‹ Les Ursulines de Québec [microforme]Chapitre 88 sur 156 · OCT CS · texte numérisé non relu

OCT CS

en janvier 1651, et baptisée à S. Michel de Sillery (!). Elle était encore jeune lorsqu'elle perdit son père, cùr un fragment de registre échappé aux flammes et écrit de la main même de la Vén. Mère, nous dit qu’“an commencement de mai 1662, Mme. de la Prade a mis au séminaire sa fille Angélique Poisson, dans sa onzième année,” En quittant les terres de Gentilly, cette enfant de bénédiction fit à ces beaux lieux des

adieux touchants, assurant à ses amis qu'on ne rever-

rait plus ce ‘petit oiseau ” dans leurs bocages. La suite prouva que ces paroles n'étaient pas de l’enfantillage, car queljue instance que fit sa mère pour la retenir au moins un certain temps dans la famille, Angélique entra au Noviciat n'ayant pas encore quinze ans. Elle prit l'habit sous le nom de S. Jean l'Évangéliste, et fit ses vœux le ler août 1668, entre les mains de M. de Bernières, (*) grand vicaire de Mgr. de Laval et curé de Québec.

L'année 1667 nous présente trois jeunes filles non moins ardentes à suivre leur mystériense vocation, toutes trois nées et baptisées à Québec.

La première fut Mile. Agnès Duquet, âgée de 18 ans, fille de sieur Denis Duquet et de Mme. Catherine Gauthier, Elle entra au noviciat le 2 juillet et porta en religion le nom de Marie de la Nativité. Son beau-

(1) D'après le Dictionnaire Généalogique de M. l'abbé Tanguay, elle eut pour parrain P. Boucher, Ecuyer, Gouverneur des Troie, Rivières, représenté par M. de Villeruy, et pour marraine, Mine, Denis d'Auteuil.

(?) Neveu de M. de Bernières-Louvigny, insigne bienfaiteur de notre maison, dout il a été parlé au commencement de cette Histoire. Le jeune ecc ésiastique arriva à Québec avec Mgr. de Laval en 1659, quelques semaines après la mort de son digne oncle ; 1l fut ordonné prêtre au mois de mars 1660, et nommé curé de Québec en octobre suivant.

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