INSTRUOTIONS RÉGULIÈRES POUR LES FILLES ET LES FEMMES BAUVAGES
Il ne serait ni juste, ni aimable de notre part, de ne rien dire des exemples de vertu donnés par les femmes et les filles sauvages instruites par nos Mères ; citons au mur'ns quelques traits.
‘ La Révérende Mère Marie de l’Incarnation nous a appelés du fond de nos bois pour nous apprendre à connaître et à adorer le Vrai Maître de la vie. Elle a pris dans sa main nos cœurs et les a placés devant l'Éteriel comme une corbeille de fruits cueillis par Elle. Par ses site mous avons appris à être doux: les loups et les ours lui ont léché :& :. :. Ceux qui ne savaient que rugir dans la colère se sont inis soudtin À chanter des hymnes de paix et de reconnai: auce. Nos mères & . ‘Aisé les traces de ses pas et elles ont ensuite déposé sur 708 fi: ‘ne poussière bénie et féconde pour l'éternité. De sa main F!le 8 : raué nos cœurs du signe de la Foi, et la Foi est restée gravée dans nos cœurs.
‘ Grâce à Elle, il nous est donné de lire les livres qui rappellent ses œuvres de charité et ses bienfaits; nous pourrions remplir bien d’autres livres des témoignages de notre vénération et de notre reconnaissance envers Elle. Elle nous a aimés pour Elle-même, autant peut-être qu'Elle nous a aimés pour Dieu: Elle a été deux fois notre Mère. C’est par Elle et pour Elle que nous avons brûlé toutes nos forêts sur l’Autel de Jésus-Christ et que nous sommes venus vivre au milieu des blancs, des fils d'Ononthio: Désormais, l'ours, le loup, le chevreuil, le castor et la tortue * resteront enchaînés, liés à la pierre du sanctuaire et trouveront une voix harmonieuse pour célébrer les louanges du Grand Maître de la Vie. Bien des lunes ont passé depuis cette première aurore de la Vraie Lumière qui a lui sur nous; notre nation grande alors, menace même de disparaître : Mais,
‘ Trèse-Saint Père,
Nous Vous prions de recueillir, avec le dernier vœu et le dernier souffle de la Tribu Huronne, le témoignage de sa profonde reconnaissance et de sa vénération pour la Révérende Mère Marie de
* Noms des cinq familles de la tribu.
Nos lectrices savent déjà que dès l’arrivée des Ursulines à Québec en 1639, elles eurent non-seulement des séminaristes ou pensionnaires saurages, mais que toutes les filles et les femmes sauvages avaient permission d'entrer au Monastère, pour y être instruites dans la foi et les vertus chrétiennes. Les Missionpaires les y envoyaient souvent passer quelques jours afin qu'on les disposât à approcher des sacrements, ou pour y être instruites plus complètement de leurs devoirs comme chrétiennes. “ Madeleine Amisk8evan, dit la Relation, étant allée communier aux Ursulines, les Mères lui firent un petit festin, afin qu’elle püût se réjouir avec ses compagnes; mais la pauvre Madeleine ne fit que pleurer pendant que les autres man-
l'Incarnation. Les os de nos pères tressailliront dans la tombe, si Votre Voix proclame le bonheur éternel de Notre Mère à qui nous devons la foi en Jésus-Christ. Elle a trouvé parmi nos femmes, des vierges dignes du sanctuaire, parmi nos guerriers, des missionnaires et des martyrs, qui Lui tresseront une couronne au Ciel. Il ne nous reste plus à nous, qu'une dernière goutte de sang huron; mais si cette dernière goutte de sang pouvait orner la couronne que la Mère Marie de l’Incarnation rerevrait au Ciel, nous l'offririons de bon cœur.
