JARGON JOBELIN
ParouaRT, la grant mathe gaudie, Où accollez sont duppes et noirciz, Et par angels suyvans la paillardie, Sont greffiz et prins cinq ou six, Là sont beffleurs au plus hault bout assiz Pour le hevaige, et bien hault mis au vent.
Eschequez moy tost ces coffres massiz :
Car vendengeurs des ances circoncis, S’en brouent du tout à neant.
Eschec, eschec, pour le fardis !
Original from
Brouez moy sur ces gours passans, Advisez moy bien tost le blanc, Et pietonnez au large sur les champs.
Qu’au mariage ne soiez sur le banc Plus qu’un sac de plastre n’est blanc.
Si gruppez estes des carieux, Rebignez tost ces enterveux, Et leur montrez des trois le bris :
Qu’enclaus ne soiez deux et deux.
Eschec, eschec, pour le fardis !
Plantez aux hurmes voz picons, De paour des bisans si tres durs, Et aussi d’estre sur les joncz, Enmalez en coffre, en gros murs.
Escharicez, ne soiez durs,
Que le grand Can ne vous face essorer.
Songears ne soiez pour dorer, Et babignez toujours aux [huis] Des sires pour les desbouser.
Eschec, eschec, pour le fardis !
ENVOI
PRINCE Froart, dit des arques petis, L’un des sires si ne soit endormis, Luez au bec que ne soiez greffiz.
Et que voz empz n’en ayent du pis, Eschec, eschec, pour le fardis !
IT
OQUILLARS, arvans, à Ruel, Menys vous chante que gardez, Que n’y laissez et corps et pel, Com fist Colin de l’Escailler.
Devant la roë à babiller, Il babigna pour son salut.
Pas ne sçavoit oingnons peller, Donc l’amboureux luy rompt le suc.
Changez et andossez souvent,
Et tirez vous tout droit au Temple, Et eschequez tost, en brouant, Qu’en la jarte ne soiez emple.
Montigny y fut, par exemple, Bien attaché au halle grup,
Et y jargonna-t-il le tremple,
Dont l’amboureux luy rompt le suc.
Gailleurs, bien faitz en piperie, Pour ruer les ninars au loing
À l’assault tost, sans suerie !
Que le mignon ne soit au gaing Farci d’ung plumbis à coing
Qui griffe au gard le duc,
Et de la dure si tres loing,
Dont l’amboureux luy rompt le suc.
= 148 —+ ENVOI
PRINCE, erriere de Ruel,
Et n’eussiez vous denier ne pluc, Qu’au giffle ne laissez la pel
Pour l’amboureux qui rompt le suc.
Scans
Qui en tous temps À vancez dedens le pogois, Gourde piarde, Et sur la tarde Desbousez les povres nyais, Et pour soustenir voz pois, Les duppes sont privez de caire, Sans faire haire Ne hault braire, Mais planter ils sont comme joncs Par les sires qui sont si longs.
Souvent aux arques A leurs marques Se laissent tousjours desbouser Pour ruer, Et enterver:
Pour leur contre, que lors faisons La fée aux arques respons Et rue deux coups ou trois Aux gallois.
Deux ou trois Nineront trestout aux frontz Pour les sires qui sont si longs.
Et pour ce, benards, Coquillars, Rebecquez vous de la montjoye
Qui desvoye Vostre proye, Et vous fera du tout brouer, Par joncher et enterver, Qui est aux pigons bien cher Pour rifler Et placquer Les angelz de mal tous rons Pour les sires qui sont si longs.
ENVOI
De paour des hurmes Et des grumes, Rasurez vous en droguerie Et faierie, Et ne soiez plus sur les joncs Pour les sires qui sont si longs.
AUPICQUETZ frouans des gours arques, Pour desbouser beaulx sires dieux,
Allez ailleurs planter vos marques!
Benards, vous estes rouges gueux.
Berart s’en va chez les joncheux Et babigne qu’il a plongis.
Mes freres, [ne] soiez embraieux, Et gardez les coffres massis.
Si gruppez estes desgrappez
De ces angels si gravelifles, Incontinent manteaulx chappez, Pour l’emboue ferez eclipses ; De vos farges serez besifles, Tout debout et non pas assis.
