‹ Les Ursulines de Québec [microforme]Chapitre 74 sur 156 · RL ENTER NE SR · texte numérisé non relu

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de la Potherie, qui naquit en la ville des Trois-Rivières, et fut baptisée en l’église de la Conception, paroisse de la dite ville.”

Notre vieux Récit donne de charmants détails sur les heureuses qualités de cette élève chérie de notre Vên. Mère de l’Incarnation, venue au pensionnat dès l'âge de cinq ans, ses pieux parents voulant qi'elle eût une éducation foule sainte. Il faut convenir que l'occasion était belle, à l’école de nôs vénérées Fondatrices. Lors du premier incendie, M. Godefroy vint des Trois-Rivières dans la plus rude saison de l’année, et ramena sous le toit paternel sa précieuse enfant. Elle n’était encore que dans sa huitième année lorsqu'elle revint des premières au Monastère, “ notre saint [nstitnt, dit le Récit, n'ayant été interrompu que peu de temps” Ses désirs pour la vie religieuse furent si véhéments que Mgr. exigea d'elle l'épreuve d'une promenade au sein de sa famille. La Postulante ne tarda pas à reparaître où s'était fixé son cœur. Intrée au noviciat le jour de sainte Anne, elle prit 1‘ saint habit le 9 octobre suivant (1659). ‘“ Mor. de Laval lui fit l'honneur de faire la cérémonie et le ‘ermon,” dit le Récit. C'était la première fois que l’on voyait en Canada, un évêque présider à une cérémonie de ce genre. Le Journal des Jésuites nous donne comme suit l’aimable détail de la fête et des présents offerts à cette fiancée du Seigneur. “ Mgr. de Laval fit en rochet et en camail la cérémonie

fricher des terres qu'au service de Sa Majésté contre les Troquois qui faisaient pour lors une cruelle guerre à nos sujets du dit pays: il était journellement aux mains avec les sauvages, accompagné d’un de ses frères et dix de ses enfants, dont cinq furent tués, et son frère (Thomas Godefroy) fut fait prisonnier et brûlé par ces barbares.” Note de l’abbé Ferland.

avant et après la messe basse qu'il dit: Sa Grandenr lui donna pour son habit, neuf aunes de serge noire à six sols l’aune, et deux pièces de toile de vingt-einq aunes chacune. Je donnai dix écus pour la tunique (cotte) et les voiles blancs, que les religieuses fournirent.”

L'heureuse novice perpétua le souvenir des bontés de Mgr. de Laval en prenant à sa vêture le nom de Louise de S, François, sous lequel elle fit ses vœux, le Ler août 1661, vingt-deuxième anniversaire de l’arrivée en ce pays de nos vénérées Fondatrices.

Il est beau de voir ces premières religieuses canadiennes se donner à Dieu dès le printemps de la vie. Angéliques jeunes filles, à qui le mnnde avait offert en vain la coupe du plaisir, combien de fois ne se sontelles pas félicitées d’avoir “ choisi la meilleure part,” d'être venues s’ensevelir dans la solitude du cloître pour n'avoir plus désormais d’autres intérêts que ceux de Jésus-Christ !

Ces quatre généreuses Ursulines passèrent au siècle suivant les traditions de ferveur des saintes Fondatrices ; lenrs notices biographiques se trouveront au Tôme IT de cette Histoire.

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