4 Prosternés à Vos Pieds, Très-Saint Père, nous Vous demandons Votre Bénédiction.
4 Frs. X, Picard Tahourhenche, (Point du jour) Gd. Chef— Phil. Vincent Teansathaotha, 24 Gd. Chef-—A. N. Montpetit Ahatsistari, (brave guerrier) Chef— Gaspard Picard Ondiaralete, Chef—Antoine Picard Tioksenk, Chef-—Maurice Bastien Agnosin, Chef— Honoré Sioui Senhosen, Chef—Francis Gros Louis Fasennio, Chef —Hlie Sioui Teachiendali, Chef—Louis P. Vincent Sodokiaia, Guerrier—-Moïse Picard Athehiatak, Guerrier—Adolphe Picard Hodoladet, Guerrier—Maurice Sioui Tekiondy, Guerrier-—Jean-Bapt. Gonzague (fils), Ahoksadoron, Guerrier—Noé Sioui (fils), Adesateri, Guerrier—J. O. J. O'Sullivan Ondasoanhont, petit-fils du Grand-Chef.”
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geaient On la presse de dire le sujet de son chagrin, mais jamais elle n'en voulut rien faire. Cela nous étant parvenu nous lui demandâmes le sujet de ses larmes; enfin, après un long silence : “ J'étais triste, répondit-elle de ce que vous m'aviez mariée; je voyais ces bonnes religieuses avec lesquelles j'ai demeuré, j'aurais bien voulu vivre comme elles, mais je ne le puis plus maintenant” Mais ne vous ai-je pas demandé, dit l’un des Pères, si vous désiriez être religieuse ? Ne m'avez-vous pas répondu que vous vouliez être mariée? Vous m'aviez bien demandé, ditelle, si je voulais être religieuse ; je ne vous ai pas répondu que je voulais être mariée, mais j'ai dit que je ne pensais pas avoir la force de faire comme ces bonnes religieuses! Voilà le sujet de ma douleur, c'est que je n’ai pas assez d'esprit pour vivre comme elles.”
“ Une autre femme sauvage baptisée depuis quelques années s'en alla exprès chez les Mères et demanda qu'on l'insruitsit du très saint Sacrement. ‘ J'ai été longtemps absente de $. Joseph, disait-elle, je ne me suis point trouvée aux instructions, j'ai perdu de mémoire ce que je dois savoir.” À chaque article que lui expliquait la bonne Mère qui lui fut donnée pour maîtresse : “ Voilà justement, disait-elle, ce qu'on m'avait enseigné, je n'ai point d'esprit, je ne saurais retenir ce qu'on me dit; en vérité, tu me fais plaisir, je te remercie. Ah ! qne j'étais affligée autrefois, ajoutait-elle, quand quelques-uns de mes enfants venaient à mourir! Je ne trouvais point de consolation au monde; mais depuis que je suis baptisée, je n'ai plus ces ennuis, je dis en mon cœur: ‘“ Dieu a de l'esprit, il est bien sage, il est bon, il sait tout ce
qu'il fait, peut-être qu'il voit de loin que si mon enfant vivait plus longtemps, il ne croirait plus en lui et qu'il serait brûlé ; voilà pourquoi il le prend de bonne heure, laissons-le done faire, car mon enfant n’est pas mal d’être avec lui, Quand j'en vois mourir quelqu'un, je dis: ‘“ O Dieu! détermine de moi aussi si tu veux; fais tout ce que tu voudras de mes enfants. Tu me veux peut-être éprouver, tu veux voir si je crois en toi; quand tu m'afiligerais cent fois davantage, j'y croirai toujours, je t'aimerai et t'obéirai toujours, je veux tout ce que tu veux: et puis, m'adressant à mon enfant, je lui dis: “ Prends courage, va-ten voir Dieu, et quand tu le verras dis-lui: “ Ayez pitié de ma mère |”... Prie-le pour moi afin que j'aille au ciel avec toi; je prierai pour ton âme alin que tu ne sois pas longtemps en purgatoire.”
