RESPONSE A VNE LETTRE DE MONSIEVR ARNAVD
Certes^ c'est vn grand cas» Icas, Que tousiours tracas^ ou firacas Vous faites d'vne, ou d'autre sorle.
C'est le IMable qui vous empcHle :
Et vous fait faire incessamment Yostre mestier de N^romant!
Croyex-moy, laissez la Magie :
Saluez plustost l'Astrologie.
C'est mal fait, que d'estre Sorcier; Et cela n'est pas Caualier.
Testois en repos à Narbonne, Tristement autant que personne, (S'il faut dire la vérité.) .
Mais mon esprit moins agité, Loin d'espérances et de craintes, Auoit de moins rudes atteintes, Que quand ie voyois les froideurs, Les insupportables rigueurs, Ou l'indifférence, ou la hayne.
Ou le fier courroux de Glimene.
Au prix duquel est calme, et doux De la mer l'horrible courroux ; Et que ie redoute en mon ame, Plus que le fer ni que la flamme ; Plus que mes bruslantes ardeurs, Plus que les tourmens dont ie meurs,
DE MONSIEVR DE VOITVRE. SeS
Plus que toute autre violenGe^
Et mesnie plus que aou absence.
Ainsi^ loin de oés d^[>laiain^
Si le îêttois quelques souspirs,
G'estoit d'estre loin de la Belle ,
Et non pas pour me plaindre d'elle :
Et si ie viuois tristement^
Au moins ie viuois doucement.
Maisvostre malheureuse lettre^
Que vous m'auez escrite en métre^
Et certes, si disertement^
Et si malicieusement^
Qa'on voit bien^ tant elle est complette^
Que c'est le Diable qui Ta faitte :
Est venue auec ces propos^
Troubler icy tout mon repos;
M'a fait connoistre en sa peinture^
Ma triste ei funeste auenture;
Et dans cet Enfer où ie suis,
Me faisant voir le Paradis^
A fait, que depuis^ ma misère
M'a paru cent fois plus amere.
Tay mieux ressenty mes tourmens^
En voyant vos contentemens.
Si bien que vos vers et vos charmes
M'ont desia cousté maintes larmes.
Fauouê icy^ que de dépit
Cent fois ie vous en ay maudit.
Mais écoutez^ i'entens maudire^
Pas autrement, sinon de dire,
La peste estouffe le rimeur,
Le Diable emporte l'enchanteur^
Et ianiais ne nous ie rapporte ;
Et menus propos de la sorte^
Qui du Ciel ne furent ouys :
Et ma foy ie m'en réioûis.
Mais gens heureux^ et raisonnables^
Laissent dire les misérables.
Et certes, si vous y pensez,
Fauois alors du mal assez ;
Vous, assez de bonne auenture,
m POÉSIES
Pour exciiMr.liAdqiie.i Tuodis qi^Mtvaleirips de ] VousoonaideriMàloWr :. .:
Tout oe i|iie-la(ïène a-iPtfjiiiièie, ' De bea^.diI^|[^^et tfeittirtÉhiiiV
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lé voyon 1m JÉife'd^AnjpDOi^ • Or bieB qu'eux, |lrI#imEteiAlfei!jr«îM8^
Pour:v6iQftiMtàre^«ji^^ *
La GhrastiçnfMit e^ igl^^îfXiéMwkti • Son tant, «eqft aM)Btîr,et.«4 fiwe, v SabnUanteli^Bcli^ ; f« i.
T<mtes ka i|^flM|( de diEMB^ ...A
Et meamea oejl9a:de.de{à.;., ^ « ij s j t Car de qudsoe aeiu, ff)^^}fki^giMaB, C'est vne fort belle Ghre8li«|ine.': ;: * Et Ton ne voit rien sous les Cieux^ De plus rare^ ou plus précieux.
Mais pour venir à nostre affaire^ Ce qui me mit plus en colère^ Et me plût moins en ce pais.
C'est que ie perdis cent Loilys.
Ten sortis donc de bon courage.
Chantant, Adieu Sarazinage.
De là, passant force rochers.
Et des champs couuerts d^oliuiers, (Ayant trauersé la Durance,) Nous arriuasmes en Prouence :
Où nous vismès, daQs son Palais, Le généreux Comte d'Alais.
Mais bien qu'il soit vaillant et sage, Et qu'il ait, ma foy, bon visage :
Pourtant, quoy qu'il puisse valoir, La Chrestienne est plus belle à voir ; Et plus belle, en ma conscience.