Pour ce, gardez d’estre griftes Dedens ces gros coffres massis.
Niaiz, qui seront attrappez,
Bien tost s’embroueront au halle :
Plus n’y vault que tost ne happez.
La bauldrouse de quatre talle Destirer fait la hirenalle,
Quand le gosier est assegis ;
Et si hurque la pirenalle,
Au saillir des coffres massis.
ENVOI
PRINCE des gayeux les sarpes
Voz contres ne soient greffis ; Pour doubte de frouer aux arques, Gardez vous des coffres massis.
ONCHEURS, jonchans en joncherie, Rebignez bien où joncherez;
Qu’ostac n’embrou’ votre arerie Où accollez sont voz ainsnez.
Poussez de la quille et brouez Car tost vous seriez rouppieux.
Eschec qu’accollez ne soiez Par la poë du marieux.
Bendez vous contre la faerie, Quanques vous auront desbousez, N’estant à juc la rifflerie
Des angelz et leurs assosez.
Berard, se vous puist, renversez ; Se greffir laissez voz carrieux,
La dure bien tost n’en verrez, Pour la poë du marieux.
Entervez à la floterie :
Chantez leur trois, sans point songer.
Qu’en astez ne soie, en surie, ° Blanchir voz cuirs et essurger.
Bignez la mathe, sans targer,
Que voz ans ne soient r{oJuppieux.
Plantez ailleurs, contre siege assieger Pour la poë du marieux.
ENVOI
Prince, benardz en esterie,
Querez couplaus pour l’amboureux.
Et, autour de vos ys, luezie
Pour le poë du marieux.
onTRES de la gaudisserie, Entervez tousjours blanc pour bis,
Et frappez, en la hurterie, Sur les beaux sires bas assis.
Ruez des fueilles cinq ou six, Et vous gardez bien de la roe, Qui aux sires plante du gris En leur faisant faire la moe.
La giffle gardez de rurie,
Que voz corps n’en aient du pis, Et que point, à la turterie,
En la hurme soiez assis.
Prenez du blanc, laissez du bis, Ruez par les fondes la poe,
Car le bizac, a voir advis,
Fait aux beroars faire la moe.
Plantez donc de la mouargie, Puis ça, puis la, pour le hurtis, Et n’espargnez point la flogie Des doulx dieux sur les patis.
Vos ens soiez assez hardis
Pour leur avancer la droe ; Maïs soient bien memoradis, Qu’on ne vous face faire la moe.
ENVOI
PRINCE, qui n’a bauderie Pour eschever de la soe, Danger de grup en arderie Fait aux sires faire la moe.
ROUEZ, benards, eschecquez à la saulve, Car escornez vous estes à la roue.
Fourbe, joncheur, chacun de vous se saulve.
Eschec, eschec, coquille si s’en broue !
Cornette court nul planteur ne s’i joue.
Qui est en plant en ce coffre joyeulx, Pour ces raisons, il a, ains qu’il s’escroue, Jonc verdoiant, havre du marieux.
Maint coquillart, escorné de sa sauve,
Et desbousé de son ence ou sa poue,
Beau de bourdes, blandy de langue fauve, Quide au ront faire aux grimes la moue, Pour quarre bien, affin qu’on ne le noe.
Couplez vous trois à ces beaulx sires dieux, Ou vous aurez le ruffle en la joue,
Jonc verdoiant, havre du marieux.
Qui stat plain en gaudie ne se mauve.
Luez au bec que l’on ne vous encloue :
C’est mon advis, tout autre conseil sauve.
Car quoy ! aucun de la faulx ne se loue.
La fin en est telle quanque deloue.
Car qui est grup, il a, mais c’est au mieulx, Par la vergne, tout au long de la voue, Jonc verdoiant, havre du marieux.
= 155 —- ENVOI
<1VE David ! saint archquin la baboue,
— ehan mon amy, qui les fueilles desnoue.
Fe vendengeur, beffleur comme une choue, = ing de son plain, de ses flos curieulx,
Z oe beaucop, dont il reçoit fressoue,
Jonc verdoiant, havre du marieux.
ENST: Original from PISRSENY Got qle COLUMBIA UNIVERSITY