‹ Les œuvresChapitre 100 sur 149 · A LA REYNE RÉGENTE · texte numérisé non relu

A LA REYNE RÉGENTE

le pensois que la destinée.

Après tant dlniustes mal-heurs, •Vous a iustement couronnée De gloire, d'éclat et d'honneurs; Mais que vous estiez plus heureuse Lorsqu on vous voyoit autres fois, le ne veux pas dire amoureuse, La ryme le veut toutes fois.

3 du duc de Saint-Symon.

loisetle du Yigean estoit aymée du duc d*EDghieD. me Anne d'Autriche ayant reocootré rautheursous les omltrages le voyant ploogé daii€ une resuerie profonde , luy demanda à joit ; quelque^: momeiisi aprtiB il luv remettoit le» vers iMiiuani».

le pensois que ce pauure amour^

Qui vous presta iadis ses armes^

Est banni loin de vostre cour^

Luy^ son arc, ses traits et ses charmes;

Et ce que ie puis profiter,

En passant près de vous ma vie^

Si vous pouuez si mal traicter

Yn qui vous a si bien séruie.

le pensois^ car nous autres poètes Nous pensons extrauagamment , Ce que dans l'état où vous estes Vous feriez, si.dans ce moment.

Vous auisiez en cette place Venir le duc de Buckingham ; Et lequel seroit.en disgrâce De luy ou du père Vincent (i).

le pensois : si le Cardinal , Tentends celuy de La Valette, Pouuoit voir réclat sans égal Dans lequel maintenant vous estes ; l'entends celuy de la beauté , Car auprès ie n'estime guère , Cela soit dit sans vous déplaire, Tout celuy de la maiesté ; Que tant de charmes et d'appas, Qui naissent partout sous vos pas, Et vous accompagnent sans cesse , Le feroient pour vous soupirer ; Et que madame la Princesse (2) Auroit beau s'en désespérer.

le pensois à la plus aymable Qui fut iamais dessous les cieux ^ A l'âme la plus admirable Que iamais formèrent les Dieux ;

(1) Vincent de Paul , confesseur de la reync. (9.) Charlotte de Montmorency, princesse de liond/, morte en 1 estoit aymée du cardinal de La Valette.

DE MONSIËVR DE VOITVRE- ««I

A la Fuossante memalle

D'me bouche icy sans pareille,

La plus bdle qui fût iamais ;

A deux pieds gentils et bien faits,

On le teniple d'amour se fonde :

A deux incomparables mains,

A qui les Dieux et les destins

Ont promis l'empire du monde,

A cent appas, à cent atthaits,

A dix mille channes secrets;

A deux beaux yeux remplis de flamme,

Qui rangent tout dessous leurs lois :

Deuinez sur cda , Madame ,

Et dites à qui ie pensois.

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