Que tout ce qu'on voit en Prouence ;
DE MONSIE\R DE VOITVRE. 565
Que les plus nobles cilroiiDiers,
Que les plus fleuris grenadiers.
Que leurs figuiers beaux à maueille,
Mesme que le port de Marseille ;
Que toutes les fleurs de iasmin (I),
Que le Commandeur de Fourbin,
Plus que Madame d'Aiguebonne ,
Plus que la belle Maguelonne,
Et que Madame Laure aussi . .
Quand toutes deux seroient icy.
l'entens là, car passant le Rosne,
Qu' Artes voit plus doux que la Saône,
Laissant derrière nous maint roc.
Nous passâmes eu Languedoc :
Où, pour suiure nos destinées.
Nous fismes tant par nos ioumées.
Que laissant Lunel, Montpelliers,
Agde, Pezenas, et Beziers,
Nous arriuasmes à Narbonne ;
Laquelle, Dieu me le pardonne,
Apres TEnfer, est vn des lieux ,
Hors duquel ie m'aimerois mieux ,
Car le Limbe, et le Purgatoire,
Prés d'elle, sont des lieux de gloire.
Monsieur, on est dans ce séiour,
lustement conmie dans vn four.
Si bien que moy qui sens la flamme
Et de Narbonne, et de Madame :
Et qui de deux feux inuesly
M^accommode tout de rosty;
Me voyant comme vne allumette.
Et le corps fait comme vn squelette.
Ne sçay si ie suis cuit d'Amour,
Ou bien, si ie suis cuit au four.
De chaudes vapeurs consumée,
Toute la terre est allumée.
Zephire mesme Test aussi :
Et Fair que ie respire icy.
iition de 1650 porte : toutes leurs fleurs.
Est dhapd, pwflMoMé de j Gomme ndof fne i*y eoiitpiM; QîMJf ipnieîHiiteduMle^tar ' .
Des bnutfw^qill n'eilft poUt d» fia»
L'AiiWVy •* CEHaieQe; et iés ttanoN^ Dont lf»iMAMlMB fanideiit tulit d^AiiiHi. GqMntaA, ioaelgiEéfiiao ÎBÉ^^ le me troBM en qjiiiiiié ftaearv DeœL ou tniia fi» sed BmlbeÉKse M> fidLMil» dé it praMoêê* le parteit MbotieoF dap Nofaie; Ie'«kM«epmi>Aifli|iliien3 .
Et m^MMinèpt depms n^ogweree, Fay vea le Roy dans tes aBûm, Haispoqiriie'vQiifliudBeeiioir, ^ La OMatieiiiie eit pbâhéUe A vdr.
EiifiD, qiMy qne 1^ pttiM flôéy Ge ptfb ne me icuttaEt çlaira :
Et rien ne me poid dioerinv Que l'eqpenmoe d'en sortir.
Quelquefois pour tromper ma peine^ le m'en vay resuer dans la plaine.
Là, me promenant le matin^ Sur la Marjolaine et le Thin;.
le voy TAurore auec ses perles^ Qui resueille le chant des Merles.
( Tau^rois nommé le Kuisegmr [i)y Mais il n^ rimoit pas^ Segnqr) Et voy les (Rangeantes opales, Les iacyntes Orientales, Que le iour semé à son réueil^ Sur la Carrière du Soleil, Qui fait en ces lieux son entrée.
Plus belle qu'en nulle contre.
Mais quoy qu'il y dore les Cieux De son or le plus précieux, Qu'il y paroisse sans nuage>
(1) Ce mot, qui en espagnol signifie rossignol, devrait s'écrire de même qu'au vers suivant on eût dû mettre sékwr et non sepwr.
DE MONSIEVR DB VOIT\'RE« iMT
Et qull y brille dautnUige :
Quelques rayons qull puisse anoir^ La Ghrestîenne est plus belle à Toir. • Plus belle^ et de coîdeurs plus viues, Que luy^ ni que luifs, ni que luifues ; Plus que le bon Comte d'AlaiSj Comme on le voit dans son Palais; Plus que ny Roy; ny Roc, ny Reync, Et plus que tout, horsmis CÛmene.
Au reste, ne soyez en peine, Cherchait qui i'entens par Climene.
Car vous n'y perdrez que vos pas :
Et le Diable ne'le sçait pas.
EPISTRE IGNEVR LE PRINCE, SUR SON RBTOVR D'ALLKMAONE, L*A1I tS4â.