Sa maitresse lui parlant un jour des indulgences qu'on pouvait gagner avec une médaille, elle s’écria avec autant de joie que si elle eut trouvé un trésor : “# Voilà la première fois que j'entends parler de cette doctrine; en vérité, ma mère, disait-elle, tu me fais plaisir, Je te remercie, ah! ce que tu dis est bon! Je m'en souviendrai tous les jours de ma vie, surtout quand je communierai,” Elle prit la médaille avec une vive reconnaissance, disant à la religieuse : “Ii ne se passera pas de jour que je ne prie Dieu qu'il te récompense de la peine que tu as prise de m'instruire.”
“Je vous ai déjà parlé, dit la Vén. Mère, de la bonne Marie, femme de Bernard qui a été tué par les [roquois ; cinq jours après son arrivée, une jeune femme Attikamèque vint se présenter à elle. La première chose que fit Marie, qui ne la connaissait
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pas, fut de lui inspirer ses sentiments, ainsi que les sauvages chrétiens ont coutume de faire aux infidèles : “ J'ai été captive aux [roquois, lui dit-elle, où j'ai souffert toutes les misères qu'on peut souffrir, mais tout cela n’est rien en comparaison de ce que tu souffriras en enfer situ n’es chrétienne.” L'autre lui répondit : “ Je le suis, mais j'ai un mari payen qui a une autre femme que moi, et je voudrais bien le quitter, car il a une aversion extrême de la foi et de la prière.” À ces paroles, Marie l’embrassa et lui dit: “ Ah!si tu savais la valeur de la foi, tu la préfèrerais à toutes choses et à la vie même. La foi est une chose si admirable qu'on ne la peut assez estimer : elle réunit les nations et de plusieurs n’en fait qu'une. C’est elle qui fait que les chrétiens sont mes parents, et qu’ils me traitent comme si j'étais leur sœur; c’est la foi qui fait que je t'aime ; car quel sujet ai-je de t'aimer? Tu n'es point de ma nation, je ne te connais pas, il importe fort peu que tu vives ou que tu meures, que tu restes ici ou que tu t'en ailles; cependant je ne sais comment cela se fait, mais je sens bien que je t'aime parce que je crois en Dieu et que tu crois en lui. C’est pour cela que je ne puis m'empêcher de te donner un bon conseil, qui est de laisser ton mari avec sa femme, car il te ferait perdre la foi, qui est le plus grand mal qui pourrait t’'arriver. De plus, tu seras peut-être prise par les [roquois, qui te feront souffrir toutes sortes de tourments.
“ Ah! si tu savais la pesanteur du joug de la captivité, et combien il est sensible à un chrétien d’être éloigné de la maison de la prière! L'on porte envie aux petits oiseaux : souvent je leur disais: “ Ah! que ne
puis-je voler pour aller prier Dieu avec les chrétiens !”
Si je voyais de loin une montagne, je disais : “ Que ne suis-je en haut de ta cime pour me voir délivrée de ma
captivité !” En un mot, la mort est plus douce que la vie à un captif: si ton mari te fait quitter la foi, ce sera bien encore pis, car sortant des mains des Iroquois, tu tomberas en celles des démons quite tourmenteront en des feux qui n'auront jamais de fin, et d’un esclavage passager, tu tomberas dans une captivité éternelle.” Cette exhortation si touchante fit prendre à cette jeune femme la résolution de ne plus retourner parmi les payens: voilà une petite partie des fruits que cette nouvelle Eglise a produits cette année !”
Les Lettres de la Vén. Mère sont remplies de traits de ce genre. On conçoit facilement que ces ferventes chrétiennes, retournant au milieu des leurs, y portaient les impressions saintes qu’elles avaient recueillies dans la maison de Dieu.
Des instructions religieuses se donnèrent donc régulièrement dès 1640, aux femmes Algonquines et Montagnaises, de la même manière que l’on instruit encore aujourd'hui pour la première communion, à l’'Externat, les jeunes filles des diverses paroisses de Québec qui sont présentées par leurs pasteurs.
