CONCLUSION
Mais les liommes cherchent ardemment le bonheur dans ce plus impérieux de leurs sentiments. Et c'est pourquoi, méconnaissant l'amour réel, ils se sont créé des utopies d'amour. Les uns réduisent l'amour à la sensation, font de lui un bref plaisir, un jeu, un passe-temps, ou bien au contraire veulent l'arracher à la vie terrestre et charnelle pour le transmuer en félicité de l'àme. Les autres tournent en béatitude la passion même ou, sans refuser de voir ses violences, ses désordres et ses douleurs, ne l'érigent pas moins en objet d'adoration.
Au sortir de tant de rêves plus ou moins malsains et fallacieux, il est bienfaisant de se retremper le cœur et l'esprit dans quelque ouvrage de raison lucide et de vérité. Relisez donc, entre tous. Racine et La Bruyère. Comme par miracle, les quelques pages cVAndromaqae ou du chapitre Du Cœur ont capté l'amour tout entier et frissonnent de ses délices et de ses tourments, de son rire et de ses larmes, de sa mélancolie et de sa colère, de sa fièvre et de sa volupté.
REFERENCES