Soyez, Seigneur, bien.reuenu De tous vos combats d'Allemagiu» ; Et du mal qui vous a tenu Sur la fin de cette campagne ; Et qui fit penser à TEspagoe^ Qu*enfin le QA pour aaa teamn, EstoK piert de borner vos Umn, Et cette valeur âouMUfllie, Dont elle nadoote le oourii^ liais dîtes-acMisje^ vou» nuf^/tk, La mott, qui dacb le dmop de Mars, Parmy les cm et let^ aJlarn»e^^ Les feux, les gUlueb et les dardt>^ Le bruily et la lui^eui* de^ ai-juM»^ V<M2S parut auoir f uniques fAmw^, Et Tin» seodbda iieUe autrel'oi^^ A dieual^ et «oui> le liaruuit^ :
Lors qu a pai» Jktute €sUe vl^moim
Vers vn iMliéMim iàagtiitf Et MiriUe4^|i IMft bien lakfe, Quiiid elle nÊMÎÉusàAÊMÊ^éL^niiâie, Piwdft vil iMma» dedaiii ton Kit
Um que l'on se toit aa«nllii( Par VB«ecrèt. venin qâi.taêj/ Et qne Yott se Mit tôaiBir » « Lee fbiM«i l'esfMrit et la leue ; - ^ Quand on voit que les Medeoina Se trompent dana tous leoia àeaaeina^ Efrqn'anec vn.visaga blâme;.
On oit qiieiqà'vni{ai dit tOttibnBy Mourn-t-QT nettoan«4-il|M»f • Im-t-il insqu'an quatoniéme?
Blonsrigneor, en 6e triste eatat> Gonfesseï qœ le oœor vooa bat.^ Gomme il fait i tnt que nooa sonmiés ; Et que voua antrea DemyHfieox, ^ QuttMl la nrârt fimne'ttnsi vos jfeni^ Auez peur comme d'autres hommes.
Tout cet appareil des mourans^ Vn Confesseur qui vous exhorte^ Vn Amy qui se déconforte, Des Valets tristes et pleurans; Nous font voir la mort plus horrible : Et croy qu'elle estoit moinâ terrible, Et marchoit auec moins d'effroy, Quand vous la vistes aux montagnes De Fribourg, et dans les campagnes Ou de«Norlingue, ou de Rocrby.
> Vous sembloit-il pas bien iniuste.
Que sous l'ombrage des lauriers, Qpi mettent vostre front auguste Sur celuy de tant de guerriers ; Sous cette feuille verdoyante.
Que l'ire du Ciel foudroyante.
Respecte et n'oseroit toucher :
La fièvre chagrine et peureuse.
DE MONSlEVft DE VOITVRE. 569
Triste, défaite et IjUigooreuse ; Eust le cœur de vous approdier^ Qu'elle arrestast vostre courage, Qu'elle changeast vostre visage^ Qu^elle fist trembler vos genoux ?
Ce que Bellone destrnisante^ Dans le fer, les feux^ et les coups.
Ni Mars au fort de son courroux^ Ni la Mort tant de fois présente^ N'auoit iamais pu dessus vous.
Voyant qu'vn trespas ennuyeux
Vous alloit mener en ces lieux ^
Que nous appelions Tonde noire^
Autrement manoir Stygieux :
Vous consoliez-vous sur la gloire
De viure long-temps dans l'Histoire?
Ou sur cette immortalité^
Que nous auons, malgré les âges^
La Sussîe^ et moy^ proietté
De vous donner dans nos onurages?
De vos faits il eust fait vn Hure,
Bien plus durable que le cuiure :
Et moy, si i'ose m'en vanter,
le mente assez de le suiure.
Mais nous eussions eu beau* chanter,
Auant que vous faire reuiure.
Les neuf filles de lupiter.
Qui sçauent tant d'autres merueilles ;
Auecque leurs voix nompareilies,
N'ont pas Tart de ressusciter.
La Mort ne les peut écouter,
Car la cruelle est sans oreilles.
Dés le vieux temps qu'Orfée haq)a
Si doucement, qu'il l'attrapa.
Et qu'il luy fit rendre Euridice,
Le noir Piuton les luy coupa.
Et les conduits en estoupa.
(Ce fut vne grande iniustice)
Depuis, on a beau la prier.
