ARRIVÉE DE TROIS URSULINES DE FRANCE
L'afllaence des sauvages et leur avidité pour l’instruction religieuse étaient telles que nos premières Mères, ne pouvant suffire à tant de travail, demandaient instamment des secours à leurs Communautés de France, En 1645, les Ursulines de Ploërmel leur donnèrent la Mère Anne du Lézenet des Séraphins, qui fit le voyage en compagnie de notre second aumônier, M. le Prieur de la Monnaye, et de deux religieuses Hospitalières.
La Mère des Séraphins fit preuve d’un grand zèle pendant les douze années qu'elle passa en Canada. Elle y contracta malheureusement des infirmités si notables que ses Supérieurs en France insistèrent à la rappeler dans le Monastère de sa profession, où elle mourut saintement quinze mois après, “d’une forte pulmonie.” Notre Récit fait un bel éloge de sa régularité, de son union avec Dieu, de. son zèle pour l’instruction des enfants. On verra plus loin que la Communauté lui fut grandement redevable, dans la terrible nuit de l'incendie de1650, “ Messieurs ses parents, dit le Récit, ont fait beaucoup de bien à notre communauté en sa considération.”
L'année suivante 1644, les Ursulines de Tours donnèrent deux nouvelles sœurs à la mission : la Mère Anne Compain de Ste, Cécile et la Mère Anne Le Boue de Notre-Dame. Ces deux bonnes religieuses reçurent de Mme. de la Peltrie, l’accueil le plus gracieux et le plus empressé, cette aimable fondatrice, entourée de ses petites filles sauvages, allant toujours au débarcadère pour fêter l’arrivée des courageuses sœurs qui venaient partager les travaux et les privations de la petite communauté de Québec. Les Ursulines de Tours rivalisant de zèle et de générosité avec les Ursulines de Paris, accordaient à chacune de leurs religieuses qui consentaient à venir en Canada, une rente viagère de cinquante écus,.
Une de ces bonues sœurs ne pouvant s’habituer aux rigueurs du climat, désira revoir sa patrie. Ce fut la Mère À. Compain de Ste. Cécile qui, après avoir lutté avec une certaine générosité contre l'ennui, les privations et les souffrances, retourna en France après onze années de séjour à Québec. Cet événement fut une épreuve sensible pour notre Vén. Mère de l'Incarnation et pour la petite communauté. Heureusement, ce manque de persévérance dans la pénible mission ne se réitéra plus,
La Mère Anne Le Boue de Notre-Dame, fut longtemps éprouvée par une maladie fort pénible, mais son courage ne faillit pas; dans ses intervalles de santé elle étudiait la langue Algonquine ; elle rendit de grands services à notre maison par l'instruction des enfants.
$ 6—FERvEUR DES NOUVEAUX CHRÉTIENS ET DES NÉOPHYTESSAUVAGES ;
LE BON MICHEL; FESTINS TRADITIONNELS; GATEAUX DES Roïs.
Nos lectrices ont déjà remarqué l’affluence des né6o. phytes sauvages au parloir des Ursulines; on compta
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