Avant la dispersion de la nation Huronne, il n’y avait pas, à Québec, assez de Hurons pour réclamer un catéchisme public. La Mère $S. Joseph suffisait à instruire ses séminaristes huronnes et les néophytes qui survenaient. L'arrivée en grand nombre de ces pauvres fugitifs, en 1649, obligea la Vén. Mère à de nouvelles études : “ J’appris donc assez de cette langue, dit-elle, pour enseigner les prières et le catéchisme aux filles et aux femmes, ce que nous faisons alternativement par semaine, la Mère S. Joseph et moi, à une pleine cabane; outre cela, nous avions
une assez grosse famille que nous nourrissions, sans parler des séminaristes.”?
Assez sur ce sujet ; nous parlerons plus loin des élèves sauvages proprement dites,
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Peu après son retour de Montréal, Mme. de la Peltrie s’occupa de faire construire une maison sur les deux arpents de terre qui lui appartenaient, dans Je voisinage du Monastère, Ce petit bâtiment construit vers 1644, dont le nom est traditionnel, était en pierre, à deux étages, mesurant 30 X 20, et à cent pas du Monastère,
Cette maison fut d'abord louée au profit de la communauté. Dans les deux incendies, elle devint une véritable Providence pour nos Mères, et c’est là que s'éteignit en 1652, au milieu d’incommodités de tout genre, et avec des marques si sensibles de prédestination, la bien-aimée Mère S, Joseph, la première des tondatrices qui fut appelée à la récompense. A l'arrivée du premier Evêque de Québec, cette maison eut encore l’honneur de tenir lieu, pendant deux ans, de palais épiscopal.
Nous ne devons pas oublier de mentionner aussi que dans ces mêmes murs la Vén. Mère de l'Incarnation réunit, pendant de nombreuses années, les anciennes élèves, afin de les entretenir dans la piété envers la sainte Famille. (°)
La maison de Mme. de la Peltrie servait depuis longtemps de classes aux élèves externes, mais elle était bien délabrée ayant souffert non-seulement du temps, mais des bombes et des boulets à l'époque du siége
(*) Ces réunions paraissent avoir été interrompues vers l'an 1676.
de Québec. On crut devoir la remplacer, en 1836, par un édifice plus spacieux et plus commode : c'est celui qui se voit sur la rue Donnacona et où s’assemblent, comme par le passé, les nombreuses élèves qui composent l'Externat,
L'école des externes n’est plus néanmoins surchargée au point où elle l'était ci-devant, vu l'établissement à Québec des Sœurs de la Charité et la fondation des Sœurs du Bon-Pasteur, dont les écoles réunissent un grand nombre d'enfants dans trois quartiers de la ville: St. Jean, Champiain et Montcalm.
C'est en 1824, qu'on ouvrit à l'Externat des classes anglaises en faveur des jeunes filles parlant cette langue, De plus, on établit un catéchisme anglais, préparatoire à la première communion, pour celles qui ne pouvaient suivre les classes. Le nombre de ces jeunes filles venues à l'externat dans les classes anglaises, uniquement pour recevoir l'instruction religieuse, a dépassé deux mille de 1824 à 1850,
Nous entrerons plus tard dans le détail du bien produit par cette école des externes, sous le rapport de l'instruction élémentaire ; disons en passant que dans l’Institut des religieuses Ursulines, une école erementaire gratuite on Externat est regardée comme aussi indispensable qu'un pensionnat, les pauvres aussi bien que les riches devant participer au bienfait de l'instruction, d’après les Règles si sages de leur Institut,
$9.——LA MÈRE DE S. ATHANASE SUPÉRIEURE, Le 12 juin 1645, la Vén. Mère de l’Incarnation
achevait son second triennat comme supérieure. Les Constitutions des Ursulines ne permettant pas un plus
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long exercice de cette charge, on procéda à l'élection d’une nouvelle supérieure, qui fut la Mère $S. Athanase, Voici ce qu'écrivait à ce sujet notre Vén. Mère.