Beaa 86 pUnin^ hciirier^ «A crier; naamerb riniu» de ses James:; T<wtceb«ttn^BetpDiiileiitflÉidbU ■ Pour noe pUntaft et j^oombi UMms; Pour iDoe crie et poul^ noe^^ On ne Yoit riea qa*eUe«it i
Nms esotrae liûeeiin da ebâuone^ De nicBbw lecm notBriiMie, ^ Pen priaee eu eied* cà noue I Sçanrions bien nûenx vendre noe ebos^ S'ils faiseieat ledme k» hùBmm, 1>Hnni6 ils ibitt remun ks i Nonstassi AtontefaifieetficHéi Etconriseï
Msis de nos OMians flngniflqpies> De nos yin^ et dftttoe csoiiqassy Seignrar, vous n'qosmi rior oti.
L'air^ et le Ciel, la Terre^ -et TOnde,
Et tout ce qui se fait au monde^ Estoit pour vous éuanoûi.
Commencez doncques à songer^ Qu'il importe d'estre et de viure.
Pensez mieux à vous ménager* Quel charme a pour vous le danger^ Que vous aimiez tant à le suiure?
Si vous auiez dans les combas, D'Âmadis Fannure enchantée^ Comme vous en auez le bras, ^ Et la vaillance tant vantée :- De vostre ardeur précipitée^ Seigneur^ ie ne me-plaindrois pas.
Mais en nos Siècles où les charmes Ne font pas de pareilles armes ; Qu^on voit que le plus noble saiig, Fust-il d'Hector, ou d'Alexandre, Est aussi facile à répandre Que Test celuy du {dus bas rang.
Que d'vne fofee saas seooDde, La Mort sçait ses traits élaneer.
Et qa'?n pea de fdooib peut casser La plus bdie teste du monde :
Qui Ta boime y doit regarder.
Mais vne telle que la vostre^ Ne se doit iamais bazarder.
Pour Tostre bien, et pour la nostre.
Seigneur^ il vous la faut garder.
C'est iniustement que la vie Fait le {dus petit de vos soins :
Dés qu'elle vous sera rauie^ Vous en vaudrez de moîtâé moins.
Soit Roy^ soit Prince^ ou Conquérant, On decbet bien fort en mourant.
Ce respect^ cette déférence.
Cette foule qui suit vos pas.
Toute cette vaine apparence.
Au tombeau ne vous suinront pas.
Quoy que vostie esprit se propose ; Quand vostre course sera dose.
On vous abandcHmera fort : .
Et, Seigneur, c*est fort peu de chose, Qu'vn Demy-dieo, quand il est mort
Du monieni que la fiere Parque Nous a fait entrer dans la barque.
Où FoQ ne reçoit point les corps :
Et la gloire et la renommée 'Ne sont qœ songe et que fumée.
Et ne vont point iniques ans morts.
Au delà des bords du Coeyte, D n'est {dus parlé de mérite, - Ni de vaillance, ni de sang :
L'Ombre d'Acinlle ou de Ibersîte, La plus grande, et la plus petite , Vont toutes en vn mesme rang.
Ces deux syllabes précieuses^ Qui font ensemble vostre nom :
572 POÉSiKS
Seront de tout vostrc renom Les héritières glorieuses.
Ces trois faits d'armés triomphions^ Ces trois victoires immortelles^ Les plus grandes^ et les plus belles^ Qu'on trouue en la suite des ans :
Tant d'exploits^ et tant de combas, Tant de murs renuersez à bas, • Dont parlera toute la Terre :
Seront pour elles seulement.
Et pour les figures de pierre.
Qui feront vostre monument.
Ce Prince qui dans le cercueil , Fait viure encore Cerisoles ; Où son bras abbatit Torgueil De tant de troupes Espagnoles, Qu'il combla de honte et de deuil; Qui poussé d'vne belle enuic De releuer le nom François; Mit ses ennemis aux abbois Et fit vne fois en sa vie.
Ce que vous auez fait trois fois.
Ce Héros de race immortelle.
Eut ce beau nom que vous auez,
Et que maintenant vous sçauez
Orner d'vne gloire nouuelle.
Mais vous, qui viuez auiourd'huy.
Quand vous verrez par les années.
Estant fait Ombre comme luy.
Vos auentures terminées;
Que vostre nom se chantera,
Que vostre los se portera
Dans les terres les plus estranges :
Qui de vous deux en ioûira,
Et quel ressort attachera
A vous, plus qu'à luy, ces louanges?
Quoy que la Gloire nous promette, Auec ces titres étemels
Qu'on gagne en semant ses Autels ; La Renommée et sa trompette N'ont que des sons vains et mortels. - L'aueugle Fortune dispose De ces noms pour qui l'on s'expose .
Les plus grands^ les plus estimez^ Quand son caprice, luy propose, .
Vieillissent, comme toute ch<^.
Ou- dans Toubly sont abysmez.
En vain l'Olympe fauorable, (Honneur de Nauarre et de Foii) T'auoit promis que tes explois, Auroient vn bruit tousiours durable :
Malgré ta victoire admirable, Et ces faits d'armes glorieux, Qui parmy tous nos Demy-dieux Te donnent vn rang honorable ; Gaston de France obscurcira Celuy de Foix, et ternira Ce renom dont la Terre est pleine ; Et Graueline estouffera Toute la gloire de Rauenne.
La Flandre qui tous les Printemps, Le voit auec la mesme foudre, Dont son père sceut mettre en poudre Les monts qui couuroient nos Titans :
Sur les exploits de tous les temps, Rend ses conqiiestes éleuées.
Mais tant de succez éclatans.
Tant de Prouinceô captiuées, Tant d'auentures acheuées.
Que luy feront-ils dans cent ans?
Quelque iour ce nom redouté , Sous qui la fiere Espagne plie, Ce bruit dont la terre est remplie, Par tant de trauaux acheté ; Sera par le temps arresté : - Et sa gloire en tous lieux oiiie.
114 'foens V .:/ u{
Dut Im IMm éHHOie, Pefdrf M ph|t fMBde d«tà Vn ioor eella valav fliMite^ Pkr qui raflaoriaelitiMiL)!^ Ne Mift plii» qiffW Ombre bMnM c Et lei leitet eoieiidis Des mun pw Oiitoa démolisi Seront kmg^tflnpB i^ret 1
L'Age qui tout6 cboae efftoe,
GonfiNid lei tUies et les HâUB |
.£t ne Uste que qnekpië tieoe
De tout eei toutUee aoiis,
PJMif qid si ftet
Lee Adiilee» et Iw Theaéefl^
LàheeeoosleBtitalei
Quipereatlee
Ne sont
NilM»
ftetOMtesceiOte Où roU fhaalelrars ftte
Ce ga^oieur de tant de beUilks.
Ce duoiteur de tsmt d^nnemis.
Ce vatnqueur de tant de uiuraSIes.
\juù vit ton» ks l^upies âouam&r Ce ^mnd Iule doat les esptoisy Et bi fortune »iB seconk Sceurettt domter h Terre et FOnde.
Et qui uùt Rtme sous ses loii:.
^ lit piusi. que ▼sûacre le moMie :
Ce Prince par «s fiùls Aktsw Czeut quli laisisoit» naiigie le» himK^. S^Mi mm ^raué dans inTmiief?^ Auecque tf imiiiurteUe^aianini:^- )biis vu «itre luie en oe& IkiuaL.
Veuu per h âceeuis d» Cieus .
Obscunst b doire :
Hu la luedaiil ;iBee la :
ht Leanj Voit de é:
Que le nom qu'il porte auiourd'huy,
Sera dans les races futures^
Douteux entre César et.luy.
Quand le grand Iule on nommera^
Et que pour ^exemple des hommes
Qui suiuront le Siècle où nous sommes ^
Ce nom par tout resonnera,
La postérité doutera^
Pesant de ces deux les merueilles^
Et pareilles et nompareilles^
Qui des Héros on vantera ;
Ou le Iule qui sa vaillance
Par tant d'exploits scçut tesmoigner ;
Ou le Iule dont la prudence
Tant de palmes nous sceut gagner ;
Celuy qui sceut vaincre la France ;
Ou celuy qui la fit régner.
Mais ie sens que Phebus m'emporte Plus loin que ie n'auois pensé ; Et me preste vne voix plus forte, Que celle dont i'ay commencé.
Mon chant s'est bien fort auancé :
Prince ique l'Vniuers adrnire, Il est temps que ie me retire!
Des sons si hauts, et si hardis, Sont mal accordans à ma lyre, le m'arreste donc, et vous dis :
Aimez, Seigneur, aimez à viure; Et faites que de vos beaux iours Le long et le fortuné cours.
De toutes craintes nous deliure.
Conseruez-vous pour l'Vniuers, Parmy tant de périls diuers.
De vos faits allongez l'histoire :
Et voyant quVn destin puissant.
Doit à vostre bras agissant, Tous les Estez vne victoire.
Pour la France, et pour vostre gloire; Taschcz d'en viure jusqu'à cent.