‹ Les œuvres de Francoys Villon, texte établiChapitre 29 sur 49 · REPOS ETERNEL DONNE A CIL · texte numérisé non relu

REPOS ETERNEL DONNE A CIL

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€, Item, je vueil qu’on sonne a bransle Le gros beffroy, qui n’est de voirre; Combien qu’il n’est cuer qui ne tremble, Quant de sonner est a son erre.

Saulvé a mainte bonne terre,

Le temps passé, chascun le scet :

Fussent gens d’armes ou tonnerre,

Au son de luy, tout mal cessoit.

Les sonneurs auront quatre miches

Et, se c’est peu, demy douzaine; Autant n’en donnent les plus riches, Mais ilz seront de saint Estienne.

Vollant est homme de grant paine :

L’ung en sera; quant g’y regarde,

Il en vivra une sepmaine.

Et l’autre? Au fort, Jehan de la Garde.

Pour tout ce fournir et parfaire, J’ordonne mes executeurs,

Auxquels fait bon avoir affaire

Et contentent bien leurs debteurs.

I1z ne sont pas moult grans vanteurs Et ont bien de quoy, Dieu mercis!

De ce fait seront directeurs.

Escry : je t’en nommerai six.

C’est maistre Martin Bellefaye, Lieutenant du cas criminel. "4 Qui sera l’autre? Gy pensoye :

Ce sera sire Colombel;

S’il luy plaist et il luy est bel.

Il entreprendra ceste charge. |

Et l’autre? Michiel Jouvenel. /

Ces trois seulz, et pour tout, j’en charge.

Mais, ou cas qu’ilz s’en excusassent, En redoubtant les premiers frais, Ou totallement recusassent,

Ceulx qui s’ensuivent cy après Institue, gens de bien tres :

Phelip Brunel, noble escuyer,

Et Pautre, son voisin d’emprès,

Si est maistre Jaques Raguier,

Et l’autre, maistre Jaques James, Trois hommes de bien et d’onneur, Desirans de sauver leurs ames

Et doubtans Dieu Nostre Seigneur.

Plus tost y mettroient du leur

Que ceste ordonnance ne baillent, Point n’auront de contrerolleur, Mais a leur bon plaisir en taillent.

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Des testamens qu’on dit le Maistre De mon fait n’aura quid ne quod; Mais ce sera ung jeune prestre, Qui est nommé Thomas Tricot.

Voulentiers beusse a son escot,

Et qu’il me coustast ma cornete!

S’il sceust jouer a ung tripot,

Il eust de moy le Trou Perrele.

Quant au regart du luminaire, Guillaume du Ru jy commetz.

Pour porter les coings du suaire,

Aux executeurs le remetz.

Trop plus mal me font qu’oncques mais Barbe, cheveulx, penil, sourcis.

Mal me presse temps; desormais

Si crie a toutes gens mercis.

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BALLADE

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