“ Nous avons fait notre élection après laquelle je soupirais depuis longtemps. Notre-Seigneur nous a fait de grandes grâces en cette action, comme il a fait en toutes celles d'importance que nous avons: car il semble que Dieu prenne nos cœurs pour n’en fiire qu'un, afin de les mettre où il veut; cela es ravissant et nos Pères en sont consolés jusqu’à verse: des larmes, Cela est d'autant plus à remarquer que nous sommes de diverses congrégations, mais quelque différentes que nous ayons été dans notre origine, nous ne pouvons plus voir ni vouloir qu'une même chose. Nous avons élu ma Rév. Mère de S. Athanase, qui est une excellente fille de la Congrégation de Paris ; elle s’est toujours parfaitement bien comportée, et c'est un esprit d'union qui mourrait plutot que de rien faire qui la puisse troubler. Encore que je ne sois plus supérieure, je n’en ai pas moins le soin de nos affaires.”
La Mère de l'Incarnation et la Mère S. Athanase se succédèrent de six ans en six ans, jusqu'à ce que la mort eût privé la communauté des services inappréciables de notre Vén. Mère.
$4: —La VÉNX. MÈRE CONTINUE LES TRAVAUX ; LE MONASTÈRE S'ACHÈVE ; TRAITS DE DÉVOUEMENT,
En voyant se prodiguer aux pauvres sauvages les secours reçus de France, nos lectrices ne seront pas peu surprises d'apprendre que.le Monastère était encore loin d’être achevé. Il y reste plus àfaire qu'il n’y a de fait, disait le R, P, Vimont en 1643; la patience
gagnera tout. Cette vertu est le miracle du Canada. Ce séminaire est un des plus beaux ornements (1) de la colonie, et une aide signalée pour l'arrêt et la conversion des sauvages. Elles ont eu toujours un assez bon nombre de filles sauvages, tant pensionnaires arrêtées que passagères, outre les filles françaises, et quantité de sauvages, hommes et femmes, qui les vont voir souvent ct recevoir quelque secours et instruction.”
La Vén. Mère de l'Incarnation, quittant la supé-
riorité, était donc restée chargée de la conduite des
affaires temporelles. Nous avons dit au chapitre précédent que Dieu avait béni d’une manière véritablement miraculeuse, sa confiance en la Providence divine, et son immense charité pour les âmes; mais le miracle ne se faisait en quelque sorte, que petit à petit, laissant à celles qui en étaient l’objet tout le mérite de la foi et du sacrifice. Les habitants du pays étaient remplis de bonne volonté, mais tout y était cher (?) et
(1) En 1644, la Vén. Mère écrivait: “ Pour répondre à ce que vous désirez savoir touchant le pays, je vous dirai qu'il y a des maisons de pierre, de bois, et d'écorce. La nôtre, qui est toute de pierre, a 92 pieds de longueur et 28 de largeur. C’est la plus belle et la plus grande qui soit en Canada pour la façon d’y bâtir. ..... Le Fort est en pierres comme les maisons qui en dépendent. Celles des RR. Pères, de Mme. notre Fondatrice, des Mères Hospitalières, et des sauvages sédentaires, sont aussi de pierres. Celles des habitants, excepté deux ou trois, sont de eolombage pierroté ....
(23 ‘* Un homme coûte trente sous par jour, encore faut-il le nourrir les fêtes et les dimanches et dans les mauvais temps. Nous faisons venir de France nos artisans qu’on loue pour trois ans où plus. Nous en avons dix qui font toutes nos affaires, excepté que les habitants nous fournissent la chaux, le sable et la brique. Notre bâtiment a trois étages dans le milieu desquels nons avons nos cellules faites comme celles de France.” Lettres Vén. Mère.
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