même choisies et conduites, comme par

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la main, jusqu'à ce jour où manifestant sa volonté il leur dit: “ Cost en Canada que je veux des preuves de votre dévouement et de votre zèle; allez y bâtir à Jésus, Marie et Joseph, une maison où non-seulement je sois connu, ahmé et servi de celles qui y habiteront, mais d'où se répande aussi au loin ma connaissance et ion atnour.”

Ce sont les circonstances de cette vocation surnaturelle de nos Fondatrices que nous voulons rappeler ici à l’attention de nos lectrices ; nous dounerons plus tard des Notices Biographiques qui complèteront ces connaissances et ne manqueront pas d’intéresser Îa piété.

Celle que Dieu favorisa la première de la révélation de ses desseins fut la Vén, Mère Marie Guyart de l’Incaruation, surnommée par le grand Bossuet la Thérèse du Nouveau-Monde, Dès ses premières années, elle nous apparait comme marquée du sceau de la prédestination. Aucune vertu ne lui est restée étrangère, de même qu'aucune épreuve n'a manqué à sa vertu. Elle a passé par tous les états de la vie, et elle s’est trouvée dans les circonstances les plus difficiles; mais, jeune fille, épouse, mère et veuve ; au milieu du tracas des affaires comme dans la tranquillité du cloître ; toujours et partout, elle s’est montrée la ‘“ femme forte” telle que dépeinte par Salomon. Sa grande âne embrassait le monde entier, qui ne suffisait pas à l'étendue de son zèle pour le salut des peuples. Encore dans le siècle, son esprit traversait les mers,accompagnant les ouvriers évaungéliques dans les Indes, à la Chine et au Japon, partout enfin où 1l y avait des âmes à sauver (?). Elle

‘es’ à cette époque de sa vie, que la Vén. Mère appritde Dieu eu ir ses supplications, pour la conversion des peuples, par le Suoré (Cœur de Jesus. La prière suivante, que nos lectrices

n'avait choisi l'Ordre des Ursulines que pour travailler plus directement au salut des âmes par l'instruction des jeunes filles; mais, là encore, 1] lui semblait que Dieu ent d'autres vues sur elle, et qu'elle n’était dans sa Communauté de Tours que comme en dépôt, pour s'y former aux pratiques de la vie religieuse.

Dieu qui la conduisait dans des vues toutes providentielles, lui fit bientôt connaitre qu’il la destinait elle-même à étendre le royaume de Jésus-Christ dans les contrées infidèles.

« L'an mil six cent trente-trois,” écrit-elle par ordre connaissent déjà, est l’abrégé de ses entretiens ordinaires avec la Divine Majesté.

‘ C'est par le cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité et ma vie, que je m'approche de vous, 6 Père éternel. Par ce divin Cœur, je vous adore pour ceux qui ne vous adorent pas; je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas; je vous reconnais pour tous les aveugles volontaires qui, par mépris, ne vous reconnaissent pas. Je veux par ce divin cœur satisfaire au devoir de tous les mortels. Je fais en esprit le tour du morde pour chercher toutes les âmes rachetées du Sang très-précieux de mon divin Epoux, afin de vous satisfaire pour toutes par ce divin Cœur ; je les embrasse pour vous les présenter par lui, et par lui je vous demande leur conversion. Eh quoi! Père éternel, voulez-vous bien souffrir qu’elles ne reconnaissent pas mon Jésus, et qu'elles ne vivent pas pour lui qui est mort pour tous | Vous voyez, 6 divin Père, qu’elles ne vivent pas encore, ah ! faites qu'elles vivent par ce divin Cœur!

Sur cet adorable Cœur, je vous présente tous les ouvriers de l'Evangile, afin que, par ses mérites, vous les remplissiez de votre EspritSaint, Sur ce Cœur Sacré, comihe sur un autel divin, je vous présente en particulier .....

Vous savez, o Verbe Incarné, Jésus mon bien-aimé, tout ce que je veux dire à votre Père, par votre divin Cœur et par votre sainte Ame. Je vous le dis en le lui disant, parce que vous êtes ea votre Père et que votre Père est en vous ; faites donc tout cela avec lui. Je vous présente toutes ces âmes, faites qu'elles soient une même chose avec vous. Ainsi soit-il. ;

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