SOURCES DU TEXTE DE VILLON
Les sources principales du texte de Villon sont au nombre de cinq. Elles remontent toutes au xv° siècle et, depuis l’édition Longnon de 1892, les éditeurs les ont désignées par les sigles À, B, C, F, et I. Les Lais sont transcrits en chacune d’elles, mais le Teslament ne figure point dans Z.
Il paraît impossible d’établir la filiation de ces sources principales. On ne peut cependant méconnaître d’une part la communauté d’origine de A, B et F, de l’autre la parenté de C et .
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A. (Arsenal), ms. 3523 de la Bibl. de l’Arsenal, renferme trois écrits de Villon : le Testament (p. 647), — la Ballade de Fortune (p. 719), les Lais (p. 721).
B. (Bibl. Nat.), ms. franç. 1661 de la Bibliothèque Nationale, ne donne que les Laïs (fol. 236).
C. (Coislin), ms. franç. 20041 de la Bibl. Nat., contient les six œuvres suivantes : la Ballade des Pendus (fol. 107 v°), —les Lais (fol. 108), — la Ballade de l’appel (fol. 112 v°), — le Testament (fol. 113), — l’Épitre de Villon à ses amis (fol. 152), — la Ballade de Fortune (fol. 152 v°).
F. (Fauchet), ms. franç. 53 de la Bibl. Royale de Stockholm, présente le texte de trois ballades du Tes/ament, transcrites hors de leur place : la Ballade des Dames de Paris (fol. 2 v°), — la Ballade de la Grosse Margot (21 r°), — la Ballade des langues envieuses (fol. 22 v°), puis les onze œuvres suivantes : la Ballade des contre-vérilés (fol. 3 v°), — la Ballade des proverbes (fol. 24), — une ballade en jargon : Brouez, benards, etc. (fol. 26 v°), — les Lais (fol. 29), — le Débat du cœur el du corps (fol. 34), — la Ballade des Pendus (fol. 35), — la Requéte au Parlement (fol. 35 v°), — la Ballade de l'appel (fol. 36), — le Testament (fol. 37), — le Quatrain (fol. 62 v°), — la Ballade des menus propos (fol. 70). Une reproduction en fac-similé de ce ms. a été publiée en 1905 par la librairie Champion.
I. (Imprimé), texte imprimé, dès 1489, des œuvres de Villon disposées dans l’ordre suivant : le Testament, — la Ballade de l'appel, — le Quatrain, — la Ballade des
pendus, — le Débat du cœur et du corps, — la Requéle au Parlement, — la Requéte à mons. de Bourbon, — la Ballade des proverbes, — la Ballade des menus propos, — six ballades en jargon, — les Laïs.
Deux sources secondaires sont désignées, en outre, par les éditeurs du poète, sous les sigles J et V. Savoir :
J. (Jardin de PI.), édition du Jardin de Plaisance, imprimée vers 1501, par Antoine Vérard. On y trouve une suite de neuf pièces qui, à l’exception de la sixième, sont connues d’ailleurs comme des œuvres de Villon ; ce sont : la Ballade de l'appel (fol. 107 v°), — la Ballade des pendus, — le Débat (fol. 108), — la Requéle au Parlement, — la Ballade des proverbes (fol. 108 v°), — le rondeau Jenin l’Avenu, — la Ballade des langues envieuses, — la Ballade de la Grosse Margot (fol. 109), la Ballade des menus propos (fol. 109 v°); — au fol. 200 v* se trouve encore la Ballade contre les ennemis de la France. Une reproduction en fac-similé du Jardin de Plaisance a été donnée en 1910, par la Société des anciens textes français.
V. (La Vallière), ms. des poésies de Charles d'Orléans, ms. franc. 25458 de la Bibl. Nat. ; il nous a conservé la Ballade du concours de Blois (p. 163) et l’Épître à Marie d'Orléans (p. 154), qui, selon M. Bijvanck, y seraient écrites de la main même de Villon, opinion que nous ne saurions partager.
Enfin deux ballades de Villon, la Ballade de Bon
Conseil et la Ballade contre les Ennemis de la France, nous ont été transmises par des impressions gothiques.
Diverses pièces de Villon, toutes connues par ailleurs, se trouvent encore recopiées dans le ms. franç. 1719 de la Bibl. Nat. (P) et dans le ms. franc. 12490 (R, ms. postérieur à 1515), mais ces mss. ne présentent d’intérêt que dans des cas très rares où les sources principales manuscrites nous font défaut (Poésies diverses, V et IX).
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