‹ Les Ursulines de Québec [microforme]Chapitre 60 sur 156 · PER · texte numérisé non relu

PER

/ gear sm

euses de chœur (:) et une converse, Elles voyaient avec admiration ce petit nombre d'âmes dévouées mener une vie aussi sainte que laboriense, se sacrifiant jour et nuit au soulagement des pauvres et des malades, tant Français que Sauvages, dont leurs salles étaient remplies.

Après trois semaines de séjour à l'Hôtel-Dieu, les Ursulines résolurent de se séparer de leurs généreuses hôtesses, afin de reprendre autant que possible les fonctions de leur Institut. A leur départ, non contentes d'avoir pourvu à tuutes leurs nécessités avec une charité digne d'elles, les Mères Hospitalières leur prêtèrent encore plus de cinq cents livres de toutes sortes de commodités, tant pour elles que pour leurs domestiques. Avant de dire adieu à leurs chères amies, nos Mères eurent l’heureuse idée de prendre avec elles un engagement spirituel réciproque, ou acte d'union (?) signé de part et d’antre, s’obligeant à un échange perpétuel de prières et de bonnes œuvres, surtout à l'époque du décès d’une religieuse dans l’un ou l’autre Monastère. Telle est l’origine de ces touchantes pratiques de piété par lesquelles les deux Communautés ont voulu marquer d’un scean inviolable, l'union étroite qui s'était établie entre elles dès leur première entrevue à Dieppe quand, dans an même but, elles s'exilaient ensemble de leur commune patrie.

(1) La R. M. S. Ignace, lère Supérieure, était morte en 1646, et la Mère Ste. Marie eu 1641, huit mois après son arrivée. Deux autres Hospitalières étaient retournées en France.

(2) ‘‘ Nous Supérieure et Religieuses Ursulines de Québec étant, à cause de l'incendie de notre Monastère, réfugiées au Couvent des Révérendes Mères de l’Hôtel-Dieu, sommes convenues des points suivants, savoir :

Lévis san itétien rhin ent «se

TE

Page 1