LES CRSULINES À L'HÔTEL-DIEU—HARANQUE DES HURONS
Voilà donc nos Mères réunies à l'Hôtel Dieu, où l'hospitalité la plus cordiale les avait accueillies, Ce devait être un spectacle touchant que celui de ces Ursulines avec leur chère Fondatrice, transformées en Hospitalières, partageant les fonctions et tous les exercices de leurs généreuses hôtesses, assistant leurs pauvres et lenrs malades, et distribuant avec elles aux Hurons éprouvés la petite ration de chaque jour. ‘ Nous vivions comme elles, dit la Vén. Mère, et mangious à la même table : nous gardions les mêmes exercices; enun mot, nous étions dans leur maison comme si nous eussions été leurs sœuis.” Quant à Mine. de la Peltrie, elle se trouvait en plein pays de connaissance, ayant souvent, en ces mêmes lieux, pris part aux plus belles cérémonies de natre sainte Religion, lavant le Jeudi-Saint, les pieds aux membres souffrants de Jésus-Christ,
Si quelque chose eut pu faire oublier à nos Mères le dépouillement universel qu'elles venaient de subir, c'eût été la charité extrème dont on usæà leur égard à l'Hôtel-Dieu. Il leur venait de tous côtés des témoignages de sympathie, Les Hurons dont toutes les bourgades venaient d’être ruinées et dont au moins quatre cents étaient alors cabanés autour de l'Hôpital, vinrent en corps leur offrir leurs condoléances, Ils leur adressèrent une belle harangue (') dans une salle