‹ Les œuvresChapitre 39 sur 149 · A MONSIEVR LE MARQUIS DE SOURDE AC · texte numérisé non relu

A MONSIEVR LE MARQUIS DE SOURDE AC

à Londres (t).

MONSIEVB,

Quoy que ma mauuaise fortune me doiue auoir endurcy à toutes

(I) Ce marquis de Sourdéac est le mémo que celui dont il est parlé dans notre histoire dramatique.

DE MONSIEVR DE VOITVRÊ. i93

s de déplaisirs; ie ne me puis accoustumer à celuy de ne receplus de vos nouuelles : et il me semble que la perte de vos 3s y est vn malheur qu'vn honneste bonrnie ne doit pas souffrir tamment. Fattens auec impatience, il y a beaucoup de iours, vous me fassiez l'honneur de faire réponse à la dernière que ie ay escrite , et que ie mis entre les mains de Madame vostre ne. Mais enfin ma patience s'est acheuée : et ie ne puis différer long-temps à vous supplier tres-humblement de me tirer de e^ et de m'apprendre par vne des vostres, quel accident m'a les-icy retardé ce bonheur. Vous voyez , Monsieur^ quelle asance j'ay en vos paroles y et quelle extrême confiance ie prens ostre bonté : puis-que j'ose vous demander si hardiment vne ur^ que ie ne sçaurois iamais mériter^ si vous ne me l'auiez iiise^etque ie vous presse de me payer exactement, comme debte bien acquise^ ce qui n^est qu\ne grâce ^ et vne pure "alité. Puisque vous auez tousiours témoigné d'auoir tant d'inition à cette vertu : ie crois que vous serez bien-aise de voir n despit de la fortune^ vous la pouuez encore exercer, et qu'il m vostre pouuoir de faire du bien à vne personne qui vous en lande. Au moins, ie vous asseure qu'il sera bien employé, et i reconnu : et que vous ne sçauricz en rien mieux témcngner re bonté : qu*en me faisant Fhonneur de m'asseurer que vous ymez , et que vous voulez bien que ie me dise partout ,

MoNsiEVB , Vostre y etc. -

A Bruxelles le 25 Aoust 1634.

A MADEMOISELLE DE RAMBOVILLET.

LETTRE